- Al-Qaïda au Maghreb islamique - Hervé Morin - Nicolas Sarkozy - Niger
Hervé Morin, ministre français de la Défense
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Roselyne FEBVRE.- Bonjour et bienvenue dans « Politique » avec notre invité. Hervé Morin, bonjour. Ministre de la Défense. Merci d'être sur le plateau de France 24. Bien sûr, on va beaucoup parler de l'actualité internationale, française. Donc mardi, l'enlèvement de sept personnes, dont cinq Français, a été revendiqué par l'AQMI - Al-Qaïda au Maghreb islamique. L'opération a été menée par l'un des chefs locaux, Abou Zaïd, considéré comme un « dur ». Confirmez-vous que la revendication a été authentifiée par ce groupe ?
Hervé MORIN.- Tout nous laisse croire, bien entendu, qu'il s'agit d'une revendication qui est crédible.
Roselyne FEBVRE.- Qui est crédible ?
Hervé MORIN.- Oui, bien sûr, puisqu'il s'agit d'un mode classique de revendication par Al-Qaïda de passer al-Jazira, donc cela corrobore les informations que nous avions.
Roselyne FEBVRE.- Le même groupe qui avait enlevé et assassiné Michel Germaneau ?
Hervé MORIN.- Vous savez, il s'agit d'une mouvance d'environ 450 combattants qui sont dans des « qatibas », c'est-à-dire dans des organisations qui dépendent d'un chef. Ce chef s'appelle Drogda, il est en Algérie et puis il y a des sous-organisations mais il y a de fortes chances que ce soit en effet le même groupe.
Roselyne FEBVRE.- Pourquoi cette revendication arrive-t-elle si tard ?
Hervé MORIN.- Vous savez qu'ils mettent en moyenne entre cinq et quinze jours pour revendiquer si on prend les historiques de prises d'otages qui ont été effectuées par Al-Qaïda au Maghreb islamique.
Roselyne FEBVRE.- Et puis le temps peut-être de les transporter ? Le Quai d'Orsay affirme aujourd'hui qu'il y a des preuves de vie. Le confirmez-vous ? Y a-t-il des preuves de vie de ces cinq Français ?
Hervé MORIN.- Nous, nous avons les éléments qui nous sont donnés. Nous n'avons pas de preuves de vie en tant que telles mais nous avons, disons, un certain nombre d'indices et notamment les déclarations aussi d'Al-Qaïda indiquant que nos compatriotes seraient en vie.
Roselyne FEBVRE.- Les avez-vous localisés ? On dit qu'ils seraient au Mali.
Hervé MORIN.- Roselyne, vous comprenez bien que, sur un sujet comme celui-ci, ma préoccupation première...
Roselyne FEBVRE.- Brice Hortefeux a dit qu'ils seraient au Mali.
Hervé MORIN.- Mais Brice Hortefeux dit ce qu'il veut. Moi, ce que je souhaite vous dire, c'est que nous sommes, sur cette question-là, sur un sujet qui est d'abord une problématique de sécurité de nos compatriotes. Nous avons cinq Français et deux Africains qui sont pris en otages par des groupes redoutables, fanatiques, menant un combat d'une dureté absolue. Donc ma préoccupation, en tant que ministre de la Défense et membre du gouvernement, est de tout faire pour que nos compatriotes reviennent en vie, donc notamment d'éviter de parler et d'évoquer un certain nombre de sujets. Je n'ai rien à cacher en tant que tel.
Roselyne FEBVRE.- On comprend la confidentialité effectivement.
Hervé MORIN.- Mais la confidentialité sur ce sujet-là...
Roselyne FEBVRE.- ... est primordiale.
Hervé MORIN.- ... est majeure.
Roselyne FEBVRE.- Vous le disiez, Abou Zaïd est dans une logique criminelle. Il est très lié à l'émir d'Al-Qaïda qui hait la France. C'est le pire des scénarios. Vous êtes donc aussi en train de nous expliquer que vous êtes quand même inquiet pour leur vie.
Hervé MORIN.- Nous sommes, bien entendu, inquiets, comme à chaque fois qu'il y a une prise d'otages. Vous avez là un groupe qui est d'une détermination absolue, qui est d'une violence absolue. Il est donc évident que, pour nous tous, la situation de nos compatriotes est une situation préoccupante.
Roselyne FEBVRE.- Le groupe vous a-t-il déjà soumis ses exigences ?
Hervé MORIN.- Nous n'avons aucune revendication précise.
Roselyne FEBVRE.- A votre avis, dans ce qu'on peut percevoir, s'agirait-il plutôt d'une demande de rançon ou plutôt d'une libération de prisonniers ?
Hervé MORIN.- Je n'ai aucun élément précis et nous n'avons aucune revendication émanant d'Al-Qaïda à l'heure où je vous parle.
Roselyne FEBVRE.- Tout à l'heure, sur ce plateau, Jean-Christophe Cambadélis disait que l'Etat français et Areva avaient été un petit peu légers sur la sécurité. Il y avait déjà eu des menaces. La France et Areva ont-ils été un petit peu légers avec ces mesures de sécurité ?
Hervé MORIN.- D'une part, le temps n'est franchement pas à la polémique, à l'interrogation sur les responsabilités des uns et des autres. Nous avons un sujet majeur, c'est de faire en sorte que nos compatriotes reviennent en vie. Commencer à aller chercher telle ou telle responsabilité me semble totalement irresponsable.
D'autre part, Areva intervient dans un pays, qui est un pays souverain, qui s'appelle le Niger. Areva avait été, comme toutes les entreprises de la région, informée des risques liés à Al-Qaïda. Nous avions demandé aux entreprises - comme vous le savez - depuis le mois de juillet de limiter au maximum le nombre de nos compatriotes sur la zone en faisant en sorte qu'ils reviennent en France et que la sécurité de celles et ceux qui devaient rester dans le pays pour des raisons diverses et variées soit renforcée.
Areva a pris, je l'imagine et je le sais, un certain nombre de mesures. Après, nous verrons bien. Mais, pour que les choses soient dites, sachez que, de toute façon, l'Etat français ne peut pas assurer la sécurité de ses compatriotes dans des pays qui sont souverains. Pour Areva comme pour toutes les entreprises de la région, on fait donc d'abord appel au pays souverain en question et aux forces de sécurité de ce pays.
Roselyne FEBVRE.- Justement. Le Mali est involontairement la base de repli de l'AQMI. L'armée française va-t-elle bénéficier de l'aide de l'armée malienne, que ce soit pour le renseignement ou sur le plan militaire ?
Hervé MORIN.- Nous avons déployé un certain nombre d'éléments, notamment pour faire en sorte que nous puissions avoir le maximum de renseignements.
Roselyne FEBVRE.- Vous voulez dire les forces spéciales ?
Hervé MORIN.- Non, je ne parle pas de forces spéciales ; je vous parle de moyens de renseignement et d'observation. Ce qu'il faut voir clairement, c'est que ce sont des pays à qui nous prêtons tout notre concours pour leur permettre de développer des forces leur permettant de combattre Al-Qaïda. Nous le faisons en Mauritanie, nous devions et nous devons le faire au Mali et au Niger. C'est-à-dire mettre en place des structures permettant, au titre de la coopération militaire, de former des forces qui sont en mesure de combattre Al-Qaïda dans leur pays. Parce que les premières victimes, après les otages eux-mêmes, sont ces pays. Ces pays sont victimes d'Al-Qaïda, ce qui nuit à leur développement et qui nuit, bien entendu, à leur stabilité et à leur sécurité.
Roselyne FEBVRE.- On dit que des forces spéciales sont déjà positionnées au Burkina Faso. Vont-elles pousser jusqu'au Mali ? Iront-elles sur le sol malien ?
Hervé MORIN.- Je n'ai aucun commentaire à faire sur ces sujets-là.
Roselyne FEBVRE.- Je comprends. C'est compliqué. Mais on essaie aussi de comprendre.
Hervé MORIN.- Ce que vous devez savoir, c'est que la France met tous les moyens nécessaires pour faire en sorte que nos compatriotes reviennent en vie.
Roselyne FEBVRE.- Déjà, il faut les localiser, nous sommes d'accord. Une fois qu'ils seront localisés, une attaque militaire est-elle envisageable ?
Hervé MORIN.- C'est hors de propos. Pour le moment, il faut déjà que nous ayons des éléments concrets, précis des revendications qu'Al-Qaïda nous annonce puisque tel est le premier temps.
Roselyne FEBVRE.- Y a-t-il des négociations de coopération avec les Américains sur le terrain ?
Hervé MORIN.- Comme à chaque fois que nous sommes confrontés à une situation, nous faisons appel aux moyens alliés d'observation et de renseignement.
Roselyne FEBVRE.- Sommes-nous en état de guerre ?
Hervé MORIN.- En état de guerre, non. Il faut voir que la France a un ennemi, c'est le terrorisme. Nous n'avons pas d'ennemis aux frontières. Nous n'avons pas d'ennemis d'Etats souverains avec lesquels nous sommes dans des situations de conflit. Le seul ennemi que nous avons, c'est le terrorisme. C'est la seule menace majeure qui pèse sur le pays et elle pèse sur la France comme elle pèse sur les autres pays occidentaux.
Roselyne FEBVRE.- Mais pourquoi la France est-elle visée ? Il y a eu un raid contre un commando de l'AQMI au mois de juillet, justement avec l'appui de l'armée mauritanienne. D'après vous, est-ce la cause de la prise d'otages d'aujourd'hui ? S'agirait-il de représailles ?
Hervé MORIN.- Nous avons mené cette opération pour Michel Germaneau parce que nous étions face à une situation où nous n'avions pas d'autre solution. Fallait-il laisser Michel Germaneau, s'il était encore en vie, dans les mains d'Al-Qaïda qui annonçait qu'il allait être exécuté ? Nous avons mené cette opération en essayant de tout faire pour qu'il puisse revenir s'il était encore en vie à cette période et donc je ne regrette absolument pas que le gouvernement et le président de la République aient pris cette décision.
Fallait-il rester les bras ballants ? Fallait-il attendre l'exécution de Michel Germaneau sans rien faire ? Nous l'avons fait parce que, en conscience, nous avons estimé que, s'il y avait une chance de pouvoir libérer Michel Germaneau, il fallait la prendre.
Roselyne FEBVRE.- En sait-on un peu plus sur les conditions de sa mort ? Est-il mort par manque de médicaments ou a-t-il été assassiné ?
Hervé MORIN.- Nous ne le savons pas.
Roselyne FEBVRE.- Nicolas Sarkozy a dit qu'on mettrait tous les moyens pour retrouver ces otages. On peut essayer de comprendre quels seront ces moyens-là. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Hervé MORIN.- Non, je ne vous en dirai pas plus, Roselyne Fèbvre.
Roselyne FEBVRE.- D'après vous, quel est aujourd'hui l'intérêt de l'AQMI d'en vouloir à la France ? Pourquoi la France est-elle visée à ce point ?
Hervé MORIN.- Mais Al-Qaïda au Maghreb Islamique est une organisation, comme je vous le disais, de 450 combattants fanatiques. Ces 450 combattants mènent un « djihad » qui fait que tous les pays occidentaux sont menacés en permanence par Al-Qaïda. Ce n'est pas seulement la France, c'est aussi la France.
Roselyne FEBVRE.- Y a-t-il un risque que la menace AQMI s'exporte sur le territoire français ?
Hervé MORIN.- En matière de renseignement, nous avons une coopération considérable avec l'ensemble des services de renseignement, qu'ils soient occidentaux ou qu'ils soient de l'autre côté de la Méditerranée. Nous faisons en sorte d'échanger nos informations en permanence pour démanteler des réseaux, pour empêcher l'organisation d'attentats. Tel est, j'allais dire, le travail quotidien de l'ensemble des services de renseignement qui coopèrent de façon considérable pour éviter un tel drame.
Roselyne FEBVRE.- En France, beaucoup s'interrogent sur la communication. En quelques jours, on a quand même entendu le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, et le patron de la police nationale, Frédéric Péchenard, qui ont été très, très alarmistes. Quelle est l'utilité, dans le fond, d'utiliser ces peurs et de communiquer, de surcommuniquer ? Axel Poniatowski, à la commission des Affaires étrangères, disait : « Il faut un peu de modération. »
Hervé MORIN.- Nous avons eu un certain nombre d'informations provenant de services de renseignement avec lesquels nous coopérons nous indiquant que la pression sur la France était probablement plus forte qu'il y a quelques mois. C'est ce qu'a voulu dire Bernard Squarcini dans l'interview que vous évoquez.
Roselyne FEBVRE.- Certains - c'est peut-être une vision cynique - voient l'idée d'une exploitation politique de la menace terroriste.
Hervé MORIN.- Oui, j'ai lu ça. Moi, je sais que la menace terroriste est réelle. Considérer qu'il s'agit d'exploitation politique, qu'on essaie de mettre tel ou tel écran de fumée, si j'ai bien compris un certain nombre d'expressions, de problématiques sociales... Moi, je sais que la menace terroriste existe. Nous avions eu un certain nombre de renseignements provenant de différents services indiquant que la France faisait l'objet d'une menace particulière.
Roselyne FEBVRE.- La peur n'évite pas le danger.
Hervé MORIN.- Non, bien sûr.
Roselyne FEBVRE.- On a appris aussi mercredi l'enlèvement de trois Français sur leur bateau au large du Nigeria. Ils travaillaient pour un groupe maritime français.
Hervé MORIN.- La société Bourbon.
Roselyne FEBVRE.- La société Bourbon. Avez-vous, là encore, une revendication ? S'agit-il plus d'une piraterie des mers comme il en existe ?
Hervé MORIN.- Le golfe de Guinée est un lieu de piraterie. Je crois, de mémoire, qu'il y a eu à peu près une centaine d'actes de piraterie en 2009 dans le golfe de Guinée et tout nous laisse accroire que nous sommes en effet dans le cadre d'un acte de piraterie classique.
Roselyne FEBVRE.- Mais ces attaques contre la France, qu'il s'agisse de menaces ou d'enlèvements, sont-elles dues à une raison particulière ? Sa présence en Afghanistan ? Le vote sur le voile islamique ?
Hervé MORIN.- Je vous dis que, pour le golfe de Guinée, tout nous laisse penser que nous sommes en effet dans la situation très classique d'un acte de piraterie. Comme je vous le dis, il y en a à peu près une centaine par an dans le golfe de Guinée.
Roselyne FEBVRE.- Je vais vous poser une question politique avant de vous quitter. Vous êtes président du Nouveau Centre, vous avez fait vos journées parlementaires et on a vu un Jean-Louis Borloo qui vous a un peu piqué la vedette.
Hervé MORIN.- Ah bon ?
Roselyne FEBVRE.- Jean-Louis Borloo est également en piste pour fédérer les centristes pour Nicolas Sarkozy en 2012. Est-il un adversaire ? Un concurrent ?
Hervé MORIN.- Non. Moi, j'ai comme ambition de faire en sorte que le message politique des centristes soit porté au moment de l'élection présidentielle. Je pense que notre message a une résonance dans la société française et ça n'est pas par hasard que, depuis 1958, il y a toujours eu un candidat centriste à chaque élection présidentielle.
C'est ce message que je souhaite porter, qu'il s'agisse de la construction politique de l'Europe, qu'il s'agisse de l'idée de développer, par exemple, l'entreprenariat familial, de faire en sorte que nous soyons dans une société qui porte l'idée de la reconnaissance de nos compatriotes, que nous soyons dans une société qui permette à chacun de trouver sa place. Voilà des messages que les centristes veulent faire passer. Ces messages-là, on ne peut les faire passer qu'en étant présent au moment des combats politiques majeurs.
Roselyne FEBVRE.- Alors serez-vous présent ?
Hervé MORIN.- En politique, un seul étalon de mesure compte : le suffrage universel et la démocratie. Voilà ce que je veux que les centristes portent : un message politique qui est le leur, un message qui a sa place dans la société française.
Il nous appartiendra, à l'automne 2011, de savoir qui doit le porter.
Roselyne FEBVRE.- Mais c'est vous, le messager ? On a l'impression que vous flanchez un peu sur votre candidature.
Hervé MORIN.- Absolument pas. Je n'ai jamais changé de discours là-dessus. Ma détermination est totale pour qu'un centriste, qui sera déterminé à l'automne 2011, porte ce message.
Roselyne FEBVRE.- Vous avez un peu tapé sur le discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy en disant qu'il fallait qu'il y ait plusieurs volets, qu'il ne pouvait pas y avoir que le volet répressif. Aujourd'hui, vous sentez-vous à l'aise dans ce gouvernement ? Vous faisiez partie des ministres d'ouverture qui avaient quelques états d'âme.
Hervé MORIN.- Non, j'ai expliqué que les surenchères sur la sécurité étaient malvenues. Pensez-vous un seul instant que c'est en emprisonnant des parents qu'on pourra régler la problématique de la délinquance des enfants ? Qu'on veuille les rendre responsables, oui, bien entendu, mais qu'on enferme les parents, pour moi, ça n'a aucun sens. Qu'on fasse cet amalgame entre l'immigration et la délinquance, c'est un amalgame insupportable et inacceptable, d'autant plus que les immigrés dont on parle sont des Français, qui sont nés en France, qui ont grandi dans nos écoles. Vous voyez donc bien que cette surenchère-là ne sert pas la cause de la sécurité. La sécurité est un vrai sujet. Il y a une demande de sécurité.
Roselyne FEBVRE.- Nicolas Sarkozy est allé trop loin ?
Hervé MORIN.- Ce n'est pas Nicolas Sarkozy. C'est la majorité qui a tenu ce discours. Nicolas Sarkozy n'a jamais tenu le discours dont je vous parle.
Roselyne FEBVRE.- Il a tenu le discours de Grenoble.
Hervé MORIN.- Oui mais enfin ça n'a rien à voir avec les messages.
Roselyne FEBVRE.- N'a-t-il pas fait un amalgame entre sécurité et immigration ?
Hervé MORIN.- Non, certainement pas. Lisez le discours de Grenoble. Ce que je veux dire par là, c'est que la sécurité repose en effet sur un volet répressif mais qu'elle repose aussi sur un volet préventif qui passe par l'éducation. Un enseignant peut faire autant qu'un policier, sinon plus, pour la sécurité.
Roselyne FEBVRE.- Merci beaucoup, Hervé Morin, d'être passé sur le plateau de France 24.
Hervé MORIN.- Merci beaucoup.
Roselyne FEBVRE.- Merci. On se retrouve plus tard.


























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