Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libye : Un incendie "hors de contrôle" menace Tripoli

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 25 juillet (partie 1)

En savoir plus

DÉBAT

Crash du MH 17 en Ukraine : une enquête entravée par la bataille de l'Est

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Gilles Kepel : "Plus Israël réplique, plus le Hamas remporte une victoire politique"

En savoir plus

FOCUS

Inde : Carrefour jette l’éponge

En savoir plus

REPORTERS

L’essor du tourisme "100 % halal"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Jean Ping, ancien ministre des Affaires étrangères du Gabon

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Contre-productif"

En savoir plus

SUR LE NET

Les initiatives réclamant la paix à Gaza se multiplient

En savoir plus

  • Aïd meurtrier à Gaza, Netanyahou annonce une "longue campagne"

    En savoir plus

  • Un incendie hors de contrôle menace Tripoli d’une "catastrophe humaine"

    En savoir plus

  • En images : de Gaza à la Syrie, en passant par l’Irak, la triste fête de l’Aïd

    En savoir plus

  • Transferts : l'attaquant français Antoine Griezmann signe à l'Atletico

    En savoir plus

  • Ioukos : la Russie perd un procès à 50 milliards de dollars

    En savoir plus

  • La France prête à accueillir les chrétiens persécutés en Irak

    En savoir plus

  • Vol Air Algérie : Paris et Alger sous le feu des critiques

    En savoir plus

  • Gilles Kepel : "Plus Israël réplique, plus le Hamas remporte une victoire politique"

    En savoir plus

  • Un Français soupçonné de recruter des djihadistes arrêté au Maroc

    En savoir plus

  • Photos à l'appui, Washington accuse Moscou de bombarder l'Ukraine

    En savoir plus

  • Vol d'Air Algérie : les boîtes noires arrivées en France, le pays en deuil

    En savoir plus

  • Sous le choc, Sloviansk découvre sa première fosse commune

    En savoir plus

  • Vol MH17 : l’arrivée des experts de nouveau repoussée en raison des combats

    En savoir plus

  • 28 juillet 1914 : l'empire des Habsbourg signe son arrêt de mort

    En savoir plus

  • Ebola : après le Nigeria, un cas mortel confirmé à Freetown, au Sierra Leone

    En savoir plus

  • Jean Ping, ancien ministre des Affaires étrangères du Gabon

    En savoir plus

  • La France demande à ses ressortissants de quitter la Libye

    En savoir plus

  • Tour de France : le requin Nibali s'offre un premier sacre

    En savoir plus

Amériques

L'armée diffuse des photos du cadavre du chef militaire des Farc

Vidéo par Sonia DRIDI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/09/2010

La mort du chef militaire "Mono Jojoy", au cours d'une offensive des forces de sécurité, est une "nouvelle historique" pour la Colombie, a déclaré le président Juan Manuel Santos. Il promet de continuer à lutter contre la guérilla.

Il était le dernier "mythe" vivant de la guérilla. "Mono Jojoy" a été tué jeudi, à l'âge de 57 ans, lors d'une opération menée conjointement par les forces de sécurité colombiennes. Un coup très dur porté à la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). "C'est une nouvelle historique pour notre pays, a déclaré le président Juan Manuel Santos. Le symbole de la terreur dans le pays est tombé."

Dès jeudi soir, l'armée a diffusé plusieurs photos du cadavre du chef militaire des Farc, reprises par les médias locaux. Le ministère de la Défense a confirmé que l'homme, que les clichés montrent allongé sur un brancard, était bien "Mono Jojoy". Le corps présente "une blessure importante sur le visage", commentent plusieurs quotidiens.

"Il était vêtu d'un pantalon vert olive et d'un poncho noir et blanc au moment de l'attaque, précise le journal El Tiempo. Le visage de "Jojoy" était enflé et sa calvitie bien visible".

"Nous sommes à vos trousses !"

Arrivé au pouvoir le 7 août, le président colombien a annoncé la mort de cet homme-clé de la guérilla des Farc au cours d'une allocution spéciale depuis New York, où il participe à l'Assemblée générale des Nations unies. "Il s'agit du coup le plus dur porté à la guérilla", a-t-il lancé, appelant une nouvelle fois les dirigeants des Farc à déposer les armes. "Nous sommes à vos trousses ! Nous ne nous épargnerons aucun effort et vous savez que nous pouvons l'emporter !"

Ancien ministre de la Défense, Juan Manuel Santos avait promis, à son arrivée à la tête de l'État, d'intensifier la politique de fermeté à l'égard des Farc. La mort de 'Mono Jojoy' constitue "une grande victoire, mais il ne faut pas faire de triomphalisme", a-t-il déclaré jeudi soir, assurant que la politique de 'sécurité démocratique' allait se poursuivre. Cette opération est "mon message de bienvenue aux Farc".

Le chef de l'État a donné lui-même, dans la nuit de lundi à mardi, le coup d'envoi de "l'Opération Sodome", planifiée en secret. Une quarantaine d'avions et une trentaine d'hélicoptères ont été mobilisés, ainsi que plusieurs centaines de militaires, pour agir à 26 km du site de La Julia, dans la région de Macarena. Un informateur avait permis de localiser la base de la guérilla, où se cachait "Mono Jojoy", dans un bunker en béton.

Outre ce chef militaire, une vingtaine de guérilleros ont été tués pendant l'offensive.

Sanguinaire et radical

Fils de paysans,Víctor Julio Suárez Rojas, alias "Jorge Briceño Suárez" ou "Mono Jojoy", a rejoint les Farc dès 1975. De simple guérillero, il a gravi tous les échelons pour en devenir le principal stratège militaire depuis le début des années 1990. Il était l'un des sept membres du bureau politique de l'organisation, et l'homme le plus recherché par l'armée colombienne, avec le dirigeant du mouvement, Alfonso Cano.

"Mono Jojoy" dirigeait le "bloc oriental", le plus puissant front de la guérilla. Décrit comme le plus sanguinaire et le plus radical des chefs, il a à son actif un nombre incalculables d'assassinats, d'enlèvements et d'attaques. Il était d'ailleurs visé par au moins 62 ordres de capture, 2 demandes d'extradition, 5 condamnations et 25 enquêtes préliminaires pour des délits de trafic de stupéfiants, terrorisme, homicides à fins de terrorisme, conspiration, séquestration, larcin, port illégal d'armes, etc.

"Sa seule présence inspirait un respect révérencieux aux jeunes guérilleros, pour qui il était une légende vivante", écrit El Pais. Le journal raconte aussi qu'il aimait le whisky, conduire ses camionnettes Toyota à toute allure et les chevaux. "On dit que sa femme et ses filles se promenaient, couvertes de bracelets et de colliers en or, en pleine zone de dissension", ajoute le quotidien.

Une chance pour la réconciliation ?

L'organisation des Farc est-elle durablement fragilisée par la perte de l'un des ses hommes-clé ? Le mouvement est mis à mal depuis le renforcement de la politique sécuritaire initié par l'ancien président Alvaro Uribe en 2002, avec le soutien des États-Unis. Avant "Mono Rojoy", la guérilla avait déjà perdu récemment trois de ses principaux dirigeants, mais restait capable de coups d'éclats.

Le départ de Rojoy, un homme "radical" et "orthodoxe", pourrait faciliter des discussions de paix, a estimé le politologue Fernando Giraldo, cité par l'AFP. Selon l'ancienne otage Ingrid Betancourt, sa mort "ouvre un mince espoir" en ce sens. "Cette mort est peut-être le présage d'un pas vers la réconciliation du pays", considère également un éditorialiste du journal  El Pais, León Valencia.

Au sein des Farc, "Mono Rojoy" pourrait être remplacé par Wilson Valderrama Cano, alias ‘Le médecin’.

 

Première publication : 24/09/2010

  • COLOMBIE

    Le chef militaire de la guérilla des Farc abattu par l'armée

    En savoir plus

  • ÉDITION

    L'ex-otage des Farc Ingrid Betancourt raconte ses six ans et demi de calvaire

    En savoir plus

  • COLOMBIE

    Dix-sept soldats et policiers tués lors d'affrontements avec les Farc

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)