Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Abdelaziz Bouteflika réélu pour un quatrième mandat

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Aquilino Morelle : Un "caillou" dans la chaussure de François Hollande

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 18 avril (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 18 avril (Partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Crise ukrainienne : vers une nouvelle guerre du gaz ?

En savoir plus

#ActuElles

Carrière envers et contre tout ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

50 milliards d'économies : un plan d'austérité qui ne dit pas son nom ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

La rigueur version Valls

En savoir plus

TECH 24

Les Google Glass déjà mal vues

En savoir plus

  • Vidéo : pour RSF, la Syrie ne doit pas devenir "un trou noir" de l’information

    En savoir plus

  • Algérie : onze soldats tués dans une embuscade en Kabylie

    En savoir plus

  • De retour en France, les ex-otages évoquent des conditions de détention "rudes"

    En savoir plus

  • Bachar al-Assad se rend dans la ville chrétienne de Maaloula pour la fête de Pâques

    En savoir plus

  • Plusieurs morts dans une fusillade à Sloviansk, dans l’est de l’Ukraine

    En savoir plus

  • Grand Prix de Chine : Hamilton et Rosberg offrent un nouveau doublé à Mercedes

    En savoir plus

  • Grande Guerre : les animaux, ces grands oubliés des tranchées

    En savoir plus

  • Le Paris Saint-Germain se console avec la Coupe de la Ligue

    En savoir plus

  • "Nous avons traversé la frontière à tête découverte, les mains dans les poches"

    En savoir plus

  • Corée du Sud : une vingtaine de corps repêchés du ferry naufragé

    En savoir plus

  • En images : les célébrations de Pâques dans le monde

    En savoir plus

  • Soudan du Sud : plus de 100 morts dans un raid pour du bétail

    En savoir plus

  • En images : Rencontres internationales de cerfs-volants à Berck-sur-Mer

    En savoir plus

  • "Les journalistes français retrouvés près de la zone contrôlée par l'EIIL"

    En savoir plus

  • Des tracts antisémites inquiètent la communauté juive de Donetsk

    En savoir plus

  • Reportage interactif : Cambodge, les sacrifiés du sucre

    En savoir plus

  • Abdelaziz Bouteflika, le président fantôme

    En savoir plus

  • Découverte de la première planète jumelle de la Terre

    En savoir plus

Economie

L’Iran reconnaît avoir été ciblé par un virus à tête chercheuse

©

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 27/09/2010

Les autorités iraniennes ont reconnu que 30 000 ordinateurs avaient été infectés par le virus Stuxnet. Un aveu confortant l'avis de ceux qui affirment que ce virus cible en priorité les installations sensibles iraniennes.

Le nouvel ennemi de Téhéran s’appelle Stuxnet. Les autorités iraniennes ont reconnu avoir un gros problème avec ce virus informatique. Mahmoud Liayi, responsable des technologies de l'information au ministère de l'Industrie, a précisé que 30 000 ordinateurs sur le sol iranien ont été infectés. Il a précisé, cependant, qu’"aucun dégât sérieux" n’avait été constaté et que la centrale nucléaire de Bouchehr, l'une des plus connues en Iran, aurait été epargnée.

La virus se propage par le biais de clefs USB infectées (vidéo Sophos)

Reste que c’est la première fois que les autorités iraniennes confirment la menace Stuxnet sur leurs installations industrielles. Jusqu’à présent, seuls des experts occidentaux affirmaient que ce virus visait particulièrement l’Iran. Tous s'accordent, en tout cas, sur son potentiel particulièrement destructeur et qu’il soit "l'un des virus les plus élaborés" jamais observés.

Bombe informatique

Contrairement à l’immense majorité des logiciels malveillants, ce virus cible spécifiquement les installations informatiques de complexes industriels et peut permettre de les neutraliser. Stuxnet exploite plusieurs failles informatiques pour s’infiltrer dans des ordinateurs équipés de logiciels développés par Siemens. Les programmes du groupe allemand sont intégrés dans plusieurs installations "sensibles" en Iran.

Ce virus avait une première fois effrayé les experts en informatique lors de sa découverte en juin dernier. C’est la petite boîte de sécurité biélorusse VirusBlokAda qui, la première, a décelé l’existence de Stuxnet. La complexité de cette bombe informatique et la parfaite connaissance des programmes que le virus cherche à infecter (il connait notamment le mot de passe du logiciel Siemens visé) exclut, selon les chercheurs qui l’ont analysé, l’hypothèse d’un hacker du dimanche.

Selon la société américaine de sécurité Symantec, l’origine du virus serait davantage à chercher du côté de groupes aux "motivations politiques, nationalistes ou religieuses" ou alors à de "l’espionnage d’État". Bref, ce logiciel malveillant a nécessité toute une équipe d’experts pour voir le jour. Des experts qui chercheraient à ralentir ou réduire à néant le programme nucléaire iranien ?

Natanz plutôt que Bouchehr ?

Des officiels iraniens ont évoqué, dans la presse, "une guerre électronique" menée contre leur pays. Mais, lors des premières semaines d’activité, Stuxnet a essentiellement frappé en Inde et en Indonésie avec près de 60 000 ordinateurs touchés. L’Iran n’arrivait alors qu’en troisième position. Il semblerait, aujourd’hui, que l’Inde et l’Indonésie ne sont que des victimes collatérales de l’attaque.

Un chercheur allemand, Frank Rieger a même suggéré que ce virus n’avait en fait qu’une seule réelle cible : la site nucléaire de Natanz. Il estime que la centrale de Bouchehr, dont Siemens a contribué à la construction avant la révolution islamique, n’était qu’une passerelle. "La centrale de Bouchehr ne sert qu’au nucléaire civil alors que celle de Natanz peut avoir des applications militaires", raconte-t-il au site spécialisé dans les nouvelles technologies Wired. Il rajoute que Natanz pourrait être infectée à partir de la centrale de Bouchehr.

Une hypothèse pour l’instant impossible à vérifier, puisque les autorités iraniennes n’ont évoqué que le cas de Bouchehr. Cependant en juillet dernier, alors que Stuxnet était déjà en activité, la presse iranienne et la BBC ont rapporté que le chef de l'Organisation atomique iranienne avait démissionné tandis que WikiLeaks expliquait qu'un "incident majeur" avait eu lieu sur ce site.

Crédit photo: DonHankins (sur Flickr)

Première publication : 27/09/2010

Comments

COMMENTAIRE(S)