Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Paul Kagame en visite à Paris, ses partisans et opposants défilent dans la capitale

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le film "Timbuktu" sera-t-il déprogrammé du Fespaco ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"La Robe"

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Parlemantaires français en Syrie, Bachar Al Assad interlocuteur incontournable ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Quand agriculture rime avec futur

En savoir plus

TECH 24

Drones : comment les arrêter ?

En savoir plus

#ActuElles

Inde : sauver les filles par l'éducation

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Louis Schweitzer : "La dette perpetuelle, c'est mieux que de laisser crever la Grèce !"

En savoir plus

BILLET RETOUR

La Crimée, symbole d'une nouvelle Guerre froide ?

En savoir plus

Economie

Le "parrain" des blogueurs iraniens condamné à une lourde peine de prison

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 29/09/2010

Le blogueur Hossein Derakhshan avait ouvert la voie dans les années 2000 à des milliers d’autres blogs en persan. Détenu depuis deux ans, il a été condamné à 19,5 ans de prison, la plus lourde sentence jamais prononcée contre un blogueur en Iran.

Hossein Derakhshan a finalement échappé à la peine de mort. Celui qu’on surnomme le "parrain" des blogueurs iraniens a été condamné à 19,5 ans de prison, soit la plus lourde sentence prononcée, jusque-là, contre un blogueur en Iran, selon le site conservateur iranien mashreghnews (en persan).

Outre la peine de prison, le tribunal de Téhéran lui aurait infligé une amende de 30 000 euros assortie d’une interdiction d’écrire. Il a été reconnu coupable de coopération avec des pays ennemis, propagande contre le pouvoir, insulte à l'islam et promotion de groupes contre-révolutionnaires.

Depuis plusieurs jours, la communauté internationale s’inquiétait qu’il n’encourt la peine de mort. La mère d’Hossein Derakhshan avait même laissé entendre que le procureur avait requis "la sentence la plus sévère" à son égard.

Le Canada, (Hossein Derakhshan a la double nationalité depuis dix ans), a immédiatement demandé que cette figure emblématique de la Toile iranienne soit relâchée. Des militants des droits de l’Homme ont précisé qu’il pouvait faire appel du verdict.

Volte-face

Hossein Derakhshan était derrière les barreaux en attente de son procès depuis son retour au pays après un exil de huit ans au Canada. Avant de revenir en Iran, ce journaliste de 35 ans s’était rendu à deux reprises en Israël en 2006. Des visites, interdites par le régime iranien, qu’Hossein Derakhshan avait justifiées par son désir de démontrer aux Iraniens qu’Israël n’était pas "l’incarnation du mal". Après ces voyages, le discours du blogueur était devenu étrangement pro-Ahmadinejad. Une posture que ses amis expliquaient par le désir de pouvoir rentrer en Iran sans crainte…

Hossein Derakhshan s’était fait connaître au début des années 2000 en trouvant un moyen d’utiliser des plateformes de blogs en persan. Une découverte qui a donné naissance à des dizaines de milliers de blogs, faisant de la Toile iranienne l’une des plus actives de la région. De son côté, ce "parrain" a durant tout le temps de son exil, vivement critiqué le régime iranien, allant jusqu’à qualifier Mahmoud Ahmadinejad d’ "imbécile fondamentaliste". Des sorties que le régime n’a visiblement pas oubliées malgré la volte-face de ces dernières années.

Crédit photo : Hessam M. Armandehi

Première publication : 29/09/2010

  • IRAN

    La peine de mort plane sur le "père" des blogueurs iraniens

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)