Dernière modification : 29/09/2010 

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Journée de mobilisation anti-austérité à travers l'Europe

À l'instar de Madrid et Bruxelles, nombre de capitales européennes sont le théâtre, ce mercredi, de mobilisations sociales contre les plans d'austérité adoptés par les gouvernements européens pour lutter contre la crise économique.

Par Jonathan WALSH (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Baisse des salaires, augmentation des impôts et des taxes, recul de l'âge de départ à la retraite… Pour nombre de syndicats européens, les mesures d’austérité adoptées par les différents gouvernement du Vieux Continent, soucieux d'endiguer les effets de la crise économique, ont remis en cause un certain nombre d’acquis sociaux. Pendant que les gouvernements tentent, par tous les moyens, de limiter les dépenses publiques, les citoyens européens semblent à bout de nerfs.

Après deux journées de manifestations en septembre, en France, contre la réforme des retraites en cours d'examen au Parlement, l'Espagne, où le chômage a plus que doublé entre 2007 et 2010, connaît la cinquième grève générale de son histoire. Lancé par les deux principaux syndicats, UGT et CCOO, le mouvement s’oppose aux réductions des dépenses publiques et à l'assouplissement des conditions de licenciement mises en œuvre par le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero.

L’ensemble du pays devrait tourner au ralenti alors qu’une centaine de défilés ont débuté à partir de midi dans les quatre coins du royaume. Les transports fonctionnent a minima tandis que les journalistes se sont mis en grève mardi afin de pouvoir couvrir les manifestations de ce mercredi.

 "Non à l’austérité, oui à l’emploi"

La Confédération européenne des syndicats accompagne cette journée d'action espagnole par des manifestations à travers toute l'Europe, avec pour mot d’ordre : "Non à l'austérité, oui à l'emploi et à la croissance".

À Bruxelles, en Belgique, près de 100 000 personnes sont attendues dans la rue. Des délégations issues de 30 pays, dont la France, la Grèce, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne doivent se joindre au mouvement qui partira vers 13 heures de la gare du Midi. Pendant que les syndicalistes battent le pavé, la Commission européenne doit, elle, formuler des propositions de sanctions très contestées à l’encontre des pays de la zone euro qui n’ont pas respecté la discipline budgétaire.

En Grèce, où le chômage n'avait pas atteint un niveau aussi élevé depuis 11 ans (11 % en mars 2010), les manifestations se succèdent depuis des semaines. La Confédération générale des travailleurs de Grèce (GSEE), dont une délégation se trouve à Bruxelles, appelle au maintien de la mobilisation ce mercredi et annonce déjà une grève de 24 heures le 7octobre. Près de 750 000 fonctionnaires devraient alors se mobiliser contre la baisse de leurs salaires et de leurs pensions de retraite.

Au Royaume-Uni, l’Unison, le principal syndicat de la fonction publique, appelle à une journée nationale d'action et prévoit une grève générale le 20 octobre, jour de la présentation du plan de rigueur, qui prévoit la diminution des aides sociales et le gel des salaires d’une partie des fonctionnaires.

L’Irlande suit le mouvement. Deux plans d'austérité se sont succédé en 2009, imposant, malgré d'imposantes manifestations, une baisse générale des allocations et une réduction de 5 à 15 % du traitement des fonctionnaires.

Ailleurs, la contestation n’est pas en reste. En Allemagne, les sidérurgistes viennent d’annoncer une période de "grèves ponctuelles" pour leurs salaires. En Italie, les confédérations syndicales mobiliseront leurs adhérents en octobre. En République tchèque, 40 000 fonctionnaires ont défilé à Prague le 21 septembre. En Roumanie, près de 6 000 policiers en colère ont manifesté le 24 septembre contre la baisse d’un quart de leur salaire.

Des manifestations sont également prévues au Portugal, en Lituanie, en Serbie, en Pologne et à Chypre.

Syndiquer le contenuL'Europe face à la crise

 

Commentaires (4)

l euro et l economie ???

une europe ( L EUROPE FEDERALE ECONOMIQUE ECOLOGIQUE ET SOCIALE ) avec la russie comme nouveau membre de l union europeenne . merci BONNE ANNEE 2011

Grève générale en Espagne

Je comprends certes les mécontentements, mais je ne suis pas d'accord pour dénoncer le service minimum comme «un sabota- ge du droit de grève». J'estime qu'il sert au contraire l'inté- rêt bien compris des grévistes, en évitant que leur action soit trop impopulaire. Les grévistes de la SNCF, fin 1973 ou début 74, l'avaient bien compris : ils avaient d'eux mêmes fait le choix de maintenir en service les trains les plus utilisés pour les déplacements domicile-travail. Bien entendu, il est logique que ce service soit demandé en priorité à ceux qui se sont fait connaître comme non-grévistes. Et j'estime inacceptable qu'ils fassent l'objet de pressions : le droit de grève n'a de sens que si la liberté du travail est respectée.

Démocratie : On résume

Démocratie : On résume souvent ce corpus à la formule d'Abraham Lincoln : «le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », qui a été introduite dans la constitution de 1958 de la Cinquième République française.Dès 1957, à la veille de la signature du Traité de Rome, Pierre Mendès France prévenait : «L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne…, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure» nous y sommes l'U.E.
En 2014 la modification des règles de la PAC achèvera l'utopie européenne et le vrai visage des fossoyeurs des états sera révélé au grand jour.On peut se poser la question : mais que défendent réellement nos gouvernants que nous avons élus : le bien du peuple ou bien des intérêts supérieurs tels que les marchés et la spéculation.

ne pas se voiler la face

Le président du FN a dit un jour, que nous serons pauvre dans un pays riche.L'équilibre mondial est en train de changer, on nous créé un amoncellement de conflits sociaux, politiques, religieux, environnementaux, économiques, pour que les peuples écrasés de malheurs accueillent avec ferveur un véritable "changement" qui les maintiendra, il faut être lucide, en esclavage bon à être saignés. Il y a collusion entre les gouvernants, qui ne respectent pas leurs peuples, et les puissances de l'argent. Nous vivons en ce moment une redistribution complète des cartes planétaires :les luttes pour le pétrole et le gaz seront intégrées à une sorte de "super-conflit" comprenant aussi des ressources vitales comme la nourriture (cultures et élevage) et l'eau.D'un côté, le monde développé n'est pas prêt à renoncer à son mode de vie ; de l'autre côté, le monde émergent veut rattraper son retard... mais aussi égaler voire surpasser le mode de vie occidental. L'Europe, se voit convoitée par les Russes, les Américains. Certes en raison de ses richesses supposées en pétrole et en gaz, mais aussi en raison de la quantité énorme d'eau douce que renferment ses glaciers.Cette guerre mondiale d'un nouveau genre affectera nous , notre famille, notre mode de vie.Il faut donc agir rapidement pour sauver l'humanisme.

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