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Amériques

La dauphine de Lula donnée gagnante dès le premier tour selon les sondages

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/09/2010

Plusieurs sondages indiquent, ce jeudi, que Dilma Rousseff, la dauphine de l'actuel chef de l'État brésilien, Lula, pourrait recueillir dimanche le nombre de voix suffisant pour être élue dès le premier tour de l'élection présidentielle.

AFP - A cinq jours de l'élection présidentielle, la dauphine de Lula, Dilma Rousseff, dont l'avance se réduit dans les sondages, mobilise les militants de gauche face à ses deux principaux rivaux qui tentent de forcer un deuxième tour.

Dans la dernière ligne droite électorale, un sondage de l'institut Ibope diffusé mercredi montre que Dilma, comme l'appellent simplement les Brésiliens, se maintient à 50% des intentions de vote. Mais un deuxième sondage de l'institut Sensus lui accorde 47,5%, une baisse de trois points par rapport à la dernière enquête de cet institut il y a quinze jours.

Cela confirme la tendance à la baisse de la grande favorite déjà révélée mardi par l'institut Datafolha (46,5%).

Néanmoins, dans les deux cas, Dilma, 62 ans, dépasse la moitié des suffrages exprimés - bulletins blancs et nuls exclus - seuls pris en compte au Brésil. Dans le sondage Sensus, elle obtient 54,7% des suffrages exprimés.

Cette marge de 4,7% "équivaut à 6,3 millions d'électeurs: il est très improbable qu'elle perde ces voix en l'espace de quatre jours", a estimé mercredi Ricardo Guedes, directeur de Sensus.

Selon les analystes, même le scandale de trafic d'influcence qui a touché il y a quinze jours la famille de la ministre chef du gouvernement (sorte de premier ministre) Erenice Guerra, obligeant cette dernière à démissionner, ne retire pas de voix à la dauphine de Lula.

Pour eux, la baisse de Dilma Rousseff ne profite pas à son principal adversaire, le candidat social-démocrate José Serra, mais à Marina Silva, la chef de file des Verts, qui capte des voix de l'électorat de Serra en se montrant plus agressive contre le gouvernement.

Les sondages le confirment. D'après Ibope, l'ex-gouverneur de Sao Paulo, José Serra, 68 ans, recule d'un point à 27% des intentions de vote et il perd des points également dans le sondage Sensus (de 26,4% à 25,6%).

La seule à progresser dans les enquêtes d'opinion est Marina Silva, 52 ans, ex-ministre de l'Environnement de Lula qui est passée de 13% à 14%, selon Ibope (comme dans Datafolha mardi) et de 8,9% à 11,6%, selon Sensus.

Face à ses électeurs croyant en une victoire facile, Dilma Rousseff a appelé les militants du Parti des Travailleurs fondé par Lula à "ne pas baisser la garde" et "à descendre dans la rue pour arracher chaque vote".

De leurs côtés, Serra et Marina Silva redoublent d'efforts pour forcer un deuxième tour le 31 octobre. Mercredi soir, Serra devait achever sa campagne à Mooca, le quartier italien et résidentiel de Sao Paulo avant un dernier débat télévisé, jeudi soir, sa dernière chance pour conquérir les 7% d'indécis.

Mercredi soir, Marina Silva, devait faire son dernier meeting à la gare Central do Brasil au centre de Rio. C'est à Rio et parmi les classes aisées que Marina Silva est la plus populaire.

La Constitution ne permet pas au président Lula, qui jouit d'une popularité record après huit ans de pouvoir, de briguer un troisième mandat consécutif.


 

Première publication : 30/09/2010

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