Dernière modification : 01/10/2010 

- Équateur - Rafael Correa


Retour au calme après une tentative de putsch contre le président Correa

Un semblant de tranquillité règne à Quito après l'assaut militaire qui a permis au chef de l'État Rafael Correa de regagner le palais présidentiel. Jeudi, le numéro un équatorien avait été victime d'un putsch mené par la police.

Par Antoine MARIOTTI (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

L’opération militaire spectaculaire a débuté vers 21 heures (heure locale), ce jeudi. L’armée a donné l’assaut pour faire sortir le président équatorien, Rafael Correa, qui s’était retranché vers midi dans l’hôpital de Quito, la capitale, après une tentative de coup d’État.

La télévision a diffusé des images montrant l’intervention de l’armée, au cours de laquelle plusieurs coups de feu ont retenti. Selon la Croix-Rouge, contactée par France24.com, deux policiers ont été tués durant l'assaut. Au moins 82 personnes ont également été blessées dans la journée dans la capitale équatorienne.

D’après le quotidien national "El Commercio", c’est le président lui-même qui ordonné l’assaut depuis l’enceinte de l’hôpital. Il y avait trouvé refuge après avoir été agressé un peu plus tôt lorsqu’il tentait de parlementer avec des policiers protestant contre la suppression de certaines de leurs primes.

"Si vous voulez tuer le président, il est là, tuez-le !"

Pour Rafael Correa, c'est une conspiration.
Eric Samson, journaliste RFI

Des dizaines d’entre eux ont commencé à manifester jeudi matin dans la principale caserne de la capitale tandis que d'autres ont investi le Congrès. Une centaine de soldats soutenant leur cause ont momentanément pris le contrôle du principal aéroport du pays, à Quito, provoquant pendant plusieurs heures l'arrêt des vols internationaux. D’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres villes du pays, comme Cuenca ou Guayaquil, la grande ville portuaire du Sud-Ouest.

Désireux de s’entretenir avec les policiers, le chef de l’État s’est rendu à la caserne dans la matinée. "Si vous voulez tuer le président, il est là, tuez-le si vous en avez envie!" s’est-il époumoné. Mécontents, les mutins ont lancé une grenade lacrymogène en sa direction. Asphyxié, Correa a été transféré sur un brancard à l’hôpital, en direct duquel il dénoncera un peu plus tard, devant les caméras de la télévision publique, une "tentative de coup d'État menée par l'opposition et certains secteurs des forces armées et de police".

Pour disperser les manifestants encerclant l’enceinte de l’hôpital, environ 500 militaires munis de masques à gaz ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. Ils ont ensuite réussi à faire évacuer le président protégé par un masque à gaz.

"Nous n'avons jamais cédé"

Rafael Correa s’est ensuite engouffré dans une voiture présidentielle, qui a rapidement quitté les lieux pour rejoindre le palais présidentiel. D’après les images de la télévision, il s’est ensuite présenté au balcon devant une foule de partisans qui l'a acclamé en brandissant des drapeaux équatoriens.

"Quelle loyauté, quel soutien ! Cela servira d'exemple à ceux qui veulent arrêter la révolution, non par les urnes mais par les armes", s'est exclamé un Rafael Correa victorieux. "Nous n'avons jamais cédé, nous n'avons jamais accepté de négocier quoi que ce soit. Sous la pression, rien !" a-t-il martelé.

"Conspiration"

Dans son discours, Rafael Correa a également accusé l’opposition d’être derrière ce soulèvement. "Maintenant, on sait exactement qui est derrière cette conspiration. Clairement, c'est Lucio Gutierrez et son parti. Nous le savons tous. Manifestement, ce n'était pas une manifestation légitime à propos des salaires, ce qui n'aurait de toute façon pas été justifié, c'était clairement une conspiration politique." Élu en 2002, l’ancien président Gutierrez a été destitué par le Parlement le 20 avril 2005.

La Croix-Rouge indiquait que, vers minuit, le pays avait retrouvé son calme. Par ailleurs, le chef de la police a annoncé sa démission en raison du soulèvement des policiers.

Élu en 2006 et 2009, le président Correa, allié de son homologue vénézuélien Hugo Chavez, s'est aliéné les investisseurs internationaux mais demeure très populaire auprès de l'opinion équatorienne. Ses deux mandats successifs ont apporté au pays une certaine stabilité politique après le renversement des trois précédents présidents. La population n’a, semble-t-il, par participé au soulèvement.

Les Nations unies ainsi que plusieurs États du continent américain ont apporté leur soutien à Correa. Réunis d'urgence après la tentative de putsch, les chefs d'État sud-américains ont appelé à juger et à condamner les "responsables" et ont décidé de dépêcher sur place leurs ministres des Affaires étrangères.

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(7) Réactions

???

Cher Antoine Mariotti, le cronograme de cette la journée en Ecuateur exposé par vous est totalement. Inversé!!!! Stop a la MANIPULATION MEDIATIQUE!!!!!!!!!!!

Doleances

Je desire de tout coeur que ce commentaire parvienne jusqu'au président de l'Équateur. Qu'il sache qu'à l'autre extremité de la terre, un jeune etudiant, d'une autre nationalité, porte le meme nom de famille que Lui, et qu'il vous encourage et vous soutien moralement.

Soutien moral

Je tenais à apporter mon soutien moral, à la personne avec qui je partage le meme nom de famille (CORREA). En effet je suis Ivoirien et Lui Equatorien. Le nom de famille nous rapproche. pour ce fait,je tiens à témoigner à Mr Rafael CORREA, mes sinceres mots de sollidarité et de fraternité et q'il tienne bon..Je suis de tout coeur avec Lui.
J'avais prévu entamer une procedure pour vous rencontrer, mais bon,vu que je suis encore etudiant, j'attends de les terminer et vous rencontrer.
La COTE D'IVOIRE par ma voix vous dit "Haut les coeurs" et bon courage..vous n'êtes pas seul.
Martin CORREA

soutient morale

Je tenais à soutenir celui là meme avec qui je partage le meme nom de famille(CORREA). En effet je suis Ivoirien et vu que je porte le meme nom de famille que ce président de l'Equateur..C'est donc avec intérêt que j'apporte mon soutien morale. Juste vous dire " Tenez bon, car vous n'etes pas seul." la distance nous separe certainement...mais mon coeur est proche de vous.
Martin CORREA (COTE D'IVOIRE)

Crimes en R.D.C : Génocide des Hutu

Mémorandum

Du : Club Nyiragongo
E-mail : clnyira@gmail.com
Tel :(243)816506508 ; 995056800
KINSHASA/RDC

A : Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies

Concerne : Rapport du Haut Commissariat des Droits de l’Homme(HCDH) Contribution au rétablissement total de la vérité sur les violations graves des droits humains survenus dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo

I. Les faits avérés
Monsieur le Secrétaire Général,
1. Le présent mémorandum, qui est le deuxième du genre après celui que nous vous avons adressé en date du 22 septembre 2008, s’inscrit dans le cadre du récent rapport du HCDH relatif aux massacres perpétrés en RDC entre 1993 et 2003 notamment par les rebelles congolais et l'armée rwandaise.
2. Le Rapport dénonce notamment « la nature systématique, méthodologique et préméditée des attaques contre les Hutus [qui] se sont déroulées dans chaque localité où des réfugiés ont été dépistés par l'AFDL/APR sur une très vaste étendue du territoire ».
3. Il convient de noter à cet effet qu’en ce qui concerne les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo, espace vital des populations Hutu du Congo, le Rapport n’a pas mentionné l’existence des charniers et fosses communes dans lesquels ont été ensevelis de nombreux civils massacrés pour le simple fait d’appartenir à l’ethnie Hutu visée par l’Armée patriotique rwandaise.
II. Le double génocide perpétré sur les HUTU
Monsieur le Secrétaire Général,
4. Le Club Nyiragongo se base sur la définition du génocide, telle qu’énoncée dans la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948, pour soutenir en effet qu’il y a eu double génocide sur les Hutu :
« Dans la présente Convention, le génocide s'entend de l'un des quelconques actes ci-après, commis dans l'intention de détruire, tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre des membres du groupe;
b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale des membres du groupe;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence
devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ».
5. Depuis 1993, les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo en proie à une insécurité récurrente ; la vie y est complètement désarticulée avec de graves conséquences humanitaires sur des secteurs clés comme l’Agriculture et l’Education. Le Rapport n’y fait malheureusement pas allusion. Et pourtant :
5.1 Pour ce qui est de l’Agriculture, les différentes guerres qui se sont succédé ont obligé ceux des Hutu rescapés des massacres à déserter les champs pour être condamner à l’errance. Cela a eu pour conséquence la famine ; et cela se passait au vu et au su de la Communauté Internationale qui en connaissait les instigateurs. De ce fait, il convient de relever que « Soumettre toute une population à une famine programmée, avec une visée inavouée de l’exterminer, cela s’appelle « génocide ».
5.2 En ce qui concerne l’Education, la déperdition scolaire a frappé les enfants Hutu, leurs parents étant incapables de payer les frais scolaires. Ce fait dont nous avions maintes fois démontré la gravité est aujourd’hui à la base de plusieurs analphabètes. Toute une génération ainsi privée d’enseignement et soumise à une mort intellectuelle certaine. Cela n’est ni plus ni moins qu’un « génocide ».
5.2 En ce qui concerne l’intégrité de la cellule de base de la société (la famille), les viols de milliers de femmes Hutu de la RDC ainsi que l’éparpillement et l’errance des personnes par la suite des guerres qui se sont succédées dans les territoires cités ci-haut, ont conduit à la désintégration des milliers des familles des Hutu de la RDC qui pour la plupart se sont retrouvées décapitées, portant ainsi atteinte à l’intégrité mentale des rescapés, car ceux-ci gardent à jamais gravés dans leurs mémoires les souvenirs des affres subis et condamnés ainsi à passer le restant de leur vie ayant perdu tout goût de vivre. Cela s’appelle tout simplement « génocide ».
III. En conclusion
Monsieur le Secrétaire Général,
De ce qui précède, il ressort que les Hutu de la RDC, hormis le fait avéré des massacres systématiques dont ils ont fait l’objet, ont subi un double génocide qu’il convient de mentionner dans le rapport du HCDH.
A cet effet, nous vous prions de faire valoir cette réalité auprès des rédacteurs chargés d’élaborer la version finale, car l’existence des charniers et des fosses communes constitue une preuve vivante.
Nous restons attentifs quant à votre réaction éventuelle.

Fait à Kinshasa, le 22 septembre 2010

l'actualité

Bonjour,
Cela n'a rien avoir, mais c'est important pour nous qui sortons d'une longue crise.
Le 31 octobre le peuple ivoirien ira élire par les élections son président, élection qui devrait mettre fin aux huit années de crise qu'a connue mon pays.
A cet effet, sa jeunesse vivant en France a decidé d'apporter sa contribution à travers la mobilisation et la sensibilisation; et cela par le biais du collectif COTE D'IVOIRE Avenir crée pour la cause.
Je vous invite donc à venir visiter notre blog : http://cotedivoireavenir.ivoire-blog.com/

afin de nous apporter votre soutien par les commentaires que vous laisserez et la communication de l'adresse du blog à votre entourage.
Merci

Crimes en R.D.C : Génocide des Hutu

J'ai suivi vos différentes éditions du journal et votre invité Philippe Perdrix. Je ne partage pas son point de vue, qui semble être le point de vue de Jeune Afrique sur ce dossier. Je crois personnellement qu'il y a eu génocide des Hutu (Rwandais et Congolais) dès lors que les tueries ont visé l'élimitation d'une éthnie en représaille du génocide au Rwanda des Tutsi et Hutu modérés. Je vous envois par votre adresse e-mail un document du Club Nyiragongo, que je préside et qui démontre clairement que les crimes commis à l'Est de la R.D.C par le Rwanda constitue, ni plus ni moins un génocide

 
 
 
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