- Colombie - Farc
Colombie : la marche sans fin des FARC
Avec la mort de "Mono Jojoy", leur chef militaire, la question de l'avenir de la plus ancienne guérilla d'Amérique latine se pose. La machine de guerre révolutionnaire est-elle toujours aussi dangereuse aujourd’hui ? Notre correspondant en Colombie, Roméo Langlois, a suivi une section des FARC au cœur de la jungle.
Depuis 1964, la guérilla des Farc, tapie au fond de la jungle, défie l'Etat colombien. Mais ces dernières années, la vieille organisation d'inspiration communiste a encaissé plus de revers politiques et militaires que dans toute son histoire : désertions par milliers, mort de son numéro 2 Raul Reyes, libération d'Ingrid Betancourt et de quatorze autres otages, bombardement plus récent du Mono Jojoy, l'un des chefs militaires des Farc... La série noire semble ne pas devoir prendre fin. C'est un fait : cette organisation classée "terroriste" par l'Union Européenne et les Etats-Unis, extrêmement puissante il y a une décennie, n'a aujourd'hui aucune chance de prendre le pouvoir. D'autant qu'elle a perdu l'appui de l'écrasante majorité des Colombiens, notamment dans les villes.
Pourtant, malgré les cris de victoire de Bogota, la guérilla, puissante machine de guerre alimentée par l'argent de la drogue, est encore active. Les guérilleros se sont adaptées à la modernisation de l'armée et opèrent en petits groupes discrets. Ils règnent en maître dans de nombreuses campagnes et infligent régulièrement des pertes à l'armée.
Ce reportage a été tourné avec l'une des unités les plus puissantes des Farc, la JacoboArenas, une colonne mobile en déplacement permanent. Comme la plupart des "Fronts" des Farc, la JacoboArenas vit du trafic de drogue, du racket et de l'enlèvement. Sa mission : frapper puis se retirer, harceler en permanence l'ennemi. Dans ces montagnes du Cauca, au sud-ouest colombien, les survols des hélicoptères de combats sont permanents. L'ennemi est partout, mais la colonne contrôle bien le terrain, et bénéficie de la complicité de nombreux informateurs civils.
La plupart des guérilleros sont de jeunes indiens, souvent analphabètes, et très politisés. Mais plus que l'idéologie, c'est la misère et les abus des forces gouvernementales qui les ont jeté dans les bras de l'insurrection. "A la maison, on n'a pas tous les avantages qu'on a ici, confie Marcela, 16 ans. Ici, on a la santé, l'éducation..." Culte du chef, histoire du mouvement guérillero... Leur vie quotidienne est rythmée par d'interminables réunions politiques.
Bref, malgré la campagne militaire sans précédent de l'ex-Président Alvaro Uribe, les Farc sont encore là, partout en Colombie, désireuses de négocier et en même temps prêtes au combat. Le nouveau chef de l'Etat, Juan Manuel Santos, refuse d'entamer un dialogue avec la guérilla tant qu'elle ne cesse pas le feu, tandis que les rebelles continuent d'exiger des réformes sociales. Le conflit colombien, l'un des plus vieux du globe, continue de s'enliser.


























Commentaires (8)
Tout est pourrie dans ce pays que j'y ai vécu pendant un an.!
Normal que quand dans un pays ou tout est corrompue jusqu'a la moelle que les pauvres gens se revolte de voir toute cette injustice sociale se profiler sous leurs yeux.!Les Farcs sont la et seront la tant que toute cette corruption politique seras en place.! La Colombie est due pour une grosse revolution a la CUBA..!
réaction
que signifie FARC
Enfin un sujet sur les FARC
Enfin un sujet sur les FARC qui ressemble à un reportage plutôt objectif et pas à un blabla propagandiste et reducteur. Bravo au journaliste.
farc le feu aux fesses ,jungle incluse
mème dans les égouts le feu fait sortir les rats ,il suffit de sacrifier avec ce rite,une dizaine de bombes au phosphore .Si tu veux la paix prépare la guerre mais parles avant l'attaque .
farc
ce reportage est vraiment cool.c'est propre. cela renseigne beaucoup sur cette organisation terroriste tres crainte. c'est bon pour la culture generale surtout.
Farc
C'est vrai excellent reportage.
Ce pays est une machine à fabriquer de la délinquance et de la rébellion tant une poignée de possédants c'est tout accaparé.
Créez un syndicat et vous êtes mort !
Soyons surs que pour un paysan abattu, un ouvrier assassiné, c'est quelques guerrielleros de plus qui prennent les armes.
La paix, comme la justice ne sont pas pour demain!
HAHAHAHA "on ne tire pas sur
HAHAHAHA "on ne tire pas sur des gens" HAHAHA C'est dégueulasse! et pire encore que vous publié ça, il suffit de voir les massacres comme celles de Bojaya 119 civils morts ! alors que seulement 74 policiers-militaires. HONTE À VOUS France 24 de poster un reportage si subjectif et si pro-farc.
salut
très bn reportage!
Réagir à cet article