Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gaza: des morts trop télégéniques

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique - forum pour la paix : comment relever le défi de la réconciliation nationale ?

En savoir plus

DÉBAT

Ukraine - l'UE contre la Russie : les "mistral" plus forts que les sanctions ?

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 2)

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 1)

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le Festival de Carthage souffle ses 50 bougies !

En savoir plus

FOCUS

Angela Merkel au sommet de son pouvoir?

En savoir plus

MODE

Les collections de l'été 2015 déjà au salon Who's Next à Paris

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Xavier Bettel, Premier ministre luxembourgeois

En savoir plus

  • Vidéo : à Khan Younès, les cortèges funéraires se succèdent

    En savoir plus

  • Gaza : "Nous devons aller jusqu'au bout de la mission", prévient Israël

    En savoir plus

  • Tour de France : Thibaut Pinot, une dose de "combativité", une dose de "déconne"

    En savoir plus

  • Plusieurs compagnies aériennes annulent leurs vols vers Israël

    En savoir plus

  • Violences à Sarcelles : quatre personnes condamnées à de la prison ferme

    En savoir plus

  • Vol MH17 : les boîtes noires vont être analysées au Royaume-Uni

    En savoir plus

  • Les négociations de paix en Centrafrique tournent court à Brazzaville

    En savoir plus

  • Londres relance l'enquête sur la mort de l'ex-espion russe Litvinenko

    En savoir plus

  • Les télévisions libanaises unissent leur voix pour soutenir Gaza

    En savoir plus

  • Le FBI accusé de transformer des citoyens musulmans en terroristes

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : victoire du réformateur Joko Widodo

    En savoir plus

  • Paris confirme la livraison du premier Mistral à Moscou, le second en suspens

    En savoir plus

  • Transferts : le Colombien James Rodriguez quitte Monaco pour le Real Madrid

    En savoir plus

  • Gaza : l'armée israélienne annonce la disparition d'un de ses soldats

    En savoir plus

  • Dunga sélectionneur : le manque d’imagination du football brésilien

    En savoir plus

  • À Sarcelles, des dignitaires juifs et musulmans ont prié pour la paix

    En savoir plus

  • Transferts : Patrice Evra quitte Manchester United pour la Juventus Turin

    En savoir plus

  • Gaza : au Caire, Ban Ki-moon et Kerry veulent arracher un cessez-le-feu

    En savoir plus

Afrique

Le Rwanda rejette le rapport de l’ONU sur les tueries de l'ex-Zaïre

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/10/2010

Dans leur rapport, les Nations unies dressent l'inventaire de crimes commis par les forces rwandaises, contre les hutus, qui "pourraient être qualifiés de génocide". "Une insulte à l’Histoire", déclare le président Paul Kagame.

Vive émotion au Rwanda. Aussitôt après la publication du rapport de l’ONU, vendredi, sur les atrocités commises en RD Congo (République démocratique du Congo, ex-Zaïre) entre 1993 et 2003, le Rwanda a "rejeté catégoriquement" les conclusions onusiennes. Kigali a même qualifié le texte d’"insulte à l’Histoire".

Selon les Nations unies, les attaques des forces rwandaises "apparemment systématiques" contre des réfugiés et des civils hutus, commises dans l’est de la RD Congo (ex-Zaïre) "pourraient être qualifiées de génocide", si le tribunal compétent en la matière les juge ainsi.

Aujourd’hui, "le fait que Paul Kagame lui-même soit accusé de génocide est inconcevable pour les Rwandais", rappelle Fabienne Pompey, correspondante France 24 à Kinshasa.


Un rapport "douteux"

L’évocation du terme de "génocide" évoque en effet des souvenirs récents et douloureux au Rwanda. En 1994, quelque 800 000 tutsis avaient en effet trouvé la mort, avant que les troupes de Paul Kagame, l’actuel président, ne mettent fin aux massacres sur le sol rwandais.

Embarras à Kinshasa

Il n’y a pas qu’à Kigali que le rapport suscite aujourd’hui une vive émotion. La publication de ce rapport plonge aussi Kinshasa dans l’embarras. Lorsque l’ONU enquêtait, le gouvernement du président Kabila était en froid avec Kigali. "Depuis, les relations entre les deux voisins se sont réchauffées, au point qu’il est devenu difficile pour la RD Congo de soutenir des accusations de génocide contre le Rwanda", rappelle Fabienne Pompay.

Pourtant, la RD Congo a officiellement fait savoir qu’elle était "consternée" par les conclusions onusiennes, et qu’elle réclamait justice pour les crimes commis. Les Congolais ont en effet soif de justice. L’ONU s’est bien penchée sur les violences commises de 1993 à 2003. Mais les violences n’ont jamais cessé, puisque, encore aujourd’hui des groupes rebelles commettent viols et autres exactions dans l’est du Congo.
 

Kigali reproche aujourd’hui à l’ONU de se fonder sur des preuves insuffisantes. "Vu de l’Afrique, ce rapport paraît très douteux", explique Albert Rudatsimburwa, directeur de contact FM, une importante radio privée du Rwanda pro-Kagamé. "Comment quelques personnes pourraient-elles couvrir tous les évènements sur presque un sous-continent comme l’ex-Zaïre sur une période de 10 ans en quelques semaines ?", s’étonne-t-il au micro de France 24.

"Il y a eu des guerres, et donc des victimes, certes. Mais j’ai l’impression qu’une partie de l’ONU cherche à se venger d’une situation à laquelle ils n’ont pas pu faire face. Que ce soit, au Rwanda, où ils n’ont pas pu stopper le génocide où dans l’est du Zaïre, où ils n’ont pas pu venir en aide aux réfugiés. Aujourd’hui, ce sont les mauvaises personnes qui pointent du doigt des personnes qui ne sont pas les responsables", poursuit-il.

Peu après la fin du génocide de 1994, le Rwanda s'est senti menacé par la présence de ces réfugiés à la frontière, parmi lesquels se trouvaient d’anciens génocidaires. Lorsque les forces rwandaises ont passé la frontière pour soutenir la rébellion congolaise, en guerre contre les autorités en place de 1996 à 1998, elles se sont par conséquent livrées à des violences contre les hutus dans l’est du Congo.

La théorie du "double génocide"

Dans son commentaire officiel sur le rapport, Kigali accuse aussi les Nations unies de chercher à "valider la théorie du double génocide", fondée sur le fait que l’armée aurait mis en place des représailles contre les hutus ayant fui dans l’est du Zaïre voisin.

Ces actes sont aujourd’hui au cœur de l’enquête menée par l’ONU, dont les conclusions sont publiées ce vendredi. Dans ce texte de 550 pages, les Nations unies détaillent une liste de 617 crimes graves ayant provoqué des dizaines de milliers de morts de civils entre 1993 et 2003. Il porte notamment sur des tueries, des viols et des pillages, qui, selon l’ONU, ont été perpétrés par des mouvements de rébellion, mais aussi par des armées nationales comme celles du Zaïre, de l’Angola, du Zimbabwe, et surtout celle du Rwanda.

Aujourd'hui, ces crimes pourraient être qualifiés, par la justice internationale, de "génocide". "Cette question ne peut être tranchée que par un tribunal compétent", a insisté le Haut commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, lors de la divulgation du texte.

 

Première publication : 01/10/2010

  • RD CONGO

    "L’ONU fait des rapports depuis 15 ans, mais les atrocités se répètent"

    En savoir plus

  • DROITS DE L'HOMME

    Les Nations unies dénoncent l’impunité du viol en RD Congo

    En savoir plus

  • Violences sexuelles en RDC : l'ONU se met au travail

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)