Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée-Bissau : le président Vaz limoge le chef de l'armée

En savoir plus

REPORTERS

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

DÉBAT

Lutte contre les jihadistes : faut-il s'allier avec l'Iran ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le référendum écossais, sujet sensible pour les médias britanniques

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : la force de l'ONU prend le relais de la force africaine

En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • "Hollande renvoie l’image de quelqu’un de trop optimiste"

    En savoir plus

  • L'Australie déjoue des meurtres projetés par l'État islamique

    En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Air France : les pilotes maintiennent la pression au 4e jour de grève

    En savoir plus

  • Ajax - PSG : Lucas reconnaît avoir fait "une erreur"

    En savoir plus

  • Vidéo : à la rencontre des réfugiés syriens exilés en Turquie

    En savoir plus

  • Ukraine - Russie : Vladimir Poutine a-t-il remporté son bras de fer ?

    En savoir plus

  • Jack Ma et son Alibaba superstars de Wall Street

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse : la presse britannique veut sauver l'Union

    En savoir plus

  • Élections en Tunisie : et revoilà les "amis" de Ben Ali

    En savoir plus

  • Des jihadistes enlèvent un soldat libanais près de la frontière syrienne

    En savoir plus

  • Nigeria : au moins dix morts dans une attaque contre une université

    En savoir plus

  • Un rapport dissèque les sommes records mises de côté par les entreprises

    En savoir plus

Amériques

"Pourquoi je n’aime pas Lula"

Texte par Marianne NIOSI

Dernière modification : 03/10/2010

Lula ne semble faire que des heureux parmi ceux qui voudraient voir la pauvreté, ce fléau brésilien, éradiquée pour de bon. À gauche de Lula pourtant, des voix insatisfaites se font entendre.

Wesley Denilio le dit sans ambages : il est révolté. A 33 ans, ce jeune Brésilien a vécu tout sa vie dans une favela de la ville de Rio de Janeiro et il ne supporte pas la pauvreté qui l’entoure. Lula ? "Oui, c’est un symbole important pour nous. Avant, on disait qu’un type venu du peuple, qui n’avait pas fait d’études, ne méritait pas de diriger le pays. Il a prouvé que nous valons plus que ce que les riches ont toujours pensé."

Pour autant, Wesley n’est pas fan du président brésilien sortant. Ou enfin, il ne l’est plus : "Quand Lula a gagné, j’étais dans la rue comme tout le monde, j’étais vraiment ému." Puis tombe le jugement, sans appel : "Mais Lula n’est plus de gauche. Lula nous a trahis."

Comment l’homme considéré de part le monde comme le plus grand leader de gauche actuel peut-il être qualifié de traître par un Brésilien, des classes populaires de surcroît ? Wesley – militant multi-casquette : rappeur, journaliste, étudiant… - égrène les problèmes qui demeurent : le piètre état du système éducatif, la santé publique en lambeaux, le prix prohibitif des transports en commun…

Pour lui, les programmes sociaux mis en place par Lula ne sont qu’une mesure électoraliste ayant peu d’effets concrets. "Le salaire minimum est de 550 réaux alors que les loyers dans n’importe quelle favela de Rio de Janeiro sont rarement sous les 300 réaux. La Bolsa familia, c’est 60 réaux en moyenne pour une famille par mois. C’est trop peu. Les pauvres n’ont pas de quoi vivre !", s’emporte le jeune homme.

"J’ai des copains qui encore aujourd’hui ne peuvent pas se rendre au centre-ville parce qu’ils ne peuvent pas se payer un ticket de bus", déplore-t-il. "Non, vraiment, Lula ne gouverne pas pour le peuple, assène celui qui se dit "subversif", mais pour les élites et les banquiers."

 

 

Première publication : 02/10/2010

  • BRÉSIL

    Les Brésiliens s'apprêtent à élire le successeur de Lula

    En savoir plus

  • PRÉSIDENTIELLE BRÉSILIENNE

    Le camp de Lula affiche sa confiance

    En savoir plus

  • Au-delà de la popularité de Lula

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)