Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

"Force de Sibérie" : l'appel de la Chine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Comme le disait ma grand-mère"

En savoir plus

DÉBAT

Mali - pourparlers à Alger : peut-on croire à la paix ?

En savoir plus

DÉBAT

Ukraine : la Russie en guerre contre l'Europe ?

En savoir plus

FOCUS

Les géants américains du tabac à l'assaut de la cigarette électronique

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ben l'Oncle Soul toujours en plein rêve pour son deuxième album

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le trio CAB, un voyage musical entre Afrique, Brésil et Caraïbes

En savoir plus

FOCUS

Ces chrétiens d'Irak qui commencent leur nouvelle vie en France

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Quand Manuel Valls tente de faire disparaître ses tweets

En savoir plus

  • L’armée irakienne poursuit son offensive, l’EI recule

    En savoir plus

  • Rythme scolaire : la rentrée chahutée par des maires récalcitrants

    En savoir plus

  • À Saint-Nazaire, les Mistral voguent vers leur destin russe

    En savoir plus

  • Mercato : l’AS Monaco prête Radamel Falcao à Manchester United

    En savoir plus

  • Washington annonce avoir mené un raid contre les Shebab somaliens

    En savoir plus

  • L'ONU envoie une mission pour enquêter sur les crimes de l'EI en Irak

    En savoir plus

  • Vers un nouveau coup d'État militaire au Pakistan ?

    En savoir plus

  • Vidéo : une rentrée des classes pas comme les autres en Ukraine

    En savoir plus

  • Hong Kong en rébellion contre l’emprise de Pékin

    En savoir plus

  • Cisjordanie : les États-Unis exhortent Israël à renoncer aux expropriations

    En savoir plus

  • Face à l'avancée de l'EI en Irak, la peur gagne l'Iran

    En savoir plus

  • Et si la France vendait la Joconde pour éponger ses dettes ?

    En savoir plus

  • Webdoc : "Le Grand incendie" primé à Visa pour l'image

    En savoir plus

  • Le pape organise un "match pour la paix" avec des stars du foot

    En savoir plus

  • Le Premier ministre de retour au Lesotho après un "coup d'État"

    En savoir plus

Amériques

L'indécise politique étrangère du Tea Party

Texte par Thibault WORTH

Dernière modification : 08/10/2010

Les militants du Tea Party ont attiré l’attention du monde entier en luttant en bloc pour que le gouvernement fédéral ait moins de pouvoir. En revanche, sur les questions de politique étrangère les chefs de parti sont divisés.

Les dernières primaires républicaines son éloquentes : le mouvement Tea Party prend une ampleur inédite. À tel point qu’il est désormais en mesure d’influencer les élections cruciales de la mi-mandat en novembre.

Dans l’État du Delaware, dans l’Ouest des États-Unis, la militante conservatrice Christine O’Donnel a remporté haut la main l’élection sénatoriale primaire face à Micke Castle, républicain plus modéré.

Plus au nord, dans l’État de New York, le favori Tea Party Carl Paladino a très largement raflé la primaire républicaine au poste de gouverneur à l’ancien député Rick Lazio.

"Les citoyens du Deleware ont parlé", a déclaré Christine O’Donnel mardi lors d’un rallye. "Ils ne veulent plus de la politique habituelle. Leur cause est désormais la restauration de [la gloire de] l’Amérique".

Pour les militants du Tea Party, "restaurer [la gloire de] l’Amérique" signifie réduire les dépenses de l’État. Un objectif qui semble pourtant incompatible avec leurs priorités : selon une étude effectuée par la Sam Adams Alliance, une association à but non lucratif basée à Chicago, la question de la défense est considérée comme "très importante" pour 80 % d’entre eux. Or, en 2009, Washington a consacré quelque 782 milliards de dollars à la défense, soit un peu moins d’un quart de son budget global.

Devant cette contradiction, les dirigeants du Tea Party sont, sans surprise, très divisés entre les isolationnistes et les interventionnistes, comme c’est généralement le cas dans la politique américaine.

Le député du Texas Ron Paul a, par exemple, prôné l’approche isolationniste basée sur des restrictions budgétaires. Pour lui, consacrer des milliards de dollars à des bases militaires installées à travers le monde tout en évitant les dépenses à l’intérieur même du pays est une aberration.


Aux primaires du parti républicain dans le Kentucky, Rand Paul a très largement devancé Grayson Trey, favori des hautes sphères du parti, en s’opposant à tout type d’intervention extérieure des États-Unis. "Je m’opposerai aux aides intensives à la reconstruction, dont on fait porter le poids à nos soldats en faisant d’eux les policiers du monde", a-t-il déclaré, devant une foule séduite.

Dans le sillage de la politique étrangère de George Bush

De l’autre côté, se trouve Sarah Palin. Candidate à la vice-présidence en 2008, elle s’était positionnée en faveur d’une politique extérieure proche de celle de George W. Bush lors du rallye Tea Party sur le thème "restaurer l’honneur", et s’était opposée à toute amputation du budget militaire.

Cependant, comme les récentes élections primaires, Tea Party et parti républicain ne font pas bon ménage. Après la victoire de Christine O’Donnel dans le Deleware, le comité central de campagne républicain a fait preuve d’un enthousiasme très mesuré en lui envoyant un message de félicitations on ne peut plus laconique.

Mais l’opinion des militants eux-mêmes complique encore la donne. Un sondage Sam Adams Alliance indique que 96,9 % des militants Tea Party avaient voté pour George W. Bush en 2004. L’été dernier, seulement 50,7 % d’entre eux se sont affiliés au parti républicain.

Reste désormais à savoir quelle forme va prendre la politique extérieure américaine version Tea Party : va-t-elle se calquer sur la politique "préventive" de Bush, ou opérer des coupes franches dans le budget militaire ? À moins que le Tea Party ne trouve une solution intermédiaire.

 

Première publication : 08/10/2010

COMMENTAIRE(S)