- Cour pénale internationale - Crimes de guerre - RD Congo
La CPI ordonne la reprise du procès de l'ex-chef de guerre congolais Thomas Lubanga
La Cour pénale internationale (CPI) s'est prononcée en faveur de la reprise du procès de l'ex-milicien de la RD Congo, jugé depuis 2009 pour crimes de guerre et enrôlement d'enfants soldats durant la guerre en Ituri entre 2002 et 2003.
AFP - La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné vendredi en appel la reprise du procès pour crimes de guerre de l'ex-chef de milice de République démocratique du Congo (RDC) Thomas Lubanga, suspendu depuis le 8 juillet.
"La décision de suspendre la procédure doit être infirmée", a déclaré le juge Sang-Hyun Song en lisant un résumé des arrêts rendus par la chambre d'appel de la CPI à La Haye.
Une audience se tiendra lundi après-midi pour déterminer la date de reprise du procès de M. Lubanga, accusé notamment d'enrôlement d'enfants-soldats durant la guerre civile en Ituri entre 2002 et 2003.
Les juges de première instance avaient ordonné la suspension du procès, qui avait débuté le 26 janvier 2009, à la suite du refus du procureur de communiquer à la défense le nom d'un intermédiaire chargé de retrouver des témoins pour l'accusation.
Selon la défense de l'ex-chef de milice, des faux témoignages avaient été "fabriqués" avec l'assistance d'intermédiaires et la collaboration du bureau du procureur.
Dénonçant "un refus délibéré et totalement injustifié d'appliquer les directives de la chambre", les magistrats avaient estimé que "l’équité des procédures à l’encontre de l’accusé n’était plus garantie". Ils avaient ordonné, quelques jours plus tard, la libération de Thomas Lubanga.
Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait, le 16 juillet, interjeté appel de la suspension des procédures, ce qui avait entraîné le maintien en détention de M. Lubanga.
"La chambre de première instance a commis une erreur en ayant recours directement à la suspension de la procédure sans imposer dans un premier temps des sanctions qui auraient pu permettre d'obtenir que l'accusation obéisse à son ordonnance", a estimé le juge Song.
Le magistrat a toutefois affirmé que le procureur aurait dû obéir à la chambre de première instance, rappelant que "les ordonnances des chambres ont valeur obligatoire".
"Quels que soient les pouvoirs et devoirs du procureur, ils ne peuvent pas supplanter l'autorité suprême de la chambre de première instance pour déterminer ce qui constitue un procès équitable", a-t-il souligné.
"Le bureau du procureur se félicite de la levée de la suspension des procédures ainsi que de la décision de ne pas remettre M. Lubanga en liberté", a réagi Luis Moreno-Ocampo dans un communiqué.
"Les victimes doivent savoir que son procès se poursuivra, et que sa responsabilité pénale sera déterminée par les juges à l'issue d'un procès équitable", a ajouté le procureur argentin.
Thomas Lubanga est accusé d'enrôlement et conscription d'enfants de moins de 15 ans durant la guerre civile en Ituri (est de la RDC) entre septembre 2002 et août 2003. Transféré à La Haye en mars 2006, l'ancien chef de milice plaide non coupable.


























Commentaires (3)
´L´afrique (sujet de tout les bisness)
pour quoi toujour juger les africains , alors que les vrais coupable ou les organisateus de crime de geurre sont en plain air. ils faudra arrêter avec les histoires de CPI qui juge que les pays pauvre
quand sa va cesser
l afrique n est pas un champ de ruine il faut qu a partir de maintenant les africa
L'AFRIQUE
Il y a longtemps que je n'ai pas écris de commentaires sur l'Afrique.Je me pose toujours la question enfin non je ne me la pose pas véritablement.Mais lorsque les chînes de TV, les associations XXX parle de la FAIM en Afrique et que je vois cette photograhie toujours d'ailleurs d'actualité en 2010.Qui donne de l'argent pour se payer des munitions et des armes?Il serait bien que cet argent soit donner en nourriture au Africains.
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