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Amériques

Un puits de secours atteint les 33 mineurs bloqués depuis deux mois

Vidéo par correspondant France24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/10/2010

Un premier puits de secours a atteint, ce samedi, les 33 mineurs bloqués à 624 mètres de profondeur depuis le 5 août. Leur remontée à la surface pourrait avoir lieu dès mardi.

AFP - Un premier puits de secours a atteint samedi les 33 mineurs bloqués depuis deux mois dans la mine chilienne de San Jose, déclenchant l'euphorie des familles et des sauveteurs, a constaté l'AFP.

Des klaxons ont retenti, annonçant la jonction souterraine, sur le site en surface à partir duquel une excavatrice creusait depuis plus d'un mois ce conduit, tandis que les parents des mineurs s'enlaçaient et éclataient en sanglots.

"Il nous aura fallu 33 jours de forage pour parvenir aux 33 mineurs" - 32 Chiliens et un Bolivien -, a déclaré peu après à la presse le ministre des Mines, Laurence Golborne, ajoutant que le puits avait établi le contact avec eux à 622 mètres de profondeur.

"C'est une sensation très forte. J'imagine ce que doit ressentir mon frère là-bas, à l'intérieur" de la mine, a réagi, en larmes, Gaston Henriquez.

Les opérations de récupération des mineurs pourraient débuter d'ici trois à huit jours, soit au mieux dès mardi, selon les autorités.

Des trois excavatrices creusant en cet endroit isolé du désert d'Atacama (nord), la plus avancée, la "T-130" - dite du "Plan B" -, avait attaqué vendredi soir le forage des 40 derniers mètres du conduit d'une largeur de 66 cm environ.

"Les travaux de creusement ont repris vers 20H30 (vendredi)", avait précisé le représentant du ministère de l'Intérieur, Cristian Barra. L'engin avait été arrêté pendant l'essentiel de la journée de vendredi pour un changement de ses têtes foreuses, qui s'usent régulièrement au percement la roche granitique.

Le ministre chilien de la Santé, Jaime Manalich, a annoncé que le sauvetage pourrait intervenir dès mardi, son collègue des Mines évoquant de son côté un délai de "trois et huit" jours, en fonction de la décision de gainer tout ou partie du puits avec des tubes d'acier.

"Mardi, mardi", a répondu M. Manalich aux abords de cette mine où sont exploités minerais de cuivre et d'or, aux questions de la presse sur la date probable du commencement de la remontée, un à un, dans une étroite cage-nacelle métallique treuillée par une grue, des mineurs prisonniers à l'intérieur d'un large tronçon de galerie depuis l'éboulement survenu le 5 août.

Leur extraction sera entamée dans les "trois à huit jours" suivant la jonction, a indiqué le ministre des Mines, plus prudent. Elle devrait s'étaler sur un jour et demi à deux jours, à raison d'une heure ou un peu plus par individu.

Tout en bas, les 33 hommes devront quant à eux élargir à l'explosif la zone d'arrivée du puits, pour faciliter les manoeuvres avec la nacelle.

Ils sont en mesure de "manipuler des explosifs. Ce sont des mineurs, ils travaillent avec cela", a noté l'ingénieur Andrés Sougarret, sans préciser la quantité d'explosif requise, ni le volume des roches à éclater.

L'effervescence est palpable à proximité de la mine, une ruche chaque jour plus active où 300 journalistes étaient déployés il y a une semaine, 500 vendredi, un millier étant attendus ce week-end.

Selon le commandant de gendarmerie, Guillermo Berger, chargé de la sécurité sur place, certaines familles ont exprimé une gêne face à cet afflux de médias, de proches et de "touristes", a écrit le quotidien El Mercurio.

L'attente n'épargne pas les mineurs. S'ils sont "calmes" dans l'ensemble, "certains d'entre eux ont manifesté des signes d'anxiété prévisibles, d'autres une augmentation de la fréquence cardiaque", a révélé le ministre de la Santé, assurant que ces problèmes sont "gérés".

Des répétitions générales du "Jour J" ont commencé jeudi, incluant le transfert jusqu'à l'hôpital de Copiapo -moins d'un quart d'heure- à bord d'hélicoptères de l'armée.

Les mineurs seront hospitalisés d'urgence si nécessaire, ou, dans un deuxième temps, pour des examens approfondis de 48 heures, après un contact restreint avec quelques proches.

M. Manalich a rappelé que les principaux soucis de santé à ce jour de ces 33 hommes découverts en vie au bout de 17 jours par une sonde souterraine étaient "des problèmes dentaires d'une certaine intensité", et "des problèmes cutanés".

Première publication : 09/10/2010

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