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EUROPE

Arrestation d'un dirigeant de la société à l'origine des boues toxiques

Vidéo par Stéphanie DE SILGUY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/10/2010

La police a interpellé Zoltan Bakonyi, le directeur général de l'entreprise à l'origine de la catastrophe écologique qui touche la Hongrie. Le Premier ministre hongrois a estimé que la société devait être mise sous contrôle de l'État.

AFP - La police hongroise a interpellé le directeur général de MAL, la société propriétaire de l'usine à l'origine du grave accident chimique qui a fait sept morts et causé une catastrophe écologique dans le pays, a appris l'AFP lundi auprès du ministère de l'Intérieur.

Il s'agit de Zoltan Bakonyi, fils de l'un des propriétaires de la société, a-ton appris de même source.

Le Premier ministre Viktor Orban a indiqué plus tôt que la police avait interpellé un dirigeant de la société "et initié une procédure de mise en détention préventive", au cours d'une session plénière du parlement hongrois lundi à Budapest.

"La société responsable pour la catastrophe de boue rouge doit être mise sous contrôle de l'Etat", a ajouté le chef du gouvernement.

"Puisqu'il ne s'agit pas d'une catastrophe naturelle, mais de dégâts causés par des personnes, ce n'est pas aux contribuables de subir les coûts, mais à ceux qui ont causé les dommages", a-t-il encore souligné.

Le 4 octobre, la boue rouge toxique issue d'un réservoir fissuré de l'usine de bauxite-aluminium d'Ajka s'était déversée comme un raz-de-marée sur les villages des alentours. Les causes de l'accident, qui a fait aussi environ 150 blessés, restent à élucider.

MAL est sur la sellette, soupçonnée d'avoir surchargé ses réservoirs, ce que la société a de nouveau démenti lundi. "Pour l'instant, nous ne savons pas encore si la société avait surchargé les réservoirs ou non, mais si oui, c'est de l'entreposage illégal de déchets et c'est un crime", a déclaré lundi Zoltan Illes, le secrétaire d'Etat à l'environnement.

L'enquête de la police est toujours en cours. Les autorités ont saisi lundi des documents concernant les réservoirs dans les locaux de l'usine d'Ajka, a précisé le secrétaire d'Etat.

Première publication : 11/10/2010

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