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Le sauvetage des 33 mineurs bloqués devrait débuter mercredi

Dernière modification : 13/10/2010

L'évacuation des mineurs chiliens, bloqués depuis plus de deux mois à près de 700 mètres sous terre, entre dans sa dernière phase. Les 33 devraient être remontés à la surface un par un à partir de mercredi.

AFP - Le sauvetage des mineurs bloqués depuis plus de deux mois au fond d'une mine du Chili est entré dimanche dans sa phase ultime, avec pour objectif de ramener à l'air libre les "33", selon toute probabilité, à partir de mercredi.
   
"Nous sommes en train de commencer en ce moment la descente du premier tube" destiné à gainer les 96 premiers mètres du puits afin de faciliter le passage de la capsule "Phénix", qui remontera les mineurs un par un, a déclaré l'ingénieur en chef, Andres Sougarret, peu avant 10H00 locales (13H00 GMT).
   
"Nous espérons achever cette opération vers 09H00 (12H00 GMT) demain (lundi) matin", a-t-il précisé.
   
Les secouristes doivent poser 16 tubes métalliques de 66 cm de diamètre et les souder au fur et à mesure, afin de gainer les 96 premiers mètres du puits de 622 mètres de profondeur.
   
Une fois ce travail achevé, 48 heures de plus seront nécessaires pour procéder à

l'installation à l'extérieur du dispositif de grues, de treuils, et de poulies, qui commandera les va-et-vient de la nacelle.
   
L'évacuation des "33" commencera ensuite "le plus rapidement possible", de jour ou de nuit, a souligné le ministre des Mines, Laurence Golborne, confirmant que la date la plus probable devrait être le mercredi. L'opération devrait prendre un jour et demi à deux jours, à raison d'une heure ou un peu plus par personne.
   
A l'idée de monter dans l'étroite nacelle de 53 centimètres de diamètres certains mineurs ont confié leur angoisse à leur famille.
   
"Il est très heureux, mais il a peur de la capsule, il est devenu très nerveux", a raconté à l'AFP Clarina Segovia, soeur de Victor Sergovia.
   
"Il ne veut pas être le premier, parce qu'il a peur. Personne ne veut être le premier. Imagine-toi monter 700 mètres", explique Alberto Segovia, frère de Dario Segovia.
   
Le ministre de la Santé, Jaime Manalich, s'est au contraire félicité de "l'esprit admirable de solidarité et de camaraderie" des 32 Chiliens et du Bolivien, qui selon lui se disputent presque pour sortir en dernier.
   
La méthode pour déterminer l'ordre de sortie est cependant déjà définie: d'abord les "habiles", capables de faire face à un imprévu, puis les "faibles" et "enfin le groupe des plus forts", plus à même de supporter l'attente, a précisé le ministre.
   
"Les plus faibles" souffrent d'"hypertension, de diabète ou de problèmes pulmonaires chroniques", a-t-il détaillé.
   
Certains mineurs souffrent aussi d'"infections dentaires et de la peau assez importantes" et le groupe des plus faibles inclura également les plus fragiles psychologiquement, a ajouté le ministre de la Santé.
   
En attendant le jour J, les mineurs font des exercices de "préparation physique au stress du sauvetage" et "ont commencé un régime spécial" pour éviter d'avoir la nausée dans la nacelle, a-t-il encore indiqué.
   
Les mineurs subiront un examen médical dès leur remontée à la surface et pourront rencontrer une première fois leur famille proche, avant d'être transférés dans un hôpital de Copiapo, à moins d'un quart d'heure d'hélicoptère, où ils séjourneront deux jours, sauf complication.
   
"La seule angoisse désormais, c'est l'attente jusqu'à mercredi, ça va être de la folie", se réjouit Janet Lagües, tante de Jimmy Sanchez, 19 ans et benjamin des mineurs pris au piège depuis le 5 août après un éboulement dans cette mine isolée en plein désert d'Atacama, dans le nord du Chili.
   
Le moral ne cesse en effet de s'améliorer sur le site envahi par des centaines de journalistes du monde entier, venus assister au "happy end" de cette épopée de survie sous terre sans précédent.
   
Alors que les autorités tablaient sur trois à quatre mois de travaux pour extirper les mineurs de la mine, quand ils ont été repérés 17 jours après l'accident, le 22 août, les délais n'ont cessé d'être revus à la baisse.
   
Dimanche matin, le clown Rolly (bien Rolly), arrivé peu après l'accident pour divertir les enfants des mineurs vivant dans le campement "Espoir" installé au bord de la mine, se promenait avec des bambins déguisés en spiderman, princesse ou sorcière.
   
Des prêtres catholiques et pasteurs évangélistes sont également venus rendre visiter aux familles à quelques jours du "miracle" attendu.

Première publication : 11/10/2010

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