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Asie - pacifique

D'anciens cadres du Parti communiste chinois appellent à la levée de la censure

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/10/2010

Vingt-trois anciens hauts dignitaires du Parti communiste chinois (PCC) ont publié sur le Net une lettre exhortant le gouvernement à ouvrir la voie vers plus de démocratie. Peu après sa publication, le document a été censuré par le pouvoir.

"L'article 35 de la Constitution chinoise adoptée en 1982 l'indique clairement : 'les citoyens de la République populaire de Chine jouissent de la liberté d'expression, de publication, de réunion, d'association et de manifestation.' Mais en 28 ans, cet article n'a jamais été respecté." C'est ainsi que débute la lettre ouverte rédigée par 23 anciens hauts dignitaires du Parti communiste chinois (PCC) à l'attention du bureau permanent de l'Assemblée nationale. Publiée sur Internet le 1er octobre, jour de la fête nationale, la missive a rapidement été censurée par le gouvernement.

"La liberté d'expression et de la presse dont nous jouissons aujourd'hui est bien moindre que celle dont Hong Kong bénéficiait avant qu'elle ne soit rétrocédée à la Chine [en 1997]", peut-on également lire sur le document qui a été traduit en anglais sur le site Internet Chinese Media Project.

Dans un style direct et acerbe, les 23 signataires appellent le gouvernement chinois à mettre fin à la censure à laquelle sont soumis les médias et Internet, à garantir le droit d'exercer des journalistes et à lever tous les tabous qui entourent l'histoire du PCC. En Chine, le pouvoir contrôle étroitement la presse, l'édition et le Web. Les opinions critiques à l'égard du gouvernement ou des droits de l'Homme dans le pays sont régulièrement censurés.

La presse chinoise muette

Parmi les signataires figurent Li Rui, ancien secrétaire personnel de Mao Zedong, fondateur de la République populaire de Chine, et Hu Jiwei, ancien rédacteur en chef du "Quotidien du peuple", l'organe de presse officiel du PCC. Ces vétérans du Parti, connus pour leurs vues réformistes, n'en sont pas à leur premier coup d'essai. En janvier déjà, quatre d'entre eux avaient pris leur plume pour critiquer la condamnation à 11 ans de prison du dissident Liu Xiaobo, le lauréat 2010 du prix Nobel de la paix.

Dans leur dernière lettre, les anciens cadres du PCC rappellent que le Premier ministre, Wen Jiabao, s'est à plusieurs reprises exprimé en faveur de la liberté d'expression sans que la presse nationale s'en fasse l'écho. "La liberté de parole est indispensable à toutes les nations. La Constitution chinoise prévoit de doter le peuple de la liberté de parole. On ne peut faire obstacle à la demande du peuple pour la démocratie", avait déclaré le chef du gouvernement lors d'un entretien accordé le 3 octobre dernier à la chaîne américaine CNN. Des propos qui n'avaient pas été diffusés en Chine.

La mise en ligne de cette lettre ouverte est intervenue quelques jours avant l'attribution du  Nobel de la paix à Liu Xiaobo, que la presse chinoise a bien pris soin de taire. Depuis, la censure s'est encore un peu plus renforcée. Selon l’Independent Chinese Pen Center, une organisation qui lutte pour la liberté d'expression, au moins 40 militants des droits de l’Homme et journalistes sont détenus ou ont été interrogés pour avoir tenté de célébrer cette nouvelle.

Première publication : 13/10/2010

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