Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Aubry, beaucoup de silence pour rien"

En savoir plus

TECH 24

Evgeny Morozov, l'anti-conformiste du Web

En savoir plus

SUR LE NET

USA : la Toile au chevet d'une infirmière infectée par Ebola

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

START-UP : La tentation de l'étranger ?

En savoir plus

SUR LE NET

Data centers : un coût énergétique trop élevé

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Enseignement numérique : La francophonie à la traîne !

En savoir plus

REPORTERS

L'héritage du président Mujica en Uruguay

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Véronique Morali, présidente du Women's Forum et du directoire de Webedia

En savoir plus

Ukraine et Syrie: quelles gestions des crises?

En savoir plus

  • Deux journalistes français jugés en Papouasie

    En savoir plus

  • Kobané : les États-Unis larguent des armes aux combattants kurdes

    En savoir plus

  • Ebola : réunion de l'UE pour mieux lutter contre le virus

    En savoir plus

  • À Hong Kong, l'exécutif accuse des "forces étrangères" d'être à la manœuvre

    En savoir plus

  • Foot européen : excepté la Juve, les cadors assurent

    En savoir plus

  • Ebola : l'aide-soignante espagnole n'a plus le virus

    En savoir plus

  • Débordé par l’afflux de réfugiés, le Liban verrouille sa frontière avec la Syrie

    En savoir plus

  • Serbie-Albanie : le Premier ministre albanais reporte sa visite à Belgrade

    En savoir plus

  • Maroc - Algérie : tirs à la frontière, un "incident grave" selon Rabat

    En savoir plus

  • En images : le marathon de Pékin noyé dans un nuage de pollution

    En savoir plus

  • L'Allemagne accepte de vendre à Israël des bateaux lance-missiles

    En savoir plus

  • L'Église ne parvient pas à un consensus sur les homosexuels et les divorcés

    En savoir plus

  • Tempête dans l'Himalaya : le bilan humain s'alourdit

    En savoir plus

  • Paul McCarthy renonce à regonfler sa sculpture plastique vandalisée à Paris

    En savoir plus

  • Défiant la loi, le maire de Rome enregistre 16 mariages gays

    En savoir plus

Moyen-orient

Ahmadinejad accueilli en héros à Beyrouth malgré la polémique

Vidéo par Lise BARCELLINI

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 13/10/2010

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a entamé mercredi une visite officielle de deux jours au Liban. Malgré un accueil chaleureux, sa visite ne ne fait pas l'unanimité à Beyrouth.

Le président Mahmoud Ahmadinejad, qui a entamé mercredi une visite officielle de deux jours au Liban, a été chaleureusement accueilli par plusieurs milliers de Libanais. Composée principalement de sympathisants chiites du Hezbollah, la foule était massée le long de l’autoroute, menant à l'aéroport de Beyrouth, décorée aux couleurs de l'Iran. Des ballons et des affiches du chef de l'État iranien étaient agités tout au long de la voie attenante à la banlieue sud de la capitale libanaise contrôlée par le Hezbollah. "Les partisans du Hezbollah ont accueilli Ahmadinejad comme un héros, lui jetant du riz, se bousculant pour apercevoir le cortège présidentiel qui avançait au pas", précise Isabelle Dellerba, correspondante de France 24 au Liban. Le président iranien a longuement salué la foule, "une scène étonnante et inédite pour un chef d’État étranger en visite au Liban" ajoute-t-elle.

Lâcher de ballons aux couleurs des deux pays dans le ciel de Beyrouth - Photo : Pamela Kesrouani

 
À son arrivée à Beyrouth, il était attendu par des députés, par les deux ministres du Hezbollah chiite au sein du gouvernement d'union et par le président du Parlement allié du Hezbollah, le chiite Nabih Berri. Il s'est ensuite dirigé vers le palais présidentiel de Baabda, près de Beyrouth, où un accueil officiel lui a été réservé par son homologue libanais, Michel Sleimane. D’importants accords de coopération économiques ont été signés par les deux parties, notamment dans le domaine de l’énergie. "La résistance du peuple, du gouvernement et de l'armée du Liban contre l'ennemi sioniste n'est pas seulement une source de fierté pour les Libanais, mais pour toute la région car elle a changé l'équilibre des forces en faveur des peuples de cette région", a-t-il affirmé à l'issue d'une conférence de presse conjointe avec le chef d'État libanais. Il devrait également prononcer un discours cet après-midi au cours d'un meeting organisé par le Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth , durant lequel le Secrétaire général Hassan Nasrallah compte aussi intervenir.
 
Une visite controversée
 
Mais la première visite officielle au Liban du président iranien Mahmoud Ahmadinejad est loin de faire l’unanimité à Beyrouth. La confirmation de sa venue, au cours du mois d’août, avait même provoqué une controverse tant la scène politique et l’opinion publique libanaises sont divisées sur cette question. "Cette visite ne peut que nuire à l’image du Liban où sera reçu un chef d’État qui est en conflit ouvert avec la communauté internationale et qui est rejeté au sein même de son pays après une réélection contestée", regrette Samir Frangié, ancien député et membre de l’alliance politique majoritaire au parlement libanais.
 
Ahmadinejad compte également se rendre jeudi dans le sud du Liban, le fief du
L'Iran puissance régionale
Hezbollah, non loin de la frontière avec Israël, où il doit prononcer un discours. "Le président iranien va consacrer beaucoup de temps au Hezbollah, le parti chiite que son pays soutient militairement, financièrement et idéologiquement. Ensemble ils devraient réaffirmer leur volonté de poursuivre la lutte contre Israël", explique Isabelle Dellerba. Un geste perçu comme une "provocation" par la majorité parlementaire libanaise."Sa présence aux abords de la frontière ressemble à une provocation et l’État hébreu peut prendre prétexte de cette visite pour porter un coup à la stabilité du pays", regrette Samir Frangié, interrogé par France24.com. Le parti d’Hassan Nasrallah, ne voit pas les choses de la même manière. "La visite du président iranien est une preuve de l'amitié et du soutien que Téhéran accorde au Liban, que ce soit à la résistance, à l'armée ou encore aux institutions" a déclaré de son côté, lundi, le numéro 2 du Hezbollah, Naïm Kassem. Fondé en 1982 sous l'impulsion des Gardiens de la Révolution iraniens pour lutter contre l’invasion israélienne du Sud-Liban, le "parti de Dieu" n’a jamais caché sa filiation avec le régime iranien.
 
"Ahmadinejad n’est pas un président ordinaire"
 
Malgré le retrait des troupes israéliennes en 2000 après 22 ans d'occupation, le Hezbollah a conservé son arsenal au nom "de la résistance contre l’ennemi sioniste". Depuis, le seul parti armé du Liban est suspecté par ses détracteurs de vouloir étendre l'influence iranienne dans le pays, à défaut d’y instaurer un régime islamique. Il est également accusé d’être une base avancée de l’Iran au Moyen-Orient et de calquer son agenda sur celui de Téhéran. Des arguments qui ont toujours été réfutés par ses dirigeants. "Ahmadinejad n’est pas un président ordinaire (…). En déclarant il y a quelques années que le Liban sera le cimetière des États-Unis ou que la destruction d’Israël passe par le pays du Cèdre, il fait porter au pays une charge qu’il ne peut pas supporter", conclu Samir Frangié.

 

Première publication : 13/10/2010

COMMENTAIRE(S)