Dernière modification : 13/10/2010 

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Le Vatican se penche sur le sort des chrétiens d’Orient

Le Vatican se penche sur le sort des chrétiens d’Orient

À l'appel de Benoit XVI, les évêques originaires du Moyen-Orient se réunissent en synode, à Rome, du 10 au 24 octobre pour débattre de la situation inquiétante des chrétiens d'Orient.

Par FRANCE 24 (texte)
 

"Vivre de manière digne dans son propre pays est, avant tout, un droit de l'homme fondamental" a rappelé le pape Benoît XVI au moment d’ouvrir dimanche, à Rome, un synode des évêques du Moyen-Orient. Réuni au Vatican du 10 au 24 octobre, le synode intitulé "L'Église catholique au Moyen-Orient : communion et témoignage", rassemble 185 "pères synodaux" - 140 de rite oriental et 45 de rite latin. Chaldéens, maronites, coptes, syriaques ou encore grecs-catholiques… pendant deux semaines il sera question de l’avenir et du sort actuel des chrétiens d’Orient. Minoritaires dans une région tourmentée notamment par de nombreux conflits, et par l’intolérance de l’islamisme fondamental, ils sont dans l’impossibilité de pratiquer leur religion en toute sécurité dans certains pays.

Malaise et exil
 
"Les chrétiens ressentent le malaise d'être considérés comme des non-citoyens dans des pays qu'ils considèrent depuis toujours comme leurs maisons, avant même la naissance de l'islam", a regretté le patriarche d'Alexandrie des coptes d'Égypte, Antonios Naguib, lundi, dans le cadre du synode. Selon le document préparatoire des débats, les chrétiens ont été au nombre des "principales victimes" de la guerre en Irak, au Liban ils "sont divisés au plan politique et confessionnel" et ils rencontrent "de sérieuses difficultés" en Égypte. En Turquie, "le concept actuel de laïcité pose encore des problèmes à la pleine liberté religieuse du pays". En plus de l'hostilité à leur religion qui les pousse à l’exil, ces populations, elles-mêmes parfois divisées, rencontrent aussi des difficultés d’ordre économique dans des pays où leur présence remonte aux premiers temps de la chrétienté. La communauté ne compte plus que 20 millions de chrétiens, dont 5 millions de catholiques, sur 356 millions d’habitants.
 
Cri de douleur
 
Géographie oblige, l’arabe sera pour la première fois une langue officielle d'un synode. Deux dignitaires musulmans, dont l'ayatollah chiite iranien Seyed Mostafa Mohaghegh Ahmadabadi, professeur de droit à l'université de Téhéran, et un dignitaire du judaïsme, le rabbin David Rosen, directeur des affaires inter-religieuses du Comité juif international, ont été invités par le pape à prendre la parole durant les travaux. Le but du synode est "principalement pastoral", selon le pape, mais son organisation, outre le fait de mettre en lumière les difficultés des fidèles de la région, est déjà un accomplissement souligné par plusieurs dignitaires locaux.
 
"Il ne faut pas que ce synode se résume à un cri de douleur sur la situation au Moyen-Orient. Il faut qu’il établisse de nouvelles règles pour les relations islamo-chrétiennes, basées sur le respect mutuel et le droit afin de résoudre la crise de la présence chrétienne dans la région", prévient Mohamad Sammak, secrétaire général du Comité national pour le dialogue islamo-chrétien au Liban, interrogé par France24.
Commentaires (3)

la PAIX au proche Orion

j'ai écouté ce matin dimanche 7/11/2010 sur France 2 les chemins de la foi , un documentaire sur le synode organisé au Vatican à Rome par Benoit 16.
J'ai écouté une interview,et le point de vue d'un représentant religieux Grec qui a dit une analyse très juste et que je partage et c'est mon point de vue depuis longtemps : il a dit: les chrétiens du Proche orient n'ont pas peur des musulmans mais des représentants d'hommes politiques occidentaux . Le problème viens de la politique des pays occidentaux avec les guerres injustifiées en Irak,en Afghanistan,et dans les territoires occupés Palestiniens.Et il a fait un appel aux dirigeants occidentaux :"il faut aimer les musulmans".
Je suis tés réjoui de ce synode et j'espère que cette Paix des peuples viendra des Chrétiens et c'est leurs rôle d'influencer leurs gouvernements .Jésus prône la Paix avant tout .
Nous demandons à Dieu de nous guider sur le droit chemin Amen.

bonjour

nous n'avons pas besoin du vatican, luis qui a detruit des civilisation en voulant imposer le christiannisme, par la force envers les indiens d'amerique du sud et nord,les juifs, arabes .
alors ils sont un mauvais exemple

les evidences

Il est claire que les eglises chrétiennes sont ciblé, il n'y a pas de mystere sur cela. Que nous voulons l'admettre ou non, cet confrontation n'est qu'a ses debuts et deviendra plus intense. Nos bonne volontés ne vaut plus rien, l'histoire se repete.

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