Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "On ne doit pas jouer à se faire peur", tempère Maurice Lévy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "Trump est un nouveau Madoff", estime Jacques Attali

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Paul Polman : "Les fruits de la globalisation doivent être distribués de façon plus juste"

En savoir plus

FOCUS

Aux États-Unis, le désarroi et la colère des opposants à Donald Trump

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Enseigner autrement : de nouvelles méthodes pour réinventer l'école

En savoir plus

#ActuElles

Russie : les violences domestiques bientôt dépénalisées ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sabrina Ouazani, le cinéma avec le sourire

En savoir plus

BILLET RETOUR

Au Zimbabwe, le spectre de la crise économique plane toujours

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Du neuf dans un nouveau monde"

En savoir plus

Amériques

Dilma Rousseff s'engage à ne pas légaliser l'avortement

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/10/2010

La dauphine du président Lula fait un geste en direction des électeurs chrétiens en s'engageant à ne pas légaliser l'avortement si elle est élue au second tour de la présidentielle. Au Brésil, l'IVG n'est autorisée qu'en cas de viol.

AFP - Dilma Rousseff, la dauphine du président Lula, s'est engagée vendredi à ne pas légaliser l'avortement, un geste en direction des électeurs chrétiens devenus une des clés du second tour de l'élection présidentielle au Brésil.

Dilma Rousseff - Parti des travailleurs

"Personnellement, je suis opposée à l'avortement et suis en faveur de maintenir la loi actuelle", écrit la candidate du Parti des Travailleurs (PT - gauche) dans une lettre aux Eglises évangéliques transmise à l'AFP par le comité de campagne de la candidate.

L'interruption de grossesse n'est autorisée par la loi que s'il y a danger pour la vie de la mère ou après un viol.

"Si je suis élue présidente de la République, je ne prendrai pas l'initiative de proposer des changements de la législation sur l'avortement et sur d'autres thèmes concernant la famille", a-t-elle affirmé.

La candidate fait référence à une loi en examen au parlement criminalisant la discrimination contre les homosexuels, un projet auquel s'opposent l'Eglise catholique et les évangélistes.

Elle a précisé qu'elle n'approuverait que "les articles de loi ne violant pas la liberté de croyance, de culte et d'expression", ce qui laissera les Eglises libres de dénoncer par exemple l'union entre homosexuels.

Lors d'une réunion mercredi avec Dilma Rousseff, les leaders évangélistes avaient réclamé un engagement écrit de la candidate.

"Avec ces éclaircissements, j'espère compter sur vous pour arrêter l'odieuse campagne de calomnies dirigées contre moi", a ajouté l'ancienne ministre chef du gouvernement de Luiz Inacio Lula da Silva.

La divulgation sur internet de déclarations dans lesquelles elle se dit en faveur de la légalisation de l'avortement a fait basculer le vote chrétien dans le camp de son rival social-démocrate José Serra.

En contre-point, l'Association brésilienne des homosexuels a déploré vendredi l'utilisation de la religion dans la campagne.

"Au cours des derniers jours, nous avons assisté, perplexes, à l'utilisation de sentiments religieux et de jugements moraux dans la campagne électorale. Il n'est pas acceptable que les préjugés, le machisme et l'homophobie soient utilisés (...) et gagnent un espace privilégié en pleine campagne présidentielle", soulignent les homosexuels dans une lettre adressée aux candidats.

Première publication : 16/10/2010

  • BRÉSIL

    Avec 46,9 %, Dilma Rousseff n'échappe pas à un second tour de la présidentielle

    En savoir plus

  • BRÉSIL

    Dilma Rousseff en tête de la présidentielle, selon des résultats partiels

    En savoir plus

  • BRÉSIL

    Les Brésiliens s'apprêtent à élire le successeur de Lula

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)