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Dans les rues, les jeunes prennent le relais des salariés
Alors que les syndicats de salariés se réunissent pour décider de la suite à donner au mouvement de contestation contre la réforme des retraites, lycéens et étudiants ont organisé leur propre manifestation, notamment à Paris.
Les jeunes maintiennent la pression. L’Union nationale des étudiants de France (Unef), l’Union nationale des lycéens (UNL) et la Fédération indépendante démocratique lycéenne (Fidl) ont, pour la première fois depuis le début du mouvement, appelé à un rassemblement indépendant. Pour la première fois également, des collégiens se sont joints à la contestation en se rassemblant devant un établissement du 3e arrondissement de Paris, sans en perturber le fonctionnement.
Parallèlement, les syndicats se réunissent au siège de la CGT à Paris pour décider de la suite à donner au mouvement. Soudés depuis le début de la mobilisation, les huit syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CGC, FO, FSU, UNSA et Solidaires) devraient une nouvelle fois se mettre d’accord sur l’organisation d’une journée d’action, probablement le mardi 26 octobre.
4 000 manifestants selon la police, 15 000 selon un syndicat
Environ 4 000 jeunes sont présents dans le cortège, selon la police. Ils seraient "plus de 15 000" selon l’Unef. "Sarko, Fillon, on veut garder nos pensions", ou "Sarko, Fillon, casseurs social", scande la foule. "C’est toute la jeunesse qui manifeste. Le mouvement se poursuivra tant que la jeunesse ne sera pas entendue", assure aux journalistes de l’AFP Jean-Baptiste Prévost, président du syndicat étudiant.
"Des milliers de lycéens et d’étudiants se sont retrouvés en début d’après-midi à proximité de la fac de Jussieu, témoigne Johann Bodin, envoyé spécial de France 24. C’est une manifestation calme et bien encadrée. Il y a un double dispositif de sécurité, assurée en amont par un cordon de police, et dans la manifestation par un cordon d’enseignants qui se sont joints aux lycéens."
Les manifestations des jeunes contre la réforme des retraites sont, depuis une semaine, émaillées par des violences. Les centres-villes de Lyon et de Nanterre, en banlieue parisienne, sont notamment le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de jeunes. Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a annoncé l’arrestation d’environ 2 000 casseurs depuis une semaine.
Jeudi, sur les 4 302 lycées du territoire, 312 étaient perturbés "à des degrés divers", selon le ministère de l’Éducation. Un chiffre estimé à 1 300 selon les syndicats lycéens. Sur les 83 universités de l’Hexagone, entre 7 et 11 étaient bloquées et 4 à 5 fermées sur décision administrative.
Le gouvernement fait accélérer les débats au Sénat
Ce jeudi, malgré le déblocage des dépôts de carburant, près de 2 800 stations-service manquaient encore d’essence et de gasoil. Un chiffre en baisse, selon le ministre de l’Énergie Jean-Louis Borloo. "Nous en étions à 3 181 arrêts ponctuels [de stations-service] hier, à la même heure nous en sommes à 2 790 aujourd’hui, donc on assiste à une lente amélioration", a-t-il déclaré lors de la séance des questions au gouvernement, au Sénat.
Le gouvernement a aujourd’hui demandé le "vote bloqué", ou "vote unique", une procédure prévue par l’article 44 de la Constitution, pour accélérer les débats au Sénat sur le projet de loi de réforme des retraites. "Il y a plus de 120 heures de discussion", les "échanges ont été nourris, l'expression a été pleine, libre" et "il n'est pas justifié de rajouter 50 h de débat", a expliqué le ministre du Travail Éric Woerth en présentant la décision du gouvernement.
Les sénateurs examinent le projet de loi depuis trois semaines, l'opposition ayant multiplié les recours pour retarder le vote du texte. Jeudi en fin de matinée, il leur restait 257 amendements à examiner.
Selon des informations recueillies par l’envoyé spécial de France 24, Mickaël Szames, le vote pourrait intervenir dans la nuit de vendredi à samedi.





























Commentaires (5)
soutien
Dans le calme s il vous plait .....
Aux armes petits citoyens !
Balle de Manif
Ecoutez moi bien les bambins… je sais… je sais que vous n’êtes pas des pantins…
Mais ce n’est pas une raison de manifester… de faire comme si vous étiez mécontents.
On ne manifeste pas quand on n’a aucune raison de manifester.
Non… vous n’êtes pas politisés… vous ne pouvez pas l’être … vous êtes de petits bourgeois et ça se voit… je veux dire que les intérêts qui sont en jeu, sont un peu trop compliqués pour vous servir de terrain de jeu ! Oui c’est dangereux.
Un camarade à vous a perdu un œil, je suis au courant mais ce n’est pas une raison de vous faire crever les deux. Ce n’est pas votre malaise !
http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20Manif
Manifestation
Ce désordre national que le monde entier constate est avant tout un cuisant échec pour le président de la république et l'équipe qui le soutient. Malheureusement le pays paye cher une mauvaise élection, il va falloir rectifier le tir en 2012. Allons enfants de la Patrie etc...
Nombre d'étudiants à Jussieu
Étant étudiant de Jussieu, et témoin direct de ce qu'il s'est passé (11h-14h) je me permets de signaler que NON, il n'y avait pas "des milliers" de personnes ! Une bonne centaine tout au plus ! N'exagérons rien, s'il-vous-plaît ! Comment voulez-vous caser des "milliers" de personnes sur une telle place, alors qu'il y avait des barbecues, des ballons géants, et des pancartes un peu partout ?
En plus, nombre d'étudiants ne comptaient pas manifester, mais simplement entrer dans le campus ; celui-ci avait relevé ses grilles pour empêcher les étrangers à l'UPMC d'entrer, ce qui faisait qu'avec un contrôle des cartes étudiantes, on avait un gros groupe d'étudiants à l'entrée.
"ecole buissoniere
"ecole buissoniere reconductible?"
slogans etudiants
"sarkozy, non a la suppression de 500 000 postes en GB"
slogan socialiste visant sarkozy, la personne de tous les malheurs du monde et le responsable de la crise financiere.
(je vous assure, certains le pensent vraiment)
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