Dernière modification : 25/10/2010 

- France - Grèves - Manifestations - Pétrole - Retraite


La semaine s'annonce cruciale pour la réforme des retraites

Inflexibles, gouvernement et syndicats entrent dans une phase décisive de la réforme des retraites cette semaine, alors que la pénurie de carburant dans les stations-service est toujours ressentie un peu partout dans l'Hexagone.

Par Marina BERTSCH (vidéo)
FRANCE 24 avec dépêches (texte)
 

Le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats, mobilisés contre la réforme des retraites, entre dans sa dernière ligne droite. L’adoption par le Sénat de la réforme des retraites, vendredi dernier, devrait déboucher sur un vote solennel par le Parlement, cette semaine. Une issue qui paraissait en tous cas inéluctable, selon Éric Woerth, ministre en charge de la réforme, dimanche soir sur France 3. "Cela ne sert à rien de faire grève aujourd’hui" a-t-il déclaré. "Après le vote de la loi, c’est la loi (…), il faut la respecter. (…). À un moment donné, il faut cesser le blocage du pays." En envisageant un recours devant le Conseil constitutionnel, le texte pourra être promulgué vers le 15 novembre, a annoncé de son côté le conseiller social de l'Élysée, Raymond Soubie, sur Europe 1.

Les syndicats restent mobilisés

Mais les syndicats ne l’entendent pas de cette oreille et appellent jeudi à une nouvelle journée de manifestations et de grèves à laquelle les partis d’opposition ont déjà prévu de participer. Parmi les opposants au projet, certains gardent en mémoire le sort réservé au CPE en 2006, dont le texte, même promulgué, avait été retiré par le gouvernement de Dominique de Villepin sous la pression de la rue... Les syndicats comptent en effet prolonger la contestation au-delà du vote de la loi, avec l'organisation de journées d'action les jeudi 28 octobre et samedi 6 novembre. "Il est encore temps de peser après la décision de promulguer, éventuellement, cette loi", a déclaré dimanche Bernard Thibault, le n°1 de la CGT, sur France 5. "Derrière la promulgation d'une loi, il y a aussi la publication des décrets (...) On n'est pas encore à la veille de l'application concrète de cette loi.".

Du côté de l’opinion, si une large majorité (57 %) des Français se déclare satisfaite des actions ou des prises de parole des syndicats dans le conflit, selon un sondage Ifop pour France-Soir de lundi, une enquête OpinionWay a démontré avant le vote du Sénat que 56 % des Français souhaitent la fin du conflit social après l'adoption du texte par le Parlement. Quant au président Nicolas Sarkozy, sa cote de popularité est tombée sous la barre des 30%, selon le Journal du dimanche.

Une station-service sur quatre n'est pas approvisionnée

Les sept départements en pénurie d'essence

Mais le conflit a "un coût", martèle le gouvernement. Il serait "entre 200 à 400 millions d'euros" par journée de grève, a estimé ce matin la ministre de l'Économie Christine Lagarde, sur Europe 1. Après trente jours de conflit dans le port de Marseille, l’Union des industries chimiques estime à 1 milliard le coût de ce mouvement tandis qu’Air France déplore des pertes quotidiennes de cinq millions d’euros, d’après Le Figaro.

Sur le terrain, les perturbations dans les transports sont en forte baisse. Mais les syndicats entendent maintenir la pression en poursuivant les grèves dans les raffineries. Ce matin, sept d’entres elles (sur un total de douze) sont en grève, selon les organisations syndicales. Par ailleurs, le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) était de nouveau bloqué ce matin.

Un quart des pompes à essence était toujours à sec hier en France. Du fait de la journée de repos hebdomadaire des chauffeurs de camions-citerne dimanche, la situation des stations-service était donc susceptible de se dégrader lundi, avait prévenu l'Union française des industries pétrolières. Le ministre de l'Énergie, Jean-Louis Borloo, avait d'ailleurs confirmé dans la soirée qu'il pourrait y avoir "quelques difficultés lundi matin".

Commentaires (6)

FELISITATION

FELITATION A FRANCE24 VOUS ETRES DU BON BOULOT

la dette, la réforme des retraites Hé si?

1500milliards
Et si cette dette était bidon et si c'était pour instrumentaliser des fins non avouables?

En fait il s'agit de "créer" de la dette pour obliger les gens à travailler toujours plus.
Ceux qui nous dirigent sont en fait des exploiteurs.
Ils ne font rien,que vivrent en sansues sur notre corps, par NOTRE travail.
Leur pouvoir ne tient qu'à la méconnaissance des gens du système politique.
En fait,l'état pourrait produire SA monnaie,et pourrait parfaitement subvenir aux besoins de tout le monde.
Depuis que le sbire des Rothschield,Pompidou,a vendu notre pays aux banques privées,
nous accumulons une dette fictive.
En effet,si on prend le patrimoine français,on se rend trés vite compte qu'on n'est pas endetté.
c'est comme pour la sécu (24 milliards de dette, sur 700 milliards au total) :l'ensemble des impayés de certaines entreprises(comme Citroen) est égal à la dette de la sécu.
Il n'y a pas de dette,c'est du bidon,c'est pour vous obliger à travailler et à payer toujours plus.

Aujourd'hui en France,on pourrait TOUS avoir du travail,20 heures par semaine,pour un minimun de 1500 euros.
Mais voilà,ce n'est pas dans les desseins d'exploiteurs comme Dassault ou Lecler ou le MEDEF,qui veulent des esclaves soumis à leur botte.
Imagine que demain on te dise qu'il n'y a plus de dette !

Tu vas dire,"ok,donc moitié moins d'impots à payer".
Si t'as moins à payer,pourquoi travailler autant ?
Tu peux donc travailler moins.

On nous créé une dette pour nous esclavagier,pour que nous soyons tenus de travailler,sans relache.
Le pouvoir ne tient qu'à cela.

1500 milliards et
Si les gens réalisent que la dette est fictive,on peux défaire ce pouvoir

"Depuis que le sbire des Rothschield,Pompidou,a vendu notre pays aux banques privées,
nous accumulons une dette fictive?."

Les dettes fictives existent bien, mais celle là est bien réelle (les 1500 milliards d'euros) et il faudra bien que quelqu'un la paye (plusieurs générations au moins) ou qu'une révolution décide de la mettre au panier.... avec toutes les conséquences que cela peut avoir.

Prenez conscience d'une chose simple:

LES BANQUES N'ONT QUE 10 POUR CENT (environ) DES DÉPÔTS DES CLIENTS EN DISPONIBILITÉ..!!!!!

Le reste.... c'est DU VENT,.... RIEN QUE DU VENT...!!!

Si demain tous les déposants ayant un solde positif demandent à retirer leurs avoirs simultanément, c'est LA BANQUEROUTE ASSURÉE DE TOUTES LES BANQUES DU MONDE.... et ils le savent bien, c'est pour cela que les états les renflouent en urgence comme cela a été fait pour combler leurs magouilles financières.

La seule solution est de nationaliser la monnaie au lieu de laisser ce pouvoir aux banquiers voyous.!!

Et pour cela faut'il sortir de l'Europe ?

on devrait avoir les

on devrait avoir les socialistes en 2012...
...pour mettre un terme aux reactions idiotes de beaucoup de français qui pensent que le probleme vient de sa gouvernance et non de leur volonté de vouloir plus en en faisant moins.
Une chose est sure, lorsque que la gauche sera au pouvoir, la droite la remplacera de suite au prochaine presidentielle, car ce n'est pas les gens de la rue qui ralent mais bien les riches et chefs d'entreprise qui creer des emplois et peuvent empecher la delocalisation.
alors avec un pouvoir qui semble les detesters, ils vont s'en aller pour encore apauvrir la france au profit des travailleurs asiatique.

on va faire un peu comme aux USA, nourrir l'espoir du changement en elisant notre obama, de beau discours au debut, une belle reforme pour montrer sa volontée (mais au fond ne servira a rien) puis plus rien a part attendre.
Et dans 10 jours (elections mi mandat)on retrouvera le style de personnes avec lesquels les USA ont toujours ete gouvernés et souvent bien fonctionnés

plus d'Argent pour financer nos retraites ?

L'Etat n'a plus d'Argent pour financer nos retraites ?
Il en a pourtant bien pour :
- faire la guerre en Afghanistan,
- la Grippe A (plus de 70 millards d'euros pour rien),
- renflouer les Banques,
- financer le manque à gagner du bouclier fiscal,
- augmenter le salaire des ministres de 70 % en 2002,
- multiplier son salaire par 3 dès son arrivée au pouvoir,
- indemniser Bernard Tapie,
- indemniser les ministres à vie après 6 mois de mandat,
- financer le logement et les véhicules de fonctions des ministres et autres personnels du gouvernement (en Suède, bien qu'ils ne soient rémunérés 3 fois moins qu'en France, chaque ministre paie ses dépenses personnelles et son logement),

...etc...etc...etc (j'en oubli certainement beaucoup)

On nous prend vraiment pour des cons et surtout pour des vaches à lait.
Il faut réformer et contrôler les dépenses de l'état. Crise oblige, tout le monde doit se serrer la ceinture.

La bombe cachée

Ouh Ouh, tout le monde !!. L'accord AGFF qui permet aux 35 millions de salariés du privé de prendre leurs retraites complémentaires à 60 ans sans subir d'abattement pouvant aller jusqu' à 22% se termine le 31/12/2010.. Si cet accord n'est pas reconduit par les partenaires sociaux (syndicats de patrons et salariés), ce sera l'explosion du chômage, car les 35 milliuons de salariés travailleront jusqu'à 65 ans pour toucher leur complémentaires pleines. Sinon ils subiront une perte de 22% et ce sera l'économie qui en prendra un coup , Dans les deux cas ce sera une ponction fiscale sur les revenus de tous les citoyens, sauf les banquiers, biensûr qui eux cherchent à avoir un troupeau de moutons faibles pour pouvoir les tondre plus facilement.. Faites passer.. Merci !!

Ce qui est crucial pour le

Ce qui est crucial pour le gouvernement c'est de faire croire que la mobilisation s'essouffle,et que les gens vont gentiment rentrés chez eux, sous prétexte qu'une majorité parlementaire aux ordres, qui sert ouvertement les intérets des plus riches, va voté un texte. Ca n'a pas marché depuis plus d'un mois, la minimisation, la pure dénégation du rejet massif de cette réforme, et on ne voit plus très bien pourquoi le gouvernement persiste dans sa propagande impuissante, sinon pour se convaincre lui même que comme il est entiérement soumis aux ordres d'un chef, l'ensemble des francais pourraient faire preuve de la même servilité, et accepter de se faire voler des droits parce que le pouvoir financier, représenté par les agences de notations y voit son intéret. Les choses sont claires: le choix est actuellement entre la dictature des marchés avec ses serviteurs au parlement, ou la véritable démocratie qui aujourd'hui n'existe que dans la rue.

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