Dernière modification : 27/10/2010 

- France - Retraite - Université


Les étudiants dans la rue pour "rebooster" la mobilisation contre la réforme des retraites

Les étudiants ont manifesté mardi devant le Sénat pour tenter d’insuffler un nouvel élan à la mobilisation contre la réforme des retraites. FRANCE 24 a suivi ceux de Paris VII, alors qu’ils préparent le blocage de leur université.

Par France 3 (vidéo)
Aurélie BLONDEL (texte)
 

Mardi 26 octobre, Université Paris Diderot, 12 h. Environ 120 étudiants sont réunis en assemblée générale dans l’amphi 5C du campus "Paris rive gauche", dans le XIIIe arrondissement de la capitale. Objectif : préparer la manifestation qui doit avoir lieu dans l’après-midi devant le Sénat, mais surtout discuter, tout en mangeant leurs sandwichs, de la suite de leur mobilisation conte la réforme des retraites. Le travail a repris dans certaines raffineries, les éboueurs de Marseille ont recommencé à ramasser les ordures, de plus en plus de trains circulent, les lycéens sont en vacances : les étudiants de Paris VII le savent, la contestation s’essouffle.

C’est justement le moment qu’ils ont choisi pour durcir leur mouvement. "En parler entre copains ne suffit plus", affirme Laura, en master de sociologie et de philosophie. C’est "notre responsabilité" désormais de "ramener du monde dans les manifs", explique Éric, ou encore de "remotiver les bases syndicales", lance Guillaume, un autre étudiant. "Tout va se jouer cette semaine", ajoute John, étudiant en sociologie. En clair : c’est une opération "reboostage" qui est lancée, résume Lucien, le modérateur de l’AG.

"Si je rate mon cours, je n’ai pas mon semestre"

La question centrale de cette réunion : faut-il bloquer l’université jeudi 28 octobre, prochaine journée de mobilisation interprofessionnelle ? La majorité des étudiants présents sont pour. C’est pour eux la seule façon de permettre à un maximum de personnes de participer aux manifestations. "Si je rate mon cours, je n’ai pas mon semestre, raconte Marine au bout de la salle. Du coup, je vais en cours tant que mon IUFR n’est pas bloqué."

Pas facile de définir toutefois les modalités du blocage. Pour éviter de débattre et d’afficher leurs divergences devant les journalistes, les étudiants demandent d’ailleurs à l’équipe de France 3 et à ses caméras de sortir de l’amphi.

Certains voudraient bloquer toute l’université Paris VII, d’autres souhaitent concentrer leurs forces sur un seul bâtiment. Et si l’on faisait une opération "automne des chaises" et que l’on sortait toutes les chaises ? Pas facile dans les amphis, où les bancs sont fixés au sol… Après quasi deux heures de discussion, et de multiples votes à main levée, il est finalement décidé de bloquer deux sites de l’université : celui de "Javelot", rue de Tolbiac (13e arrondissement) et, si les effectifs le permettent, celui de "Paris rive gauche", en bord de Seine.

"Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère"

Un étudiant du premier rang se dévoue pour prêter son chapeau, et une quête est organisée. Près de 100 euros et des pièces sont récoltés pour acheter des chaînes qui serviront à bloquer les portes des différents bâtiments jeudi. Mais c’est le moment de sortir la banderole "Paris 7 – Pour les retraites, luttons jusqu’au retrait" et de rejoindre les autres étudiants. Ils se sont tous donné rendez-vous devant le campus de Jussieu pour une manifestation qui doit les conduire au palais du Luxembourg, où les sénateurs doivent avaliser la version définitive du texte de la réforme des retraites. Le rassemblement, organisé par l’Unef, premier syndicat étudiant, a été baptisé "monte le son du sonotone".

Les manifestants seront au final environ un millier devant le Sénat aux environs de 15 h, à scander les slogans anti-réforme. "Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n’en veut pas, de cette société-là", crient-ils à tue-tête. Ou encore "c’est tous ensemble qu’on va gagner". Les étudiants de Paris VII ont rejoint les cortèges des autres universités de Paris, mais aussi des étudiants venus à titre individuel, comme Léna, étudiante en graphisme dans une école de la capitale. "Je n’ai pas du tout l’impression d’être récupérée par un syndicat ou un parti", martèle la jeune fille de 19 ans. "Si je n’étais pas intéressée par le mouvement, je ne me lèverais pas et je dormirais !"

Quant aux quelques dizaines d’étudiants de Paris VII qui ont voté un peu plus tôt le blocage de leur université – le premier depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites, ils se donnent rendez-vous jeudi à 6h30 du matin, bien décidés à empêcher la tenue des cours ce jour-là.

Photo : Aurélie Blondel - France 24
Photo : Aurélie Blondel - France 24
Photo : Aurélie Blondel - France 24
Photo : Aurélie Blondel - France 24
Photo : Aurélie Blondel - France 24
Photo : Aurélie Blondel - France 24
Photo : Aurélie Blondel - France 24
Photo : Aurélie Blondel - France 24

    Commentaires (7)

    etudiants qui n'etudient pas

    Demonstrations au lieu d'etudier et de commencer a travailler aussitot que possible! C'est incroyable ce que les etudiants peuvent perdent du temps a faire des demonstrations. Etudiez! Finnissez vos etudes aussitot que possible et travaillez vos 40 ans!!!!! La retraite vous attend

    pauvre France avec une jeunesse pareille

    Ou est l'intelligence de ces jeunes? Ils devraient penser a leur avenir et "bosser" au lieu de vouloir jouer aux revolutionnaires d'operette.La France traverse des difficultes et la reponse des jeunes ecerveles,enfoncer encore plus le pays dans des problemes qui les depassent, triste perspective pour l'avenir, le courage est un mot qui a perdu toute sa valeur devant la betise ambiante.

    PHILANTHROPES:) génuflexions à brise-front

    Des eStudients sont éperdument PHILANTHROPES

    Ils veulent et devront nourrir une armée des Jeunes axacales- retraité

    M.D.R

    120 étudiants (militants ultra politisés plutôt)en assemblée, à peine 1 millier devant le sénat ; c'est à mourir de rire ! Je suis heureux de voir que la majorité des étudiants et des jeunes ne sont pas tombés dans le jeux de blocage stérile des syndicats et des mouvements politiques de gauche - comme quoi, la jeunesse n'est pas aussi stupide comme certains voudraient le faire croire. Je parie que la majorité des "étudiants - militants - manifestants - bloqueurs" font des études de sociologie, psychologie, histoire de l'art etc.... le genre d'études que font ceux qui ne savent pas trop quoi étudier après leur bac et qui ne veulent pas aller travailler.

    liberté quand tu me tiens...

    Voilà qui est intéressant : droit de faire Grève? La question pour les étudiants serait plutôt : droit de ne pas faire grève?
    La question centrale de cette réunion : faut-il bloquer l’université jeudi 28 octobre, prochaine journée de mobilisation interprofessionnelle ? La majorité des étudiants présents sont pour. C’est pour eux la seule façon de permettre à un maximum de personnes de participer aux manifestations.

    Des nouilles en or, des couilles encore !

    Pourquoi est-ce que je crie haut et fort ?
    Parce que je ne suis pas une andouille
    Je vois bien tous les sujets d’embrouille:
    Que la Réforme des retraites est passée comme une lettre à la poste sans postier.
    Qu’on va revoir la fiscalité de fond en comble et que la refonte sera bien pire que la fonte !
    Qu’on va rallonger la durée de travail hebdomadaire… de 35 on passera à 40… puis de 40 à 45…
    Que notre cœur est creux et plein d’ordure !

    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20nouilles

    étudiants

    Et c'est cela notre future élite. Je pensais qu'un étudiant par définition était intelligent. Preuve que non !
    Alors qu'ils assument s'ils n'ont pas leur semestre validé et qu'ils arrêtent de se prendre pour leurs collègues de mai 68 ( ils n'ont que la longueur de leurs cheveux pour toute ressemblance

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