Dernière modification : 29/10/2010 

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Jean-Marie Le Pen comparaît devant la justice pour incitation à la haine

Jean-Marie Le Pen comparaît devant la justice pour incitation à la haine

Une peine de deux mois de prison avec sursis et d'un an d'inéligibilité, assortie d'une amende de 20 000 euros, a été requise contre le président du Front national pour incitation à la haine envers les musulmans et les personnes d'origine algérienne.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Deux mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité ont été requis jeudi contre Jean-Marie Le Pen pour avoir, par des affichettes de campagne diffusées sur internet, incité à la haine envers la population musulmane et les personnes d'origine algérienne.
   
Le procureur, Claire Donnizaux, a également demandé au tribunal correctionnel de Paris de condamner le président du Front national à une amende de 20.000 euros.
   
L'affiche litigieuse avait été diffusée en février 2010, lors de la campagne des élections régionales, par le mouvement "jeunesse" du FN en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, puis sur plusieurs sites internet.
   
Titrée "Non à l'islamisme", elle représentait une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France, recouverte du drapeau algérien, sur laquelle se dressaient sept minarets en forme de missiles.
   
Scandalisée, la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) avait alors saisi le juge des référés du tribunal de Marseille, qui avait condamné le Front national à retirer les affiches.
   
Dans un second temps, la Licra, soutenue par SOS Racisme et le journaliste algérien Mohamed Sifaoui, a porté l'affaire devant la justice parisienne pour provocation à la haine envers une religion.
   
Absent à son procès, Jean-Marie Le Pen a évoqué la question dans la matinée lors d'un débat au Centre de Formation des journalistes de Paris dont il était l'invité. "Mon avocat n'aura pas trop de mal (à me défendre, ndlr) à l'issue de la déclaration de M. Ben Laden", a-t-il ironisé.
   
A l'audience, Me Wallerand de Saint-Just s'est en effet saisi des récentes menaces d'Al-Qaïda contre la France. "Nous sommes aujourd'hui menacés par l'islamisme (...) Est-ce que vous allez dire, dans votre jugement, qu'on ne peut plus montrer d'opposition à l'islamisme? Faites très attention..." a mis en garde l'avocat, en s'adressant au tribunal.
   
Durant sa longue plaidoirie, le défenseur du FN n'a cessé de rappeler que l'affiche litigieuse disait "Non à l'islamisme" et pas à l'islam.
   
"C'est un procès d'intention à M. Le Pen!" s'est-il indigné, en se faisant le chantre de la religion musulmane: "Vouloir vous faire dire dans votre jugement que l'islamisme, c'est la même chose que l'islam, c'est un scandale!"
   
"C'est trop facile de dire qu'on ne vise pas les musulmans parce qu'on y a inscrit +islamisme+", a répliqué l'un des avocats de SOS Racisme, Me Antonin Lévy. Sur cette affiche, "est-ce qu'on voit le terrorisme, est-ce qu'on voit Al-Qaïda, est-ce qu'on voit Ben Laden? Non!"
   
Faux, rétorque l'avocat du FN. Selon lui, l'affiche veut "montrer que l'islamisme constitue un danger pour la France et que cet islamisme consiste notamment pour certains jeunes Français musulmans à brandir le drapeau algérien et à brûler le drapeau français", comme à Toulouse après le match Algérie-Egypte, en qualifications pour le Mondial.
   
Pour le Front national, a répondu Me Lévy, "l'islamisme se résume au simple fait que des jeunes après une victoire de football manifestent leur joie après la victoire de leur équipe! Pierre de Coubertin doit se retourner dans sa tombe..."
   
Stigmatisant "la violence" de l'affiche, dont le seul but est de "susciter un sentiment de peur et de rejet dans l'électorat français", le procureur, Claire Donnizaux, a dénoncé "l'assimilation trompeuse entre islamisme et islam". Au vu des "antécédents" judiciaires de M. Le Pen en la matière, elle a demandé au tribunal de se montrer particulièrement sévère.
   
Délibéré le 2 décembre.
   

 

Commentaires (6)

de qui se moque-t-on ?

Je ne veux pas défendre M. Le Pen.
Par contre qui porte plainte contre les rappeurs qui insultent les institutions, la France et son drapeau ?
Quand va-t-on sévir ?
Je n'y comprends rien. La France fout le camp et personne ne réagit.

injustice

La France et l Europe ressemble de plus en plus à l Union Sovietique d hier.

Merci a la justice

Merci a la justice francaise..1001 bravo.

Le Pen

Monsieur Le Pen nous a assez incommodés pendant toutes ces années, peut-être pourrait-il envisager de rentrer dans une maison de retraite?

Baisser le froc

Pendant combien de temps nos dirigeants, vont-ils baisser le froc devant l'islam ?

Barrage notoire.

Comme par hasard !!! .....
Quelques mois avant l'échéance des élections, Jean-Marie Le Pen se voit assigné en justice aux seules fins de le priver d'éligibilité et de le discréditer une fois de plus lui et son parti aux yeux des citoyens français ... preuve évidente que l'on craint, avec raison, la montée en puissance du Front National. Mais cette tactique notoire et habituelle n'empêchera pas la montée du racisme en France, et les français ne sont pas dupes. On entend ainsi baillonner le Président du FN qui ose exprimer tout haut et sans langue de bois ce que les français pensent tout bas sans prendre le risque de s'exposer à des sanctions.

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