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Le Canadien Omar Khadr écope de 40 ans de prison
Le jeune Canadien, arrêté à l'âge de 15 ans en Afghanistan en 2002, est le troisième détenu de Guantanamo à avoir plaidé coupable de crimes de guerre. Une commission militaire d'exception l'a condamné à 40 ans de prison.
AFP - Le jeune Canadien Omar Khadr qui plaidait coupable de crimes de guerre, dont meurtre, a été condamné dimanche à 40 ans de prison par une commission militaire d'exception à Guantanamo (Cuba), mais il effectuera une peine réduite en vertu de l'accord de plaider coupable.
Les sept jurés militaires ont délibéré pendant près de neuf heures sur deux jours pour parvenir à une décision quasiment symbolique puisqu'en plaidant coupable le Canadien, arrêté à l'âge de 15 ans en Afghanistan en 2002, s'est assuré une peine réduite.
Selon le juge militaire Patrick Parrish, l'accord de plaider coupable inclut une peine de huit ans de détention, dont un an à Guantanamo et le reste au Canada si Ottawa est d'accord.
Agé de 24 ans aujourd'hui après avoir passé huit dans la prison américaine à Cuba, Omar Khadr a finalement plaidé coupable lundi d'avoir tué un infirmier militaire américain, Christopher Speer, en lançant une grenade. Outre meurtre, il comparaissait aussi pour tentative de meurtre pour avoir fabriqué des bombes artisanales, ainsi que pour complot, soutien au terrorisme et espionnage.
Le jeune Canadien est le 3e détenu de Guantanamo à plaider coupable, et le 5e à comparaître devant une commission militaire d'exception, une juridiction mise en place pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale par l'administration du président George W. Bush, et rétablie, après réforme, par le président Barack Obama.

























Commentaires (2)
La condamnation d’Omar Khadr: message aux enfants soldats
Le procureur principal du tribunal militaire américain, le capitaine John Murphy, a déclaré ceci du résultat du procès d’Omar Khadr. "Cela envoie le message à tout terroriste (...) qu'ils font potentiellement face à une très sérieuse sentence". Mais il a simplement oublié de réfléchir avant de parler. Comment envoie-t-on un message aux enfants soldats ? Les futurs enfants soldats ont-ils suivi de près ce procès pour en tirer quelque avertissement ? Pourront-ils dorénavant choisir de bons parents qui ne sont pas impliqués dans des activités terroristes ? Pourront-ils refuser d’obéir à des ordres qui contreviennent aux lois de guerre internationales?
Je pense que le message est lancé plutôt aux gouvernements de tous les pays de prendre exemple de cette super puissance qui se dit une saine démocratie ; de traiter les enfants soldats comme des adultes ; de les emprisonner dans des conditions épouvantables, de les torturer pour leur faire avouer des crimes, aveux qui seront admis en preuve dans leur procès militaire. Éventuellement de les exécuter, non pas pour leurs crimes, mais parce qu’ils auront fait partie d’une organisation hostile au pouvoir en place ou à l’envahisseur de leur pays. Ou de les emprisonner sans procès pendant de nombreuses années. Puis de sauver la face en leur proposant une entente de peine réduite en échange d’une fausse confession.
libération...
Amnistie Internationale veut la libération du "Canadien" Khadr... Mais oui, libérez-le de suite, comme cela, il pourra envoyer des imprimantes truquées avec ses petits copains...
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