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EUROPE

Vives inquiétudes après la découverte de colis piégés à Athènes et Berlin

Vidéo par Jonathan WALSH

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/11/2010

Des colis piégés ont été découverts dans des ambassades en Grèce et à l'aéroport d'Athènes. L'un d'entre eux était destiné à la Cour européenne de Justice au Luxembourg. À la chancellerie de Berlin, un autre colis avait été désarmocé auparavant.

AFP - Une douzaine de colis piégés ont été découverts quasi-simultanément mardi à la chancellerie à Berlin, dans plusieurs ambassades en Grèce ainsi qu'à l'aéroport d'Athènes, déclenchant un climat d'insécurité, à quelques jours d'un scrutin crucial pour le gouvernement grec.
  

"L'Allemagne ciblée pour son intransigeance"

Mardi soir, la police a détruit deux paquets suspects à l'aéroport de la capitale grecque, contenant des livres dans lesquels avaient été aménagé un espace pouvant contenir des explosifs, a annoncé la police.
  
Les destinataires étaient Europol, dont le siège est aux Pays-Bas, et la Cour européenne de justice au Luxembourg, ont indiqué des médias.
  
A peine quelques heures auparavant, un autre paquet explosif, posté en Grèce il y a deux jours, et adressé à la chancelière Angela Merkel, a été désamorcé à la chancellerie à Berlin, a annoncé le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, mardi.
  
Selon lui, l'engin explosif était semblable à un dispositif expédié à l'ambassade de Suisse à Athènes, qui a explosé mardi matin.
  
Au total, en Grèce, depuis lundi, en comptant les deux plis détruits à l'aéroport, onze colis piégés ou suspects ont été interceptés. Ils étaient adressés à des ambassades, ainsi qu'au président français Nicolas Sarkozy. Trois d'entre eux (un lundi, et deux mardi à l'ambassade de Suisse et de Russie) ont explosé sans faire de victimes.
  
Dans la capitale grecque mardi, de nombreuses rues du centre-ville ont été fermées par la police, provoquant de gigantesques embouteillages mais aucune scène de panique.
  
Selon une source policière grecque, les colis piégés interceptés en Grèce ont tous été postés lundi, et la police privilégie la piste d'un seul et même groupe. Les enquêteurs n'étaient toutefois pas en mesure de désigner une organisation précise, dans un pays confronté à un militantisme extrémiste récurrent, s'incarnant dans divers groupes affichant des thèses d'extrême gauche ou anarchistes.
  
Selon Théodore Papathéodorou, professeur de criminologie à l'université du Péloponnèse, ces actes sont un "appel" pour "attirer l'attention des opinions publiques au niveau européen" et "dénoncer la crise" qui frappe toute l'Europe, la Grèce en tête.
  

"Aucune victime n'est à déplorer"
Lundi, après la découverte des premiers colis dans des agences de messagerie express, la police avait arrêté deux suspects. L'un d'eux, un étudiant en chimie de 22 ans, est recherché pour extrémisme anarchiste, l'autre, âgé de 24 ans, est connu pour militantisme autonome.
  
Les suspects, qui étaient armés, ont été déférés mardi en milieu de journée devant un procureur, qui a lancé contre eux des poursuites pour quatre chefs d'inculpation, dont "appartenance à une organisation terroriste" et "actions terroristes".
  
Le Premier ministre Georges Papandreou a condamné les actes de ceux qui "essaient en vain de perturber la paix sociale du pays par des actes criminels" et d'atteindre "l'image de la Grèce à l'étranger à un moment particulièrement difficile".
  
Selon Georges Marnellos, journaliste au quotidien Eleftherotypia, qui traite des questions de terrorisme, "le phénomène en Grèce est plutôt dans le creux de la vague. Mais il ne faut pas croire que cette détente va durer. Car la Grèce traverse une crise économique, et cela a des conséquences sur toute la société".
  
De fait, ces événements interviennent dans un contexte social tendu, à quelques jours d'élections locales cruciales pour le gouvernement socialiste qui applique un programme d'austérité très impopulaire pour tenter de juguler la dette abyssale de la Grèce, en échange de l'aide financière de la zone euro et du Fonds monétaire international.
  
M. Papandreou est allé jusqu'à laisser planer la menace d'élections législatives anticipées si le résultat du scrutin devait se traduire par un désaveu des réformes en cours.
  
"Je me bats pour que le pays évite la banqueroute, j'ai assumé des responsabilités historiques", a-t-il déclaré.
 

Première publication : 02/11/2010

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