Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Les profs manquent à l'appel"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Censure chinoise sur Hong Kong

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : au coeur de raqqa, fief des jihadistes

En savoir plus

FOCUS

Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : la Crimée à l’heure de la russification

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Miossec, poétique et sombre

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Martin Schulz, Président du Parlement européen

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Terrorisme, l'Europe impuissante ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

France : la bataille pour la présidence de l'UMP

En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Charles Blé Goudé accusé de "certains des pires crimes" devant la CPI

    En savoir plus

  • La trêve violée en Ukraine : des militaires et des civils tués

    En savoir plus

  • Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

    En savoir plus

  • Sénatoriales : le FN a séduit quatre fois plus de grands électeurs que prévu

    En savoir plus

  • Plus de 3 000 migrants sont morts en Méditerranée depuis janvier

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes européens affluent en Irak pour combattre l’EI

    En savoir plus

EUROPE

Le président serbe présente ses excuses à la Croatie pour le massacre de Vukovar

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/11/2010

En visite ce jeudi en Croatie, Boris Tadic aura été le premier président serbe à rendre hommage aux victimes de la ville de Vukovar, où des centaines de civils et de prisonniers ont été tués en 1991 par l'armée serbe.

AFP - Le président serbe Boris Tadic est arrivé jeudi à Vukovar, ville dans l'est de la Croatie théâtre de certaines des pires atrocités pendant la guerre de 1991-1995, pour une visite historique perçue comme un nouveau pas dans la réconciliation entre Belgrade et Zagreb.

M. Tadic est arrivé peu après 10H00 locales (09H00 GMT) à bord d'un ferry, récemment mis en service et reliant Vukovar, à Bac, localité sur la rive serbe du Danube.

Il a été accueilli sur le quai de Vukovar par son homologue croate Ivo Josipovic et le maire de Vukovar Zeljko Sabo ainsi qu'une centaine d'habitants de cette ville croate qui ont applaudi le président serbe.

Le président serbe Boris Tadic s'est excusé jeudi pour le massacre de Vukovar sur le site d'Ovcara où il rendait hommage à quelque 200 civils et prisonniers de guerre croates, tués par les forces serbes après la prise de la ville en novembre 1991.

"Je suis ici pour rendre hommage aux victimes et exprimer des mots d'excuses et de regrets", a déclaré M. Tadic à la presse.

Il sera le premier dirigeant serbe à rendre hommage aux victimes de Vukovar.

Le massacre de Vukovar a été l'épisode le plus sanglant de la guerre de 1991-95. Deux anciens responsables de l'Armée populaire yougoslave (JNA) ont été condamnés par le Tribunal pénal international (TPI) pour ce drame.

Les deux présidents visiteront le centre mémorial d'Ovcara où les victimes ont été tuées et enterrées dans des fausses communes.

Une quarantaine de femmes en noirs, dont des proches ont été tués ou sont toujorus portés disparus, se trouvaient sur le site d'Ovcara avant l'arrivée du président serbe. Elles priaient et tenaient des bougies allumées.

"Tout Vukovar est Ovcara", a déclaré Vilma Vibovic, qui cherche toujours à savoir ce qu'il est arrivé à cinq membres de sa famille portés disparus.

"Je considère la venue du président Tadic comme un acte de violence car nous cherchons toujours à savoir ce qui s'est passé avec nos proches (...) le seul moyen pour moi de continuer c'est de savoir la vérité", a-t-elle ajouté.

L'arrivée de M. Tadic à Vukovar a donné lieu à une certaine controverse en Croatie et un parti de droite a appelé les citoyens de Vukovar à protester contre cette visite et se rassembler sur les bords des routes d'Ovcara où les deux présidents devraient passer.

Une cinquantaine de personnes ont répondu à cet appel et manifestaient dans les rues de Vukovar sur le trajet menant à Ovcara. Ils brandissaient notamment des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : "tu ne peux pas faire disparaitre notre sang", "nous voulons des excuses, pas l'expression de regrets".

"Personne n'est opposé à la visite de (Boris) Tadic, mais nous voulons qu'il s'excuse au nom de la Serbie pour les crimes de guerre commis et nous voulons que le destin des disparus soit élucidé", déclare un vétéran de la guerre sous le couvert de l'anonymat.

Les présidents serbe et croate se rendront également dans le village de Paulin Dvor, où 18 Serbes et un civil d'ethnie hongroise ont été assassinés par les forces croates en décembre 1991.

M. Tadic devrait rencontrer à Vukovar les familles de Croates toujours portés disparus, ainsi que les représentants de la communauté serbe.

Le Premier ministre croate, Jadranka Kosor, devrait également participer à cette visite.

La visite de M. Tadic, qui devrait être suivie par une visite officielle à Zagreb au cours du mois, est un nouveau signe de l'amélioration des relations entre la Croatie et la Serbie sous l'impulsion des deux présidents.
 

Première publication : 04/11/2010

  • SERBIE

    L'Union européenne accepte d'étudier la candidature de la Serbie

    En savoir plus

  • JUSTICE INTERNATIONALE

    La Serbie affirme qu'elle ne reconnaîtra "jamais" l'indépendance du Kosovo

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)