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Asie - pacifique

Les Birmans affluent en Thaïlande par dizaines de milliers

©

Vidéo par Cyril PAYEN

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/11/2010

Tandis que le parti crée par la junte birmane affirme avoir remporté quelque 80 % des voix lors du scrutin de dimanche, des dizaines de milliers de Birmans fuient les combats entre des rebelles et l'armée régulière, qui ont lieu dans l'est du pays.

Pendant que Rangoon procède au dépouillement des bulletins de vote de dimanche – le parti créé par la junte birmane revendique environ 80 % des voix -, la ville frontière de Myawaddy est le théâtre de combats entre certains rebelles de l’ethnie karen et l'armée birmane. "On parle de plusieurs morts, de dizaines de blessés, et du manque de médecins", témoigne Cyril Payen, envoyé spécial à la frontière birmano-thaïlandaise. "Nos sources dans la ville assiégée mentionnent également le fait que des soldats ont été faits prisonniers par les insurgés."

Cyril Payen, joint par téléphone mardi (à 7h30 heure française), constate "une forme de trêve depuis deux heures : on n’entend pas de coup de feu ni de tir de mortier venant de Myawaddy. Mais des sources nous disent que des tanks sont en route vers la ville. J’ai moi-même vu, à quelques heures de route, un important renfort de camions et de troupes militaires convergeant vers la frontière. Il est probable que plus au sud près de la frontière, d’autres incidents opposent les insurgés aux soldats."

REPORTAGE

Notre envoyé spécial à Mae Sot, en Thaïlande, témoigne également de l’afflux de centaines de Birmans, venus se réfugier en Thaïlande. "Devant moi, depuis une heure et demie, il y a un défilé incessant de Birmans qui en famille, par groupes, traversent le fleuve-frontière pour se retrouver en sécurité côté thaïlandais. Les autorités dénombrent plus de 20 000 réfugiés, mais des centaines de personnes continuent en ce moment de s’agglutiner dans un camp de fortune, à quelques centaines de mètres seulement de la ville de Myawaddy" (voir le reportage ci-contre).

Depuis 1948 et l'indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne, les gouvernements birmans sont en prise avec diverses factions rebelles de l'ethnie karen. Les combats de dimanche concernent essentiellement une faction du groupe DKBA, baptisée "Brigade 5". Leur détermination à s'opposer à l'armée birmane a été exacerbée par l'entrée en vigueur d'une nouvelle Constitution qui prévoit le désarmement des milices ethniques et leur incorporation à l’armée birmane.

"Même les Birmans qui croyaient à cette élection se sentent floués aujourd’hui"

Pendant ce temps, le Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), dirigé par le Premier ministre Thein Sein et créé par la junte birmane afin d'être représentée aux élections de dimanche, a annoncé avoir remporté environ 80 % des sièges dans les assemblées nationale et régionales. Le responsable politique a par ailleurs fait état d'une participation d'environ 70 %, soit 10 % de plus qu'une première estimation d'un haut responsable politique lundi soir, rapporte l’AFP.

À propos des élections

De leur côté, les partis d’opposition, en particulier la Force démocratique nationale (NDF) et le Parti démocrate (PD), dénoncent fermement les conditions de décompte des voix. "L’opposition critique le manque de transparence et va porter plainte auprès de la commission électorale", rapporte Pauline Victor, envoyée spéciale à Rangoon. "Le principal problème réside dans les votes anticipés, ces suffrages de Birmans à l’étranger ou ceux de fonctionnaires que les autorités ont poussé à voter à l’avance, parfois sous la menace. Ces voix, dont on ignore tout, ont été rajoutées aux bulletins de dimanche. Selon l’opposition, cela a permis au pouvoir de manipuler les résultats dans certaines circonscriptions. Même les Birmans qui croyaient à cette élection se sentent floués aujourd’hui."

Le déroulé général des élections a été condamné par les pays occidentaux et par les Nations unies. Ils regrettent notamment l'absence de l'opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, vainqueur des élections précédentes en 1990 avec la Ligue nationale pour la démocratie (LND), mais qui n'a jamais accédé au pouvoir. D’ailleurs, lors de cette élection, un quart des sièges a été réservé par la Constitution aux militaires en activité, empêchant mathématiquement la répétition de la victoire de l'opposition comme lors du précédent scrutin, il y a vingt ans.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a indiqué lundi via son porte-parole que les élections avaient été "insuffisamment transparentes, ouvertes et pluralistes". "Les autorités doivent démontrer que ce vote fait partie d'une transition crédible, d'une réconciliation nationale et d'un respect des droits de l'homme", a-t-il ajouté.

Première publication : 09/11/2010

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