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Le Conseil constitutionnel valide la réforme des retraites
Après deux mois de mobilisation, le Conseil constitutionnel a validé mardi la réforme des retraites qui porte l'âge légal de départ de 60 à 62 ans. Un texte que le Parlement avait adopté définitivement le 27 octobre dernier.
AFP - La réforme des retraites, qui repousse de 60 à 62 ans l'âge légal de départ, a été validée mardi par le Conseil constitutionnel après deux mois d'intense mobilisation dans la rue contre ce texte phare du quinquennat, ouvrant la voie à une nouvelle étape pour Nicolas Sarkozy.
Alors qu'un remaniement gouvernemental est annoncé depuis cinq mois, et que l'impatience s'exprime au sein même de la majorité sur fond de rivalité Fillon-Borloo pour Matignon, le chef de l'Etat a répété lundi en petit comité qu'il attendait la promulgation de la réforme des retraites pour mettre fin au suspense.
C'est désormais une question de jours.
Mardi dans leur décision, les Sages ont validé la réforme définitivement votée par le Parlement le 27 octobre, notamment les nouvelles bornes d'âge qui en font le coeur (report de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ, de 65 à 67 ans pour une pension sans décote).
Ils ont toutefois censuré la partie du texte réformant la médecine du travail, soit treize articles considérés à leurs yeux comme sans lien avec le projet de loi initial. Ils constituent des "cavaliers législatifs" et "à ce titre, le Conseil les a déclarés contraires à la Constitution", selon un communiqué.
Pour le reste, les Sages ont écarté tous les griefs soulevés par les parlementaires socialistes qui les avaient saisis le 2 novembre, au motif notamment que la réforme des retraites portait "atteinte au principe d'égalité".
"En premier lieu, le Conseil constitutionnel a écarté les griefs de procédure", jugeant notamment "que la décision du président de l'Assemblée nationale (Bernard Accoyer) d'interrompre les explications de vote (le 15 septembre, au jour du premier vote de la réforme par les députés, ndlr) n'a pas porté atteinte aux exigences de clarté et de sincérité du débat parlementaire".
En deuxième lieu, précise son communiqué, le Conseil "a relevé que le législateur s'est fixé comme objectif de préserver le système de retraite par répartition".
"A cet effet, il a pu fixer à 62 ans l'âge minimum de départ à la retraite. Il n'a méconnu ni le principe d'égalité, ni l'exigence constitutionnelle relative à une politique de solidarité nationale en faveur des travailleurs retraités".
Enfin, les Sages ont jugé que le passage aux 67 ans pour une retraite sans décote "n'est pas contraire au principe d'égalité entre les femmes et les hommes". "Cette règle leur est commune. De plus, des dispositions particulières prennent en compte notamment la situation des parents ayant élevé trois enfants".
La décision du Conseil intervient alors que les syndicats, rejoints par toute la gauche pendant les deux mois de mobilisation, viennent de clore le chapitre des manifestations nationales massives, après avoir dû constater une moindre participation à celles de samedi.
Après huit journées de manifestations en deux mois, tout au long du débat parlementaire, l'intersyndicale a appelé à des actions locales "multiformes" pour le 23 novembre, tout en se montrant déterminée à ne pas refermer le dossier des retraites. Il restera "durablement une question d'actualité", a dit Annick Coupé (Solidaires) évoquant notamment l'échéance de 2012.
Pendant plus de 200 heures à l'Assemblée et au Sénat où il a donné lieu à une guerre de tranchées, le texte a été défendu par Eric Woerth (Travail), dont la mise en cause dans l'affaire Bettencourt avait fait douter jusqu'au dernier moment de sa capacité à le porter.
Le 28 octobre, le ministre a admis n'avoir pas mis fin aux "inquiétudes", appelant à la poursuite d'un travail d'explication. De leur côté, les ténors de la majorité n'ont cessé de répéter que la réforme avait comme vertu essentielle de "préserver le système par répartition".



























Commentaires (5)
ca veux dire que les
ca veux dire que les fonctionnaire vont partir a la retraites a 57 ans? 2 ans de plus a glander dans les couloirs et a cote de la machine a café.
Victoire
Je ne me faisais aucun doute quand au résultat du conseil constitutionnel qui adopte définitivement la réforme sur les retraites.C'est une grande défaite pour Madame Brochen alias Aubry et pour les syndicats CGT et autres.Je me réjouis de cette avance nécessaire a la France et d'autan plus étant UMP et ne voyant que la ligne droite a suivre pour nôtre bonne France qui en a bien besoin après toutes ces grèves qui ne servent qu'a affaiblir le pays.!!!!!
Caisses complémentaires de retraite
Je suis chef de famille, ai élevé seule ma fille Aude, née le 13 août 1973, qui a perdu la vue à l'âge de 30 ans ; n'ayant personne pour m'en occuper, j'ai demandé à mon dernier employeur de me licencier pour m'en occcuper. Je prendrai ma retraite pour la CNAV le 1er mars 2011, ayant la totalité de mes trimestres, mais les Caisses Complémentaires auxquelles j'ai été affiliée m'ont fait savoir qu'elles ne savaient pas si ma retraite pourraient être accordées le 1 mars 2011 en ce qui les concerne, et qu'elles attendaient les résultats du Gouvernement. J'ai écrit à Monsieur SARKOZY, Président, à ce sujet, mais n'ai aucune réponse à ce sujet. Je vous signale que je ne peux plus payer mon loyer, puisque l'allocation logement m'a été supprimée : je touche l'AER (soit 980 € par mois trop élevée pour la CAF) et j'ai un loyer de 1.390 €. Je ne peux déménager mes ressources étant trop faibles et ma caution ne sera pas restituée par FONCIA BELCOURT, syndic, auquel je paie mon loyer, qui ne fournit pas le décompte des charges annuelles et ne restitue pas les cautions versées, me facture des charges inconnues (syndic très malhonnête, connue du tout BOULOGNE). Je vous remercie de revoir cette question concernant le versement des retraites par les Caisses complémentaires. Marie-Christine AUBIN
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La réforme des retraites
A-t-on informé les syndicats de la décision du Conseil Constitutionnel? Cela les encouragera peut-être à remplir leur mission, c'est-à-dire la sauvegarde des intérêts des salariés qu'ils ont complètement occultée depuis 25 ans!! M. Roccard en 1985 avait alarmé l'opinion! Les partis politique de l'époque n'ont pas bronché, les syndicats non plus, alors que c'était leur devoir d'obliger les Politiques à réformer! Et maintenant ils sont vexés car on ne leur a pas demandé leur avis! Un peu de cohérence messieurs!!!
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