Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gambie : Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir d'après Barrow

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "On ne doit pas jouer à se faire peur", tempère Maurice Lévy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "Trump est un nouveau Madoff", estime Jacques Attali

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Paul Polman : "Les fruits de la globalisation doivent être distribués de façon plus juste"

En savoir plus

FOCUS

Aux États-Unis, le désarroi et la colère des opposants à Donald Trump

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Enseigner autrement : de nouvelles méthodes pour réinventer l'école

En savoir plus

#ActuElles

Russie : les violences domestiques bientôt dépénalisées ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sabrina Ouazani, le cinéma avec le sourire

En savoir plus

BILLET RETOUR

Au Zimbabwe, le spectre de la crise économique plane toujours

En savoir plus

Asie - pacifique

La "Dame de Rangoun" ou le combat du jasmin contre l'acier

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/11/2010

La dirigeante de l'opposition, Aung San Suu Kyi, livre depuis plus de vingt ans un combat pacifique pour l'avènement de la démocratie en Birmanie. Une lutte sans relâche contre un régime implacable.

Aung San Suu Kyi est devenue l'icône de la résistance à la dictature birmane. Pourtant, c’est presque par hasard qu’elle prend la tête de l’opposition dans son pays à la fin des années 1980.

Elevée en Inde puis en Grande-Bretagne, mariée et mère de deux enfants, elle revient en Birmanie en 1988 pour s'occuper de sa mère malade. Cette année-là, l’armée réprime violemment des manifestations antigouvernementales, provoquant la mort de milliers de personnes.

Quelques mois plus tard, celle que l’on surnomme ”la Dame de Rangoun” participe à la création de la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Le peuple est sous le charme de ce petit bout de femme charismatique et souriant. Mais, déjà, le premier acte de répression tombe : Aung San Suu Kyi est assignée à résidence en 1989. Un an plus tard, son parti remporte haut la main les élections législatives mais les généraux au pouvoir refusent de reconnaître les résultats.

Pendant six ans, ils maintiennent l'opposante birmane en résidence surveillée. À sa libération en juillet 1995, sa détermination est intacte.

Adepte de Gandhi et de la non-violence

Pour ce combat politique, la prix Nobel de la paix a tout sacrifié : sa santé, son argent, sa liberté, mais aussi sa famille. En 1999, lorsque son mari meurt d'un cancer en Grande-Bretagne, Aung San Suu Kyi préfère rester en Birmanie de crainte de ne pouvoir y retourner.

Mais cette adepte de Gandhi et de la non-violence refuse de s'apitoyer sur son sort. Ses rares moments de liberté, elle les consacre à promouvoir la démocratie et à dénoncer la junte au pouvoir. "Je ne pense pas qu’il y ait eu beaucoup de progrès. Au contraire, j’ai l’impression qu’on a, en quelque sorte, régressé", déclarait-elle en 2003.

Quelques mois plus tard, Aung San Suu Kyi est de nouveau assignée à résidence et les nombreux soutiens dont elle bénéficie à travers le monde n'ont jamais permis d'améliorer sa situation. Pour la dictature militaire en Birmanie, la "Dame de Rangoun" représente une menace et tous les moyens sont bons pour la maintenir en détention. En août 2009, elle est condamnée à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence, pour avoir laissé un Américain séjourner brièvement chez elle.

Pourtant, le peuple birman est toujours derrière elle. À 65 ans, Aung San Suu Kyi suit les pas de son père, héros de la guerre d'indépendance de 1947. Il est mort assassiné la même année avant d'avoir vu son rêve se réaliser.

Première publication : 10/11/2010

  • LÉGISLATIVES BIRMANES

    Le parti créé par la junte revendique 80 % des suffrages

    En savoir plus

  • BIRMANIE

    Les Birmans affluent en Thaïlande par dizaines de milliers

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)