Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La leçon de démocratie du Nigeria

En savoir plus

DÉBAT

Nigeria : sécurité, économie, corruption... les défis de Buhari (partie 1)

En savoir plus

DÉBAT

Nigeria : sécurité, économie, corruption... les défis de Buhari (partie 2)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Dailymotion : le retour du patriotisme économique

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Mort d'un procureur"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Et ta soeur ?"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

L'alternance démocratique au Nigeria, modèle pour le reste du continent

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

La victoire annoncée de l'opposant Muhammadu Buhari au Nigeria

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Climat : "Les chances sont bonnes" de parvenir à un accord à Paris

En savoir plus

FRANCE

Dominique de Villepin : "Nicolas Sarkozy s’égare"

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/11/2010

Invité de l’émission "Politique" de FRANCE 24, Dominique de Villepin a de nouveau dénoncé la présidence de Nicolas Sarkozy, s'interrogeant sur le moment opportun de "réfléchir à une alternative politique".

Invité de l’émission "Politique" de FRANCE 24, Dominique de Villepin, a de nouveau critiqué Nicolas Sarkozy, "une sorte de président de l’UMP à l’Élysée". Dimanche, l’ancien Premier ministre avait provoqué un tollé en affirmant que le président de la République "est un des problèmes de la France". Revendiquant un esprit d’indépendance, "aujourd’hui mis à mal" par "les perroquets qui entourent le pouvoir", Dominique de Villepin persiste et signe.



"Nicolas Sarkozy est moins la réponse, la solution, à nos problèmes que le problème lui-même", a-t-il déclaré. Selon lui, "Nicolas Sarkozy s’égare, il a 16 à 17 mois pour se reprendre (…). Dans mon esprit, il n’a aucune chance de pouvoir défendre les couleurs de la majorité (ndlr : en 2012), s’il ne change pas". C’est dans le cadre de la tournée promotionnelle médiatique de son dernier livre intitulé "De l'esprit de cour, la malédiction française", publié aux éditions Perrin, que l’ancien Premier ministre a multiplié ces derniers jours ses attaques contre le locataire de l’Élysée. La rivalité entre les deux hommes s’était dernièrement exacerbée en marge de l’affaire Clearstream.

Insulte personnelle

Interrogé sur les critiques émises par certains de ses proches à la suite de sa petite phrase de dimanche, Dominique de Villepin a estimé qu’il s’agissait en réalité de messages adressés à Nicolas Sarkozy, car en ces temps de remaniement, "c’est à lui qu’il faut plaire". Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, et Georges Tron, secrétaire d'État à la Fonction publique, deux villepinistes historiques, avaient vivement condamné les dires de leur ancien mentor. "On m’a reproché d’avoir été excessif ou même violent. La violence politique c’est de qualifier ma personne, un ancien Premier ministre, de fou. De le comparer comme le fait François Fillon à son chien (…). Je ne me suis jamais abaissé à l’insulte personnelle", a-t-il expliqué.

Alternative politique

"Je ne me suis jamais abaissé à l'insulte personelle"


À l’heure où les rumeurs vont bon train à quelques jours du remaniement ministériel annoncé de longue date par l’Élysée, Dominique de Villepin dénonce la course à Matignon. "On a vu prospérer toutes sortes de candidats et vu toutes sortes d’humiliations subies par ces ministres dans cette course à Matignon. Est-ce que c’est une façon de gouverner que d’humilier son entourage et les responsables politiques", s’est-il interrogé. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac fait notamment allusion aux tiraillements observés ces dernières semaines entre les proches de François Fillon, l'actuel Premier ministre, et de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie.

Enfin, Dominique de Villepin, qui a fondé en juin dernier le mouvement politique République solidaire, a remis en question la légitimité de l’action du chef de l’État. "Nous sommes aujourd’hui au-delà du sarkozysme, nous devons nous interroger (…). Est-ce qu’il n’est pas temps de réfléchir à une alternative politique ?" a-t-il conclu.

Première publication : 10/11/2010

COMMENTAIRE(S)