- Affaire Karachi - Assemblée nationale - France - Pakistan
Le président de l'Assemblée accusé d'entraver l'enquête sur Karachi
La décision de Bernard Accoyer (photo) de ne pas communiquer à la justice les comptes-rendus des auditions de la mission parlementaire chargée de se pencher sur l'attentat de Karachi en 2002 suscite le mécontentement des parties civiles.
Rebondissement judiciaire dans l’affaire de l’attentat de Karachi en 2002. Ce mercredi, des familles des victimes ont fait part de leur intention de porter plainte contre Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale, qui refuse de communiquer au juge chargé de l’enquête les comptes-rendus d'audition d’une soixantaine de personnes entendues par une mission parlementaire.
Dans une lettre que s’est procurée le quotidien "Le Parisien", le président de l'Assemblée nationale fait savoir au juge Marc Trévidic que l’accès aux travaux de la mission parlementaire lui est refusé pour des "raisons constitutionnelles" et au nom de la "séparation des pouvoirs". Ouverte depuis plus d’un an, cette mission parlementaire se voulait "complémentaire" de l’enquête judiciaire.
Un refus qui vise à protéger des personnalités politiques ?
Selon Me Olivier Morice, ces raisons visent, en réalité, à protéger certains politiques. "En accord avec mes clients [plusieurs familles de victimes de l'attentat de Karachi, NDLR], nous allons déposer plainte pour délit d'entrave à la justice car nous estimons que l'argument avancé par M. Accoyer est fallacieux. En réalité, le président de l'Assemblée nationale protège un certain nombre d'hommes politiques des investigations du juge Trévidic", a-t-il déploré.
Parmi les personnes auditionnées figuraient Édouard Balladur et plusieurs anciens ministres de la Défense. L’ancien Premier ministre est l'un des personnages-clés de l'enquête. Le financement de sa campagne pour la présidentielle de 1995 grâce à d'éventuelles rétro-commissions liées à la vente de sous-marins au Pakistan se retrouvent aujourd'hui au cœur de l’enquête.
Selon Bernard Accoyer, l'ensemble des documents, audiovisuels ou écrits, produits ou recueillis dans le cadre des travaux de la mission "doivent être considérés comme des documents internes non accessibles à des tiers" et seront donc versés aux archives d'où ils ne peuvent sortir qu'en vertu d'une décision du Bureau ou de l'Assemblée".
"Transmettre au juge, ce n’est pas rendre public"
De son côté, le député socialiste de la Manche, Bernard Cazeneuve, rapporteur de la commission parlementaire sur Karachi, reste sceptique. "Afin que les personnes entendues nous parlent en toute confiance, nous nous étions engagés à ne pas rendre publiques leurs auditions. Mais les transmettre au juge, dans le cadre d'une enquête couverte par le secret de l'instruction, ce n'est pas les rendre publiques... A-t-on quelque chose à cacher ?" se demande celui qui s’est fait voler son ordinateur portable le 26 novembre 2009, peu après le début des travaux de la mission.
L'attentat de Karachi du 8 mai 2002 contre des salariés de la Direction des constructions navales (DCN) avait fait 15 morts dont 11 salariés français.

























Commentaires (7)
liberté égalité fraternité
Ces mots ne veulent plus rien dire. Les gens qui nous gouvernent peu importe leur étiquette politique n'ont aucune valeur moral.
Il faut croire que la place est bonne pour qu'ils se la disputent.
toute la droite va se retrouver mise en examen
comme dans la mafia ,c'est la loi du silence ,un mot en amène un autre ,et les ignares que nous sommes atteignent le haut de la pyramide à la vitesse GRAND V .En ces instants présents le se désigne lui mème .
Démocratie en danger
Mais pourquoi se déplacent on encore pour mettre un bulletin dans l'urne, puisque notre démocratie n'est plus qu'une parodie.
Karachi
la justice n'est donc pas applicable à tout le monde? Lamentable, tout cela pour protéger qui vous savez. On en reparlera en mai 2012.
la justice
Soyez riche ou miserable, le pouvoir politique sera clement ou severe
On a des choses à apprendre
On a des choses à apprendre de nos amis anglais, où les politiques doivent réellement rendre des compte à la justice...
LA FRANCE
Pauvre France tu n'es plus une France ta face n'est pas belle car trop dirigée par des magouilleurs trop bien payés...
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