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Amériques

Les Cubains redoutent de perdre leur carnet d'alimentation mensuel

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/11/2010

La "libreta", carnet d'alimentation instauré à Cuba en 1963 après l'embargo toujours en vigueur, pourrait être supprimée dans le cadre de la politique d'austérité. Elle représente pourtant une aide financière non négligeable pour les Cubains.

AFP - Les Cubains réclament des changements rapides pour améliorer leur sort mais, habitués "au paternalisme d'Etat", ils se montrent réticents devant la décision du président Raul Castro de réduire les dépenses sociales et surtout de supprimer le "carnet d'alimentation".

"Il faut faire beaucoup de changements à Cuba pour voir si nous pouvons vivre un peu mieux, mais avec les pénuries, je ne crois pas ce que ce soit le moment d'enlever le carnet", a déclaré à l'AFP Joaquina Trevino, une enseignante retraitée de 78 ans, en train de faire ses courses avec son carnet en main.

Symbole de l'"égalitarisme social" sur l'île communiste, le "carnet d'alimentation" a été mis en circulation en 1963, un an après l'instauration par les Etats-Unis d'un embargo économique - toujours en vigueur - contre la Révolution de Fidel Castro.

Ce carnet offre aux Cubains un quota mensuel de denrées de base (riz, sucre, huile, café...) à des prix dérisoires car subventionnés. Réduit comme peau de chagrin au fil des ans, il est désormais insuffisant mais reste une aide non négligeable pour des Cubains qui touchent en moyenne 20 dollars par mois.

Or, la "libreta" doit disparaître dans le cadre d'une politique d'austérité visant à réduire les dépenses d'un Etat à court d'argent, selon un projet de "plan quinquennal" publié mardi.

Ce projet doit être débattu par la population avant d'être adopté en avril lors du premier Congrès du Parti communiste depuis 1997 et le premier sans Fidel Castro au pouvoir.

"La +libreta+ aide beaucoup de personnes. Si on l'élimine, ceux qui ont de l'argent auront un pouvoir d'achat mais pour les autres ce sera très difficile. Je serai la première à protester", estime Irma Vejerano, 75 ans, qui a passé 40 ans de sa vie comme gérante d'un magasin.

Cette mulâtre craint comme beaucoup de Cubains que la suppression du carnet d'alimentation affecte "surtout les plus âgés, qui reçoivent une pension misérable".

Rolando, un informaticien de 29 ans, n'a pu trouver un exemplaire du projet qui, vendu dans les kiosques à journaux pour à peine quelques centimes, s'est envolé comme des petits pains chauds.

Il a cependant pu jeter un coup d'oeil sur la copie d'un ami et se dit "optimiste" par ce qu'il a lu, surtout en ce qui concerne la volonté du gouvernement de "stimuler" un secteur privé balbutiant depuis les années 1990.

"Des pays comme la Chine et le Vietnam ont réussi à s'en tirer. Pourquoi, nous, Cubains, ne le pouvons-nous pas? C'est parce que nous ne travaillons pas", intervient son ami Gerardo, aussi informaticien, en mettant en cause les "bas salaires versés par l'Etat" pour expliquer cette situation.

Depuis qu'il a pris la relève à la présidence de son frère malade en juillet 2006, Raul Castro avait prévenu qu'il éliminerait "les allocations et subsides indus", l'Etat cubain n'ayant selon lui "plus les moyens d'être un endroit où l'ont peut vivre sans travailler".

Le quotidien Granma, organe officiel du Parti communiste, avait pour sa part souligné que, dans cette période de graves difficultés économiques, le temps du "paternalisme d'Etat" était révolu.

Cuba a ainsi prévu de supprimer 500.000 postes dans le secteur public d'ici la fin du premier trimestre 2011, soit 10% de la population active, et d'éliminer les "dépenses irrationnelles" dans les secteurs de la santé et de l'éducation, emblématiques de la Révolution.
 

Première publication : 11/11/2010

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