Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LES OBSERVATEURS

Drame du "Cercueil volant" et un riche couple sauve des migrants

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux d'Angela Merkel"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le hip-hop fusion à la française

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

La Tunisie se prépare à voter

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Nouvelle tentative pour mettre fin au conflit entre Kiev et Moscou

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Sommet européen sur l'emploi : la croissance à l'ordre du jour

En savoir plus

  • Mort du PDG de Total Christophe de Margerie

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 au Qatar se jouera en hiver, tranche Blatter

    En savoir plus

  • Oscar de la Renta, le célèbre styliste des Premières dames, est mort

    En savoir plus

  • Yémen : l’irrémédiable ascension des Houthis, nouveaux maîtres de Sanaa

    En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • L'armée suédoise traque un introuvable sous-marin russe

    En savoir plus

  • Ebola : le transport aérien, dossier épineux de la gestion de l’épidémie

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis de faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

  • L’Algérie refuse de remplacer le Maroc pour l’organisation de la CAN-2015

    En savoir plus

  • François Hollande inaugure la Fondation Vuitton à Paris

    En savoir plus

  • Paris et Berlin s'entendent pour stimuler l'investissement en Europe

    En savoir plus

  • Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

    En savoir plus

  • Kate et William attendent leur deuxième enfant pour avril

    En savoir plus

  • Quand l’EI ne veut plus que ses militants postent de selfies

    En savoir plus

Afrique

Pourquoi le conflit du Sahara occidental s’éternise ?

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 12/11/2010

C’est une dispute territoriale qui dure depuis 35 ans. Annexé en 1975 par le Maroc, le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, revendique son indépendance. Rabat préfère parler de plan d’autonomie…

Régulièrement oublié par les médias, le Sahara occidental a de nouveau capté l’attention de la presse internationale cette semaine après les évènements sanglants qui ont secoué le territoire.

Lundi 8 novembre, les forces de l'ordre marocaines ont donné l'assaut dans un camp dressé par des milliers de Sahraouis à Gdeim Izik, à 15 kilomètres de Lâayoune –chef lieu de la région. Ils protestaient contre leurs conditions de vie. Le bilan officiel marocain fait état de 12 morts, dont 10 policiers et de l'arrestation de 163 personnes. Le Front Polisario, mouvement qui revendique l'indépendance de ce territoire contrôlé par le Maroc, parle de 11 morts, 723 blessés et 159 portés disparus.

Régine Villemont, auteur de "Avec les Sahraouis, une histoire solidaire de 1975 à nos jours" revient sur ces incidents et nous éclaire sur cette guerre de territoires.

FRANCE 24 - Le campement des tentes avait été dressé le 19 octobre par des milliers de Sahraouis en signe de protestation contre "la détérioration" de leurs conditions de vie. Comment vit ce peuple ?

Régine Villemont. Les Sahraouis sont considérés comme des citoyens de seconde zone par rapport aux Marocains venus s’établir en nombre ces dernières années dans cette région côtière, riche en pêche et en mines de phosphates. Rabat a en effet mené une politique auprès de ses concitoyens afin de les inciter à s’installer dans cette zone en leur offrant des primes. Depuis, Mohammed VI [qui a succédé à son père Hassan II en 1999] a largement contribué au développement du territoire, bien plus que son père en son temps. Mais cela profite majoritairement aux Marocains et, dans une moindre mesure, à une très petite minorité de Sahraouis.

C’est pourquoi des milliers de Sahraouis ont décidé en octobre de contester l’occupation marocaine en installant 10 000 tentes dans le désert, à une dizaine de kilomètres de Lâayoune. Mes contacts sur place parlent de 10 000 à 30 00 personnes, soit 10% de la population sahraouie… ce n’est pas rien ! Cette mer de tentes, qui s’est depuis effondrée, était, en fait, l’expression d’un ras-le-bol général des Sahraouis déterminés à quitter symboliquement la ville devenue selon eux, marocaine et synonyme de servitude.

Le campement des Sahraouis à Agdim Izik


F24 - L'ensemble de la population sahraouie est-elle animée par ce désir d’indépendance ?

R. V. Il faut savoir que les familles sahraouies sont séparées depuis 1975, entre d’un côté le Sahara occidental et de l’autre la partie orientale, l’Espagne ou encore l’Algérie. Malgré la distance ou le mur [long de 2500 km] dressé par le Maroc qui divise le Sahara, un lien très fort subsiste entre ces parents. L’identité saharienne ne disparaît pas pour autant, je dirais même que la séparation des familles alimente cette volonté d’indépendance.

F24 - Le conflit dure depuis 35 ans. Quels sont les points de blocage ?

R. V. Le référendum demandé par l’ONU en 1966 n’a toujours pas eu lieu ! Depuis 1991, un cessez-le-feu a été signé, toujours sous l’égide des Nations unies, qui a conduit au déploiement d’une mission de paix, la Minurso, et à la promesse d’un référendum l’année suivante. Mais Hassan II n’a jamais rien fait pour l’organiser, au même titre que l’ONU n’a jamais été capable de surmonter les désaccords avec Rabat, notamment sur la composition des listes électorales.

Ensuite, en 2004, Mohammed VI a dénoncé le principe même d'un référendum en brandissant un plan d’autonomie. Mais les Sahraouis refusent. Ils ont juste accepté d’intégrer cette option dans le texte du référendum, qui ne proposait à l’origine que l’indépendance ou le rattachement au Maroc.

De plus, les Sahraouis refusent que la question de la décolonisation soit uniquement traitée avec le Maroc. Ils préfèrent s'en remettre à l’ONU.

F24 - Le Front Polisario et les autorités marocaines ont rendez-vous le mois prochain à Genève pour de nouvelles discussions sur le Sahara occidental. Quels éléments pourraient débloquer la situation ?

L’ONU semble impuissante à résoudre cette question seule. La France et les Etats-Unis ont un rôle à jouer en faisant pression sur le Maroc pour enfin espérer l’unité du Maghreb. Mais je crains que les deux pays n’aient pas cette volonté politique. Paris ne veut pas trahir son amitié franco-marocaine.

Première publication : 12/11/2010

  • SAHARA OCCIDENTAL

    Affrontements entre la police marocaine et des manifestants lors du démantelèment d'un camp

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    Ces conflits frontaliers passés sous silence

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)