Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LES ARTS DE VIVRE

High-tech in France

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Nouveau road trip

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Réchauffement climatique : la planète bientôt sous l'eau?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jacob Desvarieux, l'ambassadeur international du Zouk!

En savoir plus

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

FOCUS

À la rencontre des étudiants étrangers à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ioannis Kasoulides, ministre chypriote des Affaires étrangères

En savoir plus

SUR LE NET

Brésil : une cyber-présidentielle sous tension

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Air France : la grève entre dans sa deuxième semaine

En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Vidéo : les villages repris à l'EI portent les stigmates des combats

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Apple bat des records de ventes avec ses nouveaux iPhone

    En savoir plus

  • Ebola : pourquoi les femmes sont-elles les premières victimes du virus ?

    En savoir plus

  • Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

  • Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

    En savoir plus

  • Foot européen : le Real cartonne, Manchester United sombre

    En savoir plus

  • Ligue 1 : l’OM vire en tête, Paris cale encore

    En savoir plus

  • Yémen : Sanaa contraint de partager le pouvoir avec la rébellion chiite

    En savoir plus

  • Syrie : plus de 100 000 Kurdes ont fui en Turquie l'avancée de l'EI

    En savoir plus

Asie - pacifique

L'opposante Aung San Suu Kyi aux portes de la liberté

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/11/2010

Après sept ans de résidence surveillée, l'opposante birmane serait en passe d'être libérée. Toutefois, les conditions de sa libération demeurent floues. Selon des sources diplomatiques à Rangoun, la dissidente en aurait refusé les termes.

Malgré une impressionnante mobilisation policière, des dizaines de partisans de l’opposante Aung San Suu Kyi se sont amassés devant les grilles de son domicile à Rangoun. L’icône démocratique devrait être autorisée à sortir de chez elle ce samedi, en fin de journée. 

Aucun porte-parole du pouvoir n'a officiellement confirmé cette libération, mais plusieurs sources ont indiqué qu'elle ne faisait aucun doute.

"Elle sera libérée aujourd'hui, selon un cadre du parti", affirme Pauline Victor, journaliste pour FRANCE 24. La libération devrait avoir lieu en fin de journée, du moins, pas avant 16 heures locales, heure à laquelle sa peine d'assignation à résidence arrivera à son terme. 

Les conditions de sa libération demeurent floues. Cependant, selon des sources diplomatiques à Rangoun, la dissidente aurait refusé les termes de sa libération. Lors de précédentes libérations, elle avait été placée en liberté étroitement surveillée. Les forces de sécurité lui avaient interdit de quitter l’ancienne capitale. "La junte a l'habitude de demander aux opposants de signer une lettre de renoncement à la vie politique. Une lettre qu'elle refusera certainement de signer", poursuit Pauline Victor. 

La semaine dernière, Aung San Suu Kyi avait fait savoir, par la voix de ses avocats, qu’elle refuserait toute liberté sous condition. "Elle est avant tout une dirigeante politique", rappelle Marie Bettini, porte-parole de l’association parisienne Info-Birmanie, sur l’antenne de FRANCE 24. "Sans liberté de parole et de mouvement, elle pourrait faire très peu pour la démocratisation de son pays".

Pour la spécialiste, la libération d’Aung San Suu Kyi s’inscrit dans la "stratégie de la junte, consistant à donner l’illusion d’une démocratisation pour que la communauté internationale relâche les pressions sur le pays".

Pas de "lendemains qui chantent"

Prix Nobel de la paix 1991,  celle que les Birmans surnomment "la Dame de Rangoun" a passé 15 des 21 dernières années privée de liberté – dans les geôles du régime ou assignée à résidence. Fervente défenseuse de la démocratie et des Droits de l’homme dans son pays, elle est devenue la bête noire du chef de la junte, le généralissime Than Shwe, au point qu’il aurait interdit de prononcer le nom de l’opposante en sa présence.

Les diplomates étrangers ont également quitté les ambassades pour rejoindre le domicile de l’opposante. Selon Cyril Payen, correpondant de FRANCE 24 à Bangkok, certains d’entre eux ont pu pénétrer dans sa maison. "Autre signe d’une éventuelle libération imminente : son fils Kim Aris, qui vit à Londres, s’est vu refuser des visas pour la Birmanie pendant dix ans, et il vient d’en obtenir un. Il est actuellement en route pour Rangoun", affirme le journaliste.

Aung San Suu Kyi négocie les conditions de sa libération
L’éventuelle libération d’Aung San Suu Kyi interviendrait quelques jours seulement après la tenue de la première élection organisée dans le pays depuis plus de vingt ans. Un scrutin qualifié de "mascarade" par l’Occident et les membres de la LND (Ligue nationale pour la démocratie). Sous la pression des militaires, le parti d’opposition a d’ailleurs été dissous à la veille des élections. À l’issue de ce scrutin controversé, les militaires ont remporté une large majorité des sièges de l’Assemblée.

"Beaucoup d’experts disent qu’il s’agit moins d’un pas vers la démocratisation du pays que de la dernière étape vers la consolidation du pouvoir des militaires", affirme Cyril Payen, avant de poursuivre : "On ne peut pas s’attendre à des lendemains qui chantent en Birmanie".

Première publication : 13/11/2010

  • BIRMANIE

    La junte se prépare à la libération d'Aung San Suu Kyi

    En savoir plus

  • BIRMANIE

    La "Dame de Rangoun" ou le combat du jasmin contre l'acier

    En savoir plus

  • LÉGISLATIVES BIRMANES

    Le parti créé par la junte revendique 80 % des suffrages

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)