Dernière modification : 17/11/2010 

- France - François Fillon - Nicolas Sarkozy - Remaniement ministériel


Nicolas Sarkozy exhorte le nouveau gouvernement à la solidarité

Le gouvernement "Fillon 3" a tenu son premier Conseil des ministres ce matin, avant la traditionnelle "photo de famille" sur le perron de l'Élysée. Nicolas Sarkozy a détaillé hier soir les chantiers qui attendent ce nouveau cabinet.

Par France 3 (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Il y avait foule ce mercredi matin dans les jardins du palais de l'Élysée. Le gouvernement "Fillon 3" s'est réuni pour la première fois en Conseil des ministres, avant d'être immortalisé par la traditionnelle "photo de famille".

Au lendemain d'une intervention télévisée au cours de laquelle il a justifié son remaniement ministériel auprès des Français, le président Nicolas Sarkozy s'est cette fois-ci adressé à son nouveau cabinet. Et c’est à la "solidarité" qu’il a appelé les ministres réunis.

"Faites attention à ce que vous dites"

"Selon Éric Besson [désormais en charge de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique], Nicolas Sarkozy a demandé aux nouveaux membres du gouvernement de faire attention à ce qu'ils disaient et de ne pas faire de déclarations intempestives", rapporte depuis l'Élysée Michaël Szames, spécialiste politique de FRANCE 24. Le Président aurait déclaré que les ministres formaient une équipe et qu'il fallait jouer "très solidaire, comme un pack au rugby".

"La volonté du Président et du Premier ministre est d'avoir une équipe resserrée et une unité sans faille. L'idée 'd'un pour tous et tous pour un', c'est un peu ça la feuille de route politique", a confirmé le nouveau porte-parole du gouvernement, François Baroin, à l'issue du Conseil des ministres. Il a précisé ne pas avoir noté d'évolution dans les rapports entre François Fillon et Nicolas Sarkozy. "Il y a [entre eux] une complicité naturelle dans un pacte de confiance", a indiqué François Baroin.

De son côté Maurice Leroy, qui fait son entrée dans le gouvernement en tant que ministre de la Ville, a déclaré sa fierté et son émotion à faire partie du cabinet. Nicolas Sarkozy a salué le retour d'Alain Juppé au poste de ministre de la Défense, "avec émotion et partage de souvenirs", a également indiqué François Baroin.

Mardi soir, dans une intervention diffusée sur trois chaînes nationales et suivie par 12,2 millions de Français, Nicolas Sarkozy a évoqué les chantiers principaux qui attendent le cabinet Fillon 3. Concernant la réforme de la fiscalité, le Président s'est implicitement dit favorable à la suppression du bouclier fiscal et de l'impôt sur la fortune (ISF). "C'était une demande de la majorité, c'est une bonne nouvelle pour les députés", estime Michaël Szames.

Le chef de l'État a également insisté sur la question de la dépendance, qui devrait être l'une des grandes réformes de la fin de son quinquennat. Il a annoncé sur ce sujet "une grande consultation" et des décisions pour l'été 2011.

"Pas d'annonces sur le fond"

Autres dossiers évoqués, celui de l'emploi et de l'immigration. Nicolas Sarkozy a reconnu que le débat sur l'identité nationale avait provoqué des "malentendus" mais a répété la nécessité de maîtriser les flux migratoires.

Le Parti socialiste a dénoncé ce matin le manque d'annonces sur le fond dans ce discours. "Il n'y a pas une seule annonce qui laisse entendre que sur les conditions d'existence des Français, quelque chose va changer", a estimé le porte-parole du PS, Benoît Hamon. "La seule annonce qui a été faite, c'est la suppression de l'ISF, c'est-à-dire pour les 600 000 personnes les plus favorisées de notre pays", a estimé l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande.

"On pourrait dire que Nicolas Sarkozy se chiraquise, a commenté de son côté le politologue Stéphane Rozès sur FRANCE 24. Il s'adapte au centre de l'opinion publique avant, sans doute, de revenir à une phase plus sarkozyste."

 

Commentaires (4)

n'importe quoi

2.2 million de millionnaires... 7 millions de pauvres... gouvernement à la solidarité... on arrive même plus à faire semblant d'y croire...

Vent à droite vent à gauche, courant d'air au centre....

Le politique français ne sait faire qu'une seule chose, créer le désordre et la contestation.

Salut

Pourquoi? la France nous tourne le dos nous les centrafricaines constat que élection de RCA risque de devenir comme la Cote d'Ivoire je demande à nos père parrain Français de nous aidées

le gouvernement nouveau est arrivé

Tous ces chantiers sur le dos des petits, comme on dit il faut mieux faire payer beaucoups de pauvre$ car il sont trés nombreux, que quelques les privilégiés amis puissants, cela peut toujours servir.

Mais je ne comprend pas que les grands chantiers prioritaires du nouveau gouvernement ne soit pas le chômage des jeunes et des vieux, pour consolider les revenus de la réforme des retraites car elle n'est pas sauvée et pas terminée, juste le temps d'avaler la pilule

Avant de faire travailler plus longtemps?. jusqu'à 67 ans pour avoir sa retraite complète, que vous restera t 'il à vous pour profiter enfin un peu de votre vie. Après toute une vie de labeur de privation et de souffrance aurez vous le temps l'argent et la Santé pour en profiter .

Et voila MAINTENANT déja la suite des Réf des retraites. Et maintenant qu'il veut dépouiller les économies des vieux, de leur argent, gagné si durement durant toute une vie de souffrance et de labeur.
En les livrant à leurs amis les assurances privées et banques, qui parfois font ùême les deux D'ailleurs,
bon qu'à faire du fric facile, ( les assurances au départ est un systéme de solidarité, alors pourquoi se porte t'il aussi bien, parce qu'ils font des bénéfices et se servent avant copieusement et sur notre dos avec la bénédiction de l'état, pardon la future obligation faites aux français de s'assurer )
Ainsi l'état économise les maisons de retraites trops chères et innéficaces, et demain pourquoi pas les hopitaux pour la sécurité sociale pourquoi pas?.
Les aides à domicile refilées aux départements, cachaient en vrai le dépouillement des anciens avant leur décés, stratégies politiciennes honteuses, mais combien juteuses à souhait

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