Dernière modification : 18/11/2010 

- Hervé Morin - Jean-Louis Borloo - Nicolas Sarkozy - Remaniement ministériel


Hervé Morin, Ancien ministre de la Défense

Roselyne Febvre reçoit Hervé Morin, Ancien ministre de la Défense et Président du Nouveau Centre.

Regardez la seconde partie de Politique avec Jean-Marie BOCKEL.
 

Lire l'intégralité de l'interview :
 

Roselyne FEBVRE.- Bonjour et bienvenue dans « Politique » avec notre premier invité. Hervé Morin, bonjour, ancien ministre de la Défense, depuis peu. Vous êtes l'un des grands perdants avec Jean-Louis Borloo du nouveau remaniement.
Première question, sur l'intervention de Nicolas Sarkozy mardi soir. Comment l'avez-vous trouvé ?
 

Hervé MORIN.-  J’ai constaté qu'il y avait une continuité dans l'action gouvernementale : dépendance, révision fiscale, différentes mesures qui avaient déjà été annoncées il y a quelques mois. Tout cela est tout à fait normal. C'est un quinquennat, il est assez cohérent que nous soyons dans cette ligne-là. Pas de rupture, plutôt la continuité.
 

Roselyne FEBVRE.- Un hommage à François Fillon appuyé, alors qu les commentateurs disaient « dans le fond, Nicolas Sarkozy se soumet à François Fillon. Il y aura un hyper Premier ministre ». Il a rectifié le tir en expliquant qu'un choix n'était jamais contraint. Vous le croyez ?
 

Hervé MORIN.- Oui, le Président de la République a les armes, les armes politiques, les armes institutionnelles. C’est lui qui nomme le Premier ministre. Bien entendu, il est seul maître à bord dans cette histoire. C'est assez curieux de considérer que, d'un semaine sur l'autre, on est passé de l’hyper Président à l’hypo Président, de l’hypo Premier ministre à l’hyper Premier ministre. Tout cela ne correspond pas à la réalité. La réalité, c’est qu’il y a un Président de la République, chef de l'Etat, qui mène la politique qu'il détermine, qui correspond au contrat qu’il a passé avec les Français et, ensuite, un gouvernement qu’il met en oeuvre.
 

Roselyne FEBVRE.- Quand même, ce Premier ministre, François Fillon reconduit, qui aura pratiquement fait tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura plus de légitimité, une existence un peu plus appuyée, moins d'effacement que lui-même aussi avait d’ailleurs théorisé avec Nicolas Sarkozy.
 

Hervé MORIN.-  Vous verrez cela dans les semaines à venir.
 

Roselyne FEBVRE.- D'accord. Vous pensez que la nature va revenir...
 

Hervé MORIN.- Je pense que le modèle qui a été construit en 2007 ne s'effacera pas en 2011.
 

Roselyne FEBVRE.- Vous avez été le premier a à réagir sur le gouvernement que vous avez qualifié d'un « gouvernement de garde RPR ». En quelque sorte « RPR », c'est un gros mot ?
 

Hervé MORIN.- Non, j'ai simplement dit que nous étions dans un gouvernement qui, de toute évidence, annonçait le début de la campagne électorale. C'était une équipe de campagne, une équipe de campagne UMP, et mieux encore une équipe de campagne UMP essentiellement RPR. Il suffit de voir de faire l'analyse du gouvernement.
Je rappelle que le numéro 2 et le numéro 3 du gouvernement, au-delà de François Fillon, issu du RPR, c’est Alain Juppé, ancien Secrétaire général du RPR et Michel Alliot-Marie, ancienne Secrétaire générale du RPR.
Vous avez donc une constitution qui démontre que l’UMP telle qu'elle avait été bâtie en 2002, c'est-à-dire sur une addition de centristes et de gaullistes, pour reprendre de vieux mots, que cette addition s'était progressivement transformée en une fusion et un rétrécissement de l'UMP sur sa base, qui est la base RPR.
 

Roselyne FEBVRE.- C’est du classique ça !
 

Hervé MORIN.- Peut-être, mais ça montre en même temps que l’idée que le parti unique à droite, qui rassemblerait centristes et gaullistes, est morte.
 

Roselyne FEBVRE.- Dans le fond, Nicolas Sarkozy avait, en 2007, était aussi élu sur l'idée de la rupture, la rupture avec Chirac et les chiraquiens. Aujourd'hui, viennent-ils redorer la fin de quinquennat de Nicolas Sarkozy ? Est-ce un reniement ?
 

Hervé MORIN.- Je ne me pose pas cette question-là. Je constate que nous avons besoin d'une démocratie équilibrée. Nous avons besoin de pluralisme dans la vie politique. On ne peut pas penser un seul instant que, dans une société dans laquelle nos compatriotes ont un choix immense dans tous les segments et tous les secteurs de leur vie, soient, quand il s'agit de politique, limités à un choix unique.
Je crois, au contraire, que nous avons besoin de pluralisme et d’une démocratie équilibrée dans laquelle il puisse y avoir un débat au sein de la majorité, non pas une confrontation, mais qu'il puisse y avoir des échanges pour donner sur chaque problème la meilleure solution, que ce soit par le dialogue, par la construction que l'on soit en mesure de pouvoir faire émerger la meilleure solution pour le pays.
Le Président de la République en a lui-même donné un exemple, hier soir, lorsqu’il a évoqué le bouclier fiscal.
 

Roselyne FEBVRE.- Vous l'avez réclamé, vous.
 

Hervé MORIN.- C'était une mauvaise réponse à un vrai problème. Le vrai problème, c'est que nous avons besoin en France de faire émerger un entreprenariat familial, un actionnariat stable capable de porter des stratégies sur le long terme pour les entreprises, que nos entreprises, quand elles se développent, ne finissent pas dans les mains de fonds de pension très éloignés du territoire national, qui ont un seul souci : presser le citron et dégager des bénéfices. Que l'on ait des chefs d'entreprise reposant sur un actionnariat stable, capables de porter une stratégie sur 20 ou 25 ans. On a ce problème-là.
On a eu comme solution le bouclier fiscal pour éviter l’évasion de capitaux et de patrimoines dont nous avons besoin pour nos investissements.
 

Roselyne FEBVRE.- C'était une erreur, ce bouclier fiscal ?
 

Hervé MORIN.- Nous avons dit...
 

Roselyne FEBVRE.- Répondez-moi : c'était une erreur ?
 

Hervé MORIN.- C'était une erreur. Nous l’avons dit dès le début, dès 2007, en disant « à cette question-là, le bouclier fiscal ne tiendra pas » car, le jour où vous aurez augmenté un certain nombre d'impôts, le jour où vous aurez besoin de rétablir l'équilibre de la sécurité sociale ou de financer le régime des retraites, vous ne pourrez pas dire à vos compatriotes « eh bien, Mesdames et Messieurs, nous augmentons les cotisions de la CRDS ou de tel ou tel impôt pour tout le monde, sauf ceux qui sont au bouclier fiscal ». C'est un intenable. Nous l’avions dit et nous avions dit qu'il y avait une autre solution.
 

Roselyne FEBVRE.- Pas très fort quand même !
 

Hervé MORIN.- Si, on l'a dit pendant trois ans, chaque année au moment du débat budgétaire. Nous avions dit, nous, que la solution était la suppression du bouclier fiscal, la suppression de l'impôt sur la fortune qui a été supprimée dans tous les pays européens, et parce qu'il faut faire preuve de justice et de solidarité, eh bien, créons une tranche marginale d'impôt sur le revenu qui compensera la suppression de l'ISF. Il suffit d'augmenter la tranche marginale de 40 à 43 %, et on compense la suppression de l'ISF.
Voilà une solution équilibrée. Ces solutions équilibrées émergent car vous êtes dans un système, dans une composition politique qui est celle d'un débat au sein de la majorité pour faire émerger la meilleure solution.
Une majorité ne doit pas être un musée, au contraire, ce doit être une maison dans laquelle on vit, où on échange pour faire émerger…
 

Roselyne FEBVRE.- Justement on va parler de cette maison-là et de la maison « centre ». Vous avez déjeuné hier ou avant-hier avec…
Hervé MORIN.- Hier.
 

Roselyne FEBVRE.- …Avec Jean-Louis Borloo. Première question : comment l'avez-vous trouvé ? En veut-il à Nicolas Sarkozy ?
 

Hervé MORIN.- Absolument pas.
 

Roselyne FEBVRE.- Est-ce qu’il se sent humilié ?
 

Hervé MORIN.- Absolument pas, il est serein, apaisé. Quand vous avez été ministre, comme lui, pendant 8 ans et demi, ou comme moi pendant trois ans et demi…
 

Roselyne FEBVRE.- « Apaisé », ce n'est pas ce que qu'on lit dans l'interview du « Monde » où il parle quand même d'humiliation.
 

Hervé MORIN.- Je vous dis ce que j'ai ressenti profondément, parce que Jean-Louis Borloo a pris conscience aussi que la construction de la majorité doit se faire sur deux piliers plus équilibrés.
 

Roselyne FEBVRE.- Ce centre qui est quand même très éclaté, avec des chapelles. Il y a le Nouveau centre que vous représentez.
 

Hervé MORIN.- Nous avons été à l'origine de la reconstruction du centre, Roselyne Febvre. N’oubliez pas qu’en 2007, quand François Bayrou a quitté l'UDF, quitté son ancrage politique pour son aventure personnelle, nous avons construit cette famille politique qui s'appelle « Le Nouveau centre » avec un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, en tout une quarantaine de parlementaires entre sénateurs, députés européens et députés, 2 000 élus locaux, 16 000 militants. Nous avons un parti avec des institutions qui marchent, et nous avons posé la première pierre. Il s'agit maintenant de faire en sorte d'aller jusqu'au bout de cette démarche. L’achèvement de cette démarche sera très clairement, pour moi, la capacité des centristes à exprimer leur vision du monde et de la société française en 2012.
 

Roselyne FEBVRE.- Vous, vous êtes clairement candidat...
 

Hervé MORIN.- Je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. Je dis qu'il nous faut un candidat. Il nous appartiendra de déterminer selon des modalités que nous définirons ensemble…
 

Roselyne FEBVRE.- Vous avez toujours dit que vous iriez…
 

Hervé MORIN.- J'ai toujours dit que, moi, je voulais qu’il y ait un candidat. Vous en avez toujours tiré la conséquence, vous, que ce serait moi. On verra bien. Ce n'est pas le moment.
 

Roselyne FEBVRE.- Mais vous avez envie d'y aller ?
 

Hervé MORIN.- Ce n'est pas le moment, pour l'instant, nous sommes dans…
 

Roselyne FEBVRE.- Nicolas Sarkozy n'est pas d'accord, vous l'avez dit, d'un candidat centriste.
 

Hervé MORIN.-  Roselyne Febvre, la démocratie ne s'arrête pas à la volonté de l'Elysée, pas encore !
 

Roselyne FEBVRE.- Etes-vous en train de vous découvrir opposant à Nicolas Sarkozy ?
 

Hervé MORIN.- Je veux être dans une démarche radicalement différente de celle de mon ancien compagnon de route. Je ne veux pas être un centriste d'opposition, opposé à tout, combattant tout, reniant ses engagements. Ce n'est pas du tout ma vision des choses.
Je souhaite faire un centrisme positif, de construction. Je sais où je suis. Je suis dans la majorité. Je n’ai aucune intention d’en sortir. Je veux simplement que cette majorité soit plus équilibrée et que nous puissions, à partir de 2012, construire un gouvernement et une majorité de coalition, comme elle a existé en France jusqu'en 2002, c'était l’UDF et le RPR et comme elle existe, Roselyne Febvre, puisque nous sur France 24, dans tous les pays européens. Tous les pays européens, sans exception, ne sont pas construits sur des majorités monolithiques mais, au contraire, sur des majorités représentants la diversité d’une société qui est une société complexe, moderne, et qui ne peut se résumer en un seul message.
 

Hervé MORIN.-  Nicolas Sarkozy a-t-il besoin des centristes ou, vous, qui avez besoin de Nicolas Sarkozy pour exister ?
 

Hervé MORIN.- Je pense que l'un n'est pas incompatible avec l'autre.
 

Roselyne FEBVRE.- Avez-vous le sentiment que Jean-Louis Borloo soutiendra Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire qu'il n'ira pas en 2012 ? Il ne gèrera pas la plate-forme centriste et enverra un candidat ?
 

Hervé MORIN.- Moi, c'est très clair, et pour Le Nouveau centre que j'ai réuni encore hier et son comité exécutif, nous sommes prêts à engager toutes les voies du dialogue et du rassemblement, sous toutes les formes, mais avec…
 

Roselyne FEBVRE.- Pourquoi ne faites-vous pas un Grenelle du centrisme puisque

Borloo adore les Grenelles ?
 

Hervé MORIN.- …avec un cap et une ambition clairs, c'est le rassemblement de centristes autonomes et indépendants de l’UMP.
 

Roselyne FEBVRE.- C'est ça la difficulté justement.
 

Hervé MORIN.- Et deuxièmement…
 

Roselyne FEBVRE.- Comment vous faites ?
 

Hervé MORIN.-…il s'agit de faire en sorte que nous affichions clairement que nous voulons avoir une expression politique indépendante au premier tour de l’élection présidentielle.
 

Roselyne FEBVRE.- Ce sont des « y a qu’à », « il faut que ». Comment fédérez-vous Le Nouveau centre, François Bayrou qui traite de panier de crabes et qu’il ne pas un crabe de plus.
 

Hervé MORIN.- Oui, c'est assez drôle, d'entendre que nous sommes à la fois, Borloo et moi, dans un panier de crabes, alors que le même matin, son lieutenant, Marielle de Sarnez, appelait les centristes à les rejoindre. Je ne comprends pas bien. Quand on discute tous les deux, c'est un panier de crabes, quand elle appelle à ce que nous discutions avec eux, ce n'est plus un panier de crabes.
 

Roselyne FEBVRE.- Il y a la place pour le centre ?
 

Hervé MORIN.-  Vous aurez remarqué que, quel que soit le Président de la République, quelle que soit la conjoncture politique, un candidat centriste à l'élection présidentielle a toujours fait entre 15 et 20 %. Cela prouve que cela correspond à une résonance dans la société française.
 

Roselyne FEBVRE.- Aujourd'hui, vous voyez bien que vous les centristes ont des strapontins au gouvernement.
 

Hervé MORIN.- Je vous parle de l'avenir Roselyne Febvre, pas du moment.
 

Roselyne FEBVRE.- D'accord, pourquoi pas ?
Peut-être une question pour revenir sur Nicolas Sarkozy. On va l'écouter, dans quelques instants, sur ce qu'il a déclaré concernant son élection présidentielle en 2012, s'il pense se représenter et quand. On l'écoute et on réagit après.
(Extrait :
Michel DENISOT : Avez-vous pris votre décision ?
Nicolas SARKOZY : Non.
Michel DENISOT : Quand la prendrez-vous ?
Nicolas SARKOZY : Je pense quelque part à l'automne de l'année 2011. J'ai tellement conscience du ridicule de mon propre intérêt par rapport aux attentes de gens qui sortent à peine de la crise, et je comprends que vous me posiez la question, mais la réponse est impossible. Les gens m'ont élu pour que je travaille jusqu'à la dernière minute, pas que je m’organise en fonction de mon propre calendrier dont ils se moquent parfaitement, et ils ont raison. »
 

Roselyne FEBVRE.- Il est sincère là ?
 

Hervé MORIN.-  J'ai au moins l'analyse que le gouvernement qui a été constitué est quand même un gouvernement ressemblant de près ou de loin à un gouvernement du début d'une campagne future.
 

Roselyne FEBVRE.- Dans ce qu'il a dit hier, et cela vous semble-t-il pas désobligeant, il dit « j'ai resserré le gouvernement et j’ai mis une équipe de professionnel et de gens frais. »
Cela veut-il dire que vous n'étiez plus, vous, plus frais et pas professionnel ?
 

Hervé MORIN.- J'ai engagé une réforme du ministère de la Défense que l'on considérait comme impossible. Je vous rappelle que nous avons engagé notamment une réforme de l’organisation du ministère et de la carte militaire, dont on disait qu'elle provoquerait une crise politique majeure. J'ai entrepris cela par une méthode radicalement différente. Avant, quand on fermait des bases, des régiments, on annonçait cela l'après-midi, et on prévenait les parlementaires le matin. J’ai considéré qu'il y avait une nouvelle méthode à inventer, que cette dernière reposait sur le dialogue, sur la conviction, et j'ai réuni pendant des mois et rencontré les parlementaires, les maires, pour leur expliquer la nécessité...
 

Roselyne FEBVRE.- Vous avez vous avez fait un bon ministre ?
 

Hervé MORIN.- J’ai fais preuve de pédagogie. A la fin de la loi de programmation militaire, nous aurons un 1,6 Md€ d’économies de fonctionnement récurrent sur le budget de la Défense, qui seront investis pour l'équipement et donc pour faire travailler l'économie française, et pour moderniser nos armées. C’est une réforme majeure, je l’ai menée…
 

Roselyne FEBVRE.- Vous avez été un bon ministre ou pas ?
 

Hervé MORIN.- Je l’ai menée. Elle a été menée comme il faut. Moi, j’ai le sentiment profond d'avoir fait mon boulot.
 

Roselyne FEBVRE.- Alain Juppé qui vous succède ?
 

Hervé MORIN.- Alain Juppé, c’est une bonne nouvelle pour les armées. Il y a des rendez-vous budgétaires extrêmement difficiles pour l'armée française. Nous avons à l'horizon de 2012- 2013 un grand rendez-vous qui est celui du maintien de l'ambition de la France. Il faut donc avoir à la tête du ministère quelqu’un qui ait un poids politique pour faire entendre ce message.
 

Roselyne FEBVRE.- Dernière question Hervé Morin, qu'allez-vous faire de votre liberté retrouvée, de votre temps retrouvé, de votre temps retrouvé, même si vous allez vous rasseoir à votre siège de député. Comment voyez-vous l'avenir ?
 

Hervé MORIN.- Je vais engager un tour de France, que j'avais d'ailleurs commencé avec plus de disponibilités. Je suis convaincu d'une chose après les quelques mois que j'ai passés à les rencontrer, les expériences, aller visiter des entreprises, des associations, des expérimentations ; il y a dans tous les interstices de la société française de formidable de force d'innovation, d'anticipation, de création, d'innovation sociale. Ces forces-là, je veux aller à leur rencontre pour partager mes convictions avec elles, et pour construire avec elles un nouveau projet pour le pays. C'est ce que je vais faire dans les mois à venir.
 

Roselyne FEBVRE.- Et qui partagent les vôtres, peut-être, comme futur candidat à l'élection présidentielle de 2012 ? Allez, vous pouvez le dire !
 

Hervé MORIN.- Ce n'est pas le sujet du moment.
 

Roselyne FEBVRE.- Merci en tout cas d'être passé sur le plateau de France 24. On se retrouve très vite.

 


Commentaires (1)

entretien fade!

Tout est convenu on ne parle de sujets qui fachent comme notre engagement en afghanistan et les pertes inutiles qui en ont résulté...cet homme qui semble amer sans le dire n'est pas étouffé par son courage politique!!!

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