Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les milliardaires, toujours plus nombreux

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le show Netanyahou"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La France, bonne et mauvaise élève"

En savoir plus

DÉBAT

Netanyahou aux États-Unis : coup de froid entre Israël et la Maison Blanche

En savoir plus

DÉBAT

Boris Nemtsov assassiné : l'opposition russe punie ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La France mise à l'index pour sa législation sur la fessée

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Grèce, Allemagne, Espagne… L'Agriculture européenne réformée

En savoir plus

ICI L'EUROPE

La France, principale bénéficiaire de la PAC

En savoir plus

Economie

La presse s'insurge contre la possibilité d'un soutien britannique à l'Irlande

Vidéo par Cyrielle ABEHSERA , Fiona CAMERON

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 17/11/2010

Les journaux conservateurs tirent à boulets rouges sur l’Irlande et sur l’Union européenne en se raccrochant à la sacro-sainte indépendance de la livres sterling. La presse, dans son ensemble, critique toute aide financière britannique.

Le ministre britannique des Finances, Georges Osborne, a peut-être fait plaisir à ses partenaires européens, mais sûrement pas à la presse anglaise. En déclarant mercredi que le gouvernement était prêt à participer à un plan d’aide européen au secteur bancaire irlandais, il va à contre-courant des principaux éditorialistes du pays.

La presse conservatrice, toujours prompte à brandir son euroscepticisme, ne mâche pas ses mots à l’égard de la débâcle actuelle du voisin irlandais. Le Sun, le plus populaire des quotidiens tabloïds, plaint les "pauvres Irlandais" qui paient le prix de la "soumission à Bruxelles" de leur pays. Il revendique la paternité du refus britannique de rentrer dans l’euro et appelle de ses vœux le gouvernement britannique "à rester en dehors de tout ça" et à se raccrocher à sa livre sterling.

La fierté d’avoir évité "le piège de l’euro", comme le qualifie le Daily Mail, quotidien également de droite, amène un autre journal conservateur, le Daily Telegraph à faire une drôle de proposition aux Irlandais : quitter l’euro et prendre la livre sterling comme monnaie nationale. "Les Irlandais sont nos amis et nous avons une longue histoire commune"; justifie le quotidien.


Le Royaume-Uni, malgré tout, ne peut pas rester les bras croisés


Le contexte historique est également l’argument utilisé par le quotidien de gauche The Guardian pour souligner l’ironie de la situation. "Depuis deux décennies, L’Irlande a préféré s’unir avec d’autres pays européens que le Royaume-Uni et, maintenant, dans un retournement de situation, nous nous apprêtons à participer à un plan d’aide européen", note le journal.

La majorité de la presse anglaise reproche surtout au gouvernement de David Cameron de voler au secours de l’Irlande alors que l’argument principal pour rester en dehors de la zone euro était justement d’éviter ce genre de situation. "C’est vrai que nous tenons généralement à rester en dehors de ces problèmes", a reconnu mercredi Georges Osborne.

Reste qu’une bonne partie des éditorialistes admettent également que la Grande-Bretagne peut difficilement rester les bras croisés sur le bord de l’autoroute de la faillite irlandaise. "Le Royaume-Uni va inévitablement être tenté d’aider l’Irlande, jusqu’à 12 milliards de livres (14,1 milliards d'euros), ne serait-ce que parce que nous avons une frontière terrestre avec eux", reconnaît le très conservateur Daily Mail. Le Financial Times, de son côté, rappelle que les liens économiques entre les deux pays vont nécessiter, au final, que le Royaume-Uni mette la main à la poche pour éviter un effondrement irlandais.

Première publication : 17/11/2010

  • ZONE EURO

    L'UE et le FMI prêts à soutenir l'Irlande

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    L'Irlande refuse d'être assimilée à la Grèce

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Les déficits de l'Irlande, de la Grèce et du Portugal au menu d'une réunion à Bruxelles

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)