Dernière modification : 22/11/2010 

- Blaise Compaoré - Burkina Faso - Élection présidentielle


Le président Blaise Compaoré sollicite un nouveau mandat auprès des électeurs

Le président Blaise Compaoré sollicite un nouveau mandat auprès des électeurs

Les électeurs burkinabè ont voté lors du premier tour de l'élection présidentielle, dimanche. Un scrutin dont l'actuel chef de l'Etat, Blaise Compaoré, est le grand favori. En poste depuis 23 ans, celui-ci devrait être reconduit dans ses fonctions.

Par Jean-Baptiste MAROT (texte)
 

Alors que Guinéens et Ivoiriens viennent de se rendre aux urnes pour élire leur président, le chef de l’État burkinabè, facilitateur des crises qui ont secoué les deux pays ces dernières années, était lui aussi appelé à affronter les électeurs, dimanche. Arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 à la faveur d’un coup d’État, Blaise Compaoré sollicite le suffrage de ses concitoyens pour effectuer ce qui devrait être, a priori, son quatrième et dernier mandat. Révisée en 2002, la Constitution burkinabè prévoit en effet que "le président est [désormais] élu pour cinq ans au suffrage universel direct, égal et secret" et que celui-ci n’est rééligible qu’une fois.

Le Burkina en chiffres

Population : 15,7 millions d’habitants (2009)

PIB : 8,14 milliards de dollars (2009)

PIB par habitant : 517 dollars (2009)

Taux de croissance : 3,5 % (2009)

Espérance de vie : 53 ans (2008)

Taux d’alphabétisation : 29 % (2007)

Classement IDH : 161e sur 169 (2010)

  

Sources : Banque mondiale, Pnud.

À dire vrai, le scrutin ne réserve guère de surprise. Élu et réélu à la présidence en 1991, 1998 et 2005, sans véritable opposant malgré les six autres candidats qui se sont lancés dans la course au palais de Kosyam, "l’enfant terrible de Ziniaré", comme l’ont surnommé ses compatriotes, est assuré d’être reconduit dans ses fonctions. D’autant plus que, de l’avis de tous les observateurs du landerneau politique burkinabè, l'homme fort de Ouagadougou n’a jamais abordé une élection dans une situation aussi confortable.

"Faiseur de paix", "pacificateur", "homme de paix" : depuis qu’il s’est impliqué - avec un certain succès - dans la résolution des conflits qui ont déchiré l’Afrique de l’Ouest ces dernières années, Blaise Compaoré passe pour un sage dans la sous-région. Le temps paraît loin où celui-ci était accusé par Nouakchott, Monrovia ou Yamoussoukro de déstabiliser ses voisins en proie à des rébellions armées…

Un enjeu : le taux de participation

"Le seul véritable enjeu est, en fait, celui de la mobilisation", confirme Augustin Loada, directeur exécutif du Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), un observatoire basé à Ouagadougou. Aux dernières nouvelles, seuls 3,3 millions des 7 millions d’électeurs potentiels que compte le Burkina Faso se seraient inscrits sur les listes électorales, soit à peine un votant sur deux... Un enthousiasme plus que relatif qui tient en partie aux difficultés matérielles rencontrées par les autorités pour délivrer de nouvelles cartes d'identité plus sécurisées que les anciennes, mais pas seulement.

"La démobilisation tient également au fait que personne ne se fait d’illusion sur l’issue d’un scrutin dont le résultat est couru d’avance, reprend Augustin Loada. En outre, depuis plusieurs mois, un débat portant sur l’opportunité de réformer l’article 37 de la Constitution [celui qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, NDLR] s’est fait jour. Or, le président est toujours resté évasif sur ses intentions à ce propos. Pour beaucoup, cela signifie qu’il souhaite déverrouiller le système." Et que Blaise Compaoré, qui n’est âgé que de 59 ans, n'est pas prêt à passer le flambeau...

En cause également : les faibles retombées des progrès économiques et sociaux enregistrés par un pays qui demeure l’un des plus pauvres du continent africain (voir encadré ci-dessus). "La plupart des gens n’en ressentent pas l’impact. Si le pays se modernise, ils se rendent compte que tout le monde n’en profite pas et que les aspects positifs du développement sont captés par la couche supérieure de la population", poursuit le directeur exécutif du CGD.

À l'issue du premier tour, plus que le score du vainqueur, c’est donc le taux de participation à l’élection qu’il va falloir considérer avec attention. 

Commentaires (10)

flash back d'1 individu pas comme les autres

l'afrique doit se revolter. contre l'injustice sociale, enrichissement des tyrans et pauvrete de masse. la paix ce koi la paix. la paix en afrique enrichit les affaires du tyran et rend pauvre le peuple africain. y aura pas de paix tant que la justice social ne sera pas rehabilise. avez vs entendu en afrique 1 proces pr corruption grave? eh oui la justice demissionne tt simplement quand 1 gros poisson mets la main sur le deniers public. on appelle ca corruption grave , assimilable a 1 crime contre l'humanite... messieurs le mutin continuer la revoltion. il ne partira pas si vs ne le faite pas partir avec vos 2 mains... on connait la psychologie de president a vie et leur reelle motivation... penchons ns sur le passe de mr compaore et oui rappeler vs son meilleur ami capitaine thomas sankara... il l'a assasiner froidement. faut surtout pas kil vs echappe ce criminel...

slt

blaise compaore c'est du peche fo laisser le pouvoir

BLAISE COMPAORE

je ne sais pas si ce monsieur est soud ou aveugle par rapport à tout ce qui s'est passé et se vit encore autour de lui (robert guei,tandja ....)ces noms que nous sommes obligés aujourd'hui d'écrire en miniature pour leur passage sombre dans notre existence,il veut forcement partir de la manière dont il est arrivé comprenons le donc..

Campaore Can Stay.

However not absolutely his Fan.Burkina Faso being an insignificant nation in virtually every aspect. Campaore has brought this Country to the international scene .He has been solicited in several occasion to mediate in every little conflict in West Africa. Faso needs Campaore. Faso moins Campaore egale à zero.

Arrêtez ce pacificateur maintenant

Le président n'est pas du tout resté évasif sur le sujet de l'article 37, il l'a dit haut et fort sue RFI.23 années au pouvoir plus 5 années, il en fera 28 et il en voudra encore.

en tout cas, nous prenons toute l'opinion publique international comme témoins, après les crises de Guinée, de Côte d'ivoire et du Togo, un foyer naîtra fort probablement au Burkina, à cause de la ténacité d'un homme qui ne fréquentent plus que des chefs d'états qui ont adopté l'alternance.

Que la communauté internationale se mobilise comme elle l'a été contre Tanja.

Il est inadmissible d'un homme puisse penser et décider pour d'autre pendant plus d'un quart de siècle.

C'est un crime contre l'humanité. alors braquez vos projecteurs vers ce pays et aidez nous à dénoncer les tripatouillages pour maintenir un homme tant contesté de l'intérieur, par ses proches et par ses opposants.

Blaise veut gouter au fruit qui fait basculer la stabilité.

Mali
Ghana
Bénin

Alternance réussie.
le Burkina avait reporté son échéance.

blaise suit les traces de ses

blaise suit les traces de ses pairs
biya, bongo idriss etc.....
ils auraient dû simplement transformer son régime en monarchie....
là il y aurait plus besoin de modifier chaque fois la constitution

laisser le numero 1 de continuer

Rester lontemps au pouvoir n'est pas un problème,mais rester lontemps sans rien faire c'est çà qui est grave.Mais au Burkina c'est pas le cas,car depuis que le numero 1 est venu au pouvoir,on peut dire qu'il a réalisé qu'a même un bilan positif durant tous ses mandats precedents et compte réaliser de plus dans le futur.

burkina-faso-election-presidentielle:le 21 novembre2010

"le taux de participation à l'élection qu'il faudra considérer avec attention" aussi vrai...,et autrement.
six candidats en lice face à lui et un seul vainqueur au soir du 21 novembre 10,seul vainqueur Monsieur Blaise Compaoré.

Election burkinabè

Le désintérêt des burkinabè pour les présidentielles n'est lié uniquement au manque d'enjeu du présent mais il faut le comprendre comme un message fort de la majorité contre l'attitude méprisante dont fait montre l'actuelle classe dirigeante depuis 2 décennies. la satisfaction des besoins les plus élémentaires ( alimentation, soins et éducation) demeurent encore un luxe pour l'immense majorité. cependant cela ne semble pas être le combat de la classe dirigeante qui est occupée à exécuter des programmes de prestige pour donner une image tronquée du pays. En réalité le courageux peuple du burkina a soif de travail, d'équité, d'égalité et considération.

Blaise Compaoré

Si ce type est reconduis dans ses fonctions, on aura la preuve que l'Afrique est loin de connaitre la transparence et la democratie

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