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FRANCE

Le Beaujolais nouveau débarque sur les tables françaises... et étrangères

Vidéo par France 3

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/11/2010

Depuis 1985, les amateurs de Beaujolais doivent attendre le troisième jeudi de novembre pour faire sauter les bouchons de ce vin primeur souvent décrié. Selon les spécialistes, le cru 2010 aurait un arôme fruits rouges très prononcé...

REUTERS - Dans plus de 110 pays, les amateurs de beaujolais nouveau feront sauter les bouchons du cru 2010 ce mercredi à minuit pile, une opération commerciale teintée de tradition que les vignerons mettent désormais à profit pour promouvoir le reste de leur production.

La règle a été établie en 1985 : il faut attendre le troisième jeudi de novembre pour déguster ce vin primeur.

La version 2010 serait cette année "très aromatique et colorée avec des dominantes de fraise des bois, framboise et groseille", selon Bertrand Chatelet, qui dirige l'Institut de recherche dédié à l'étude des vins du Beaujolais (Sicarex).

Depuis la fin octobre, les caisses de beaujolais nouveau partent par avions cargo de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry vers le Japon, premier pays importateur, les Etats-Unis ou la Chine mais aussi la Russie, pays d'origine de la vodka, qui se met lentement au vin.

Au total, ce sont près de 39 millions de bouteilles qui s'apprêtent à être mises sur le marché.

A Lyon, des "Beauj'olympiades" sont organisées toute la nuit par les Jeunes agriculteurs du Rhône et, dans les brasseries parisiennes, certains afficionados ont réservé leurs "petits salés aux lentilles" à l'heure du petit-déjeuner jeudi pour accompagner le breuvage.

Sans renier les bénéfices d'une diffusion à grande échelle, en termes de notoriété pour le vignoble, les producteurs essaient depuis quelques années de changer l'image de leur production.

La priorité est désormais donnée à la qualité plutôt qu'à la quantité, ce qui a eu un effet positif sur les cours qui sont passés auprès des négociants de 150 euros l'hectolitre en moyenne en 2009 à 165 euros cette année.

Les années 80 et 90, quand le phénomène "beaujolais nouveau" a commencé à prendre de l'ampleur à l'international, "n'ont pas toujours été synonymes de qualité", reconnaît Jean Bourjade, délégué général de l'Interprofession des vins du beaujolais.

Iceberg

"Cette année, nous avons volontairement baissé la production de beaujolais primeur. Nous sommes passés de 32 hectolitres par hectare en 2009 à 25 hectolitres par hectare en 2010, ce qui correspond aux rendements des grands crus classés des exploitations prestigieuses", ajoute-t-il.

Après avoir tout misé sur son petit vin primeur, le vignoble essaie de s'en servir comme tête de pont pour faire vendre ses crus et ses douze appellations.

Au mieux, les opérations commerciales autour du beaujolais nouveau courent jusqu'à début décembre, avant d'être supplantées par la préparation des fêtes de fin d'année.

"Le beaujolais nouveau ne représente qu'un tiers de la production du vignoble", insiste Jean Bourjade. "Ce n'est que la partie visible de l'iceberg: elle nous permet de présenter nos crus et nos vins de garde".

A Villié-Morgon, dans le nord de l'appellation, André et Anita Kühnel, ont pris la route dès mercredi en direction de la Marne puis de la Belgique où ils vont faire déguster leurs vins.

"Nous présentons certes nos primeurs, mais c'est surtout l'occasion de vendre nos crus", explique la jeune viticultrice. "La qualité, il n'y a que ça qui marche et seuls les producteurs qui ont misé dessus s'en sortiront " pronostique-t-elle.

Pour rappeler que sa production est bien artisanale et non industrielle, le petit vignoble de 19.000 hectares répartis en 3.000 exploitations mise également sur l'oenotourisme.

Une route des vins a été inaugurée cet été permettant de faire le tour des exploitations et d'acheter directement chez les producteurs.
 

Première publication : 18/11/2010

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