Dernière modification : 19/11/2010
Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'Otan
Caroline de Camaret reçoit Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'Otan, dans le cadre du sommet de l'Alliance atlantique à Lisbonne, du 19 au 20 novembre.
Commentaires (4)
Pour un danois, le français
Oui, félicitations pour le français de Monsieur Fogh Rasmussen! Malheureusement, l'enseignement du français a presque disparu au Danemark.
Anne Albinus
Danemark
Pour un danois, le français
Je me joins egalement a feliciter Anders Fogh Rasmussen pour son francais impeccable. Si seulement plus de nos hommes politiques et haut fonctionnaires pouvaient donner un tel exemple. Il s'agit d'une belle operation de communication et d'ouverture aux francophones. Good on them! Jerome Suere.
NECESSITE DE DEVELOPPER UN BOUCLIER ANTIMISSILE
Il y a une polémique entre les stratèges : développer un bouclier antimissile efficace se suivrait par un abandon de l’arme offensive atomique, un bouclier défensif à efficace à 100,00 % rendant inutile la menace de rétorsion dissuasive nucléaire.
Or il est rigoureusement impossible de certifier un bouclier défensif efficace à 100,00 %, à la fois contre les missiles existants, contre leur nombre estimé, mais aussi et surtout contre les armes offensives du futur. Il est donc illusoire de croire que le bouclier pourrait rendre définitivement caduque l’épée …
Par contre, nos politiques et nos militaires ont besoin de disposer de toute une gamme d’armes et de boucliers conventionnels et non conventionnels (nucléaire, antimissile), afin d’opposer une réponse graduée aux menaces et aux attaques. Une mission réaliste à moyen terme pour un bouclier antimissile serait de détruire une attaque de missiles de faible ampleur, émanent d’un état aux forces inférieures aux nôtres. Une telle interception, d’une part protégeait nos forces et notre population de sévères destructions, mais d’autre part nous évitait une vitrification nucléaire du territoire adverse, avec les conséquences humaines que l’on anticipe. Le développement d’un tel bouclier antimissile aurait valu le coup, c'est-à-dire l’argent nécessaire pour s’en doter.
Enfin, ne pas oublier que dans le contexte de terrorisme international ambiant, les armes des terroristes montent en puissance, que les terroristes n’ont pas d’Etat désigné, et se cachent au sein des populations. Dès lors, les seules armes offensives (atomiques ou conventionnelles), ne sont pas dissuasives face à cette menace.
Je milite donc pour le développement d’un bouclier antimissile, en partenariat avec nos alliés pour des questions d’économie de moyens, et de mission identique, bouclier auquel on fixera un objectif raisonnable, pragmatique, réaliste, de combattre les capacités de missile dont se dotent les puissances régionales (du type de l’Iran). Un tel bouclier antimissile ne rend en aucun cas l’effort atomique caduc.
Pour un danois, le français
Pour un danois, le français d'Anders Fogh Rasmussen est vraiment impressionnant ! Il est extraordinaire qu'il ait donné cet interview en français, alors que ses compatriotes se contentent trop souvent de l'anglais.
Denis Dornoy,
... qui habite à Copenhague au Danemark
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