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Dernière modification : 19/11/2010 

- Facebook - Internet - Justice - Licenciements


Les prud'hommes valident le licenciement de trois salariés qui ont critiqué leur société sur Facebook

C'est une première en France : le conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt vient de donner raison à un employeur qui avait licencié trois de ses salariés ayant critiqué son entreprise sur Facebook.

Par FRANCE 24 (vidéo)
Sébastian SEIBT (texte)
 

Le conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt a estimé, ce vendredi, qu’un employeur pouvait désormais licencier ses salariés si ceux-ci s’étaient permis de critiquer son entreprise sur Facebook. Celui-ci n'est pas allé dans le sens des plaignants, pour qui il s’agissait de simples discussions privées.

"Désormais, tous les salariés qui ont l'outrecuidance d'utiliser Facebook pour s'exprimer devront se méfier", a déploré Me Grégory Saint-Michel, l’avocat de deux des trois salariés remerciés, à l’issue du verdict. Il a en outre souligné qu’il s’agissait d'une première en France qui ouvrait grand la porte à la délation dans les entreprises.

Au mois de décembre 2008, l’un des salariés avait écrit sur son profil Facebook appartenir à "un club de néfastes", dans une allusion à Alten, une entreprise française spécialisée en ingénierie pour laquelle il travaillait. Deux de ses collègues lui avaient alors répondu "Bienvenue au club". Un quatrième, également employé d'Alten, s’en était aperçu et avait averti la direction. Conséquence : les trois personnes ont été licenciées pour faute grave.

"Appel à la rébellion"

Deux d’entre eux saisissent alors le conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt pour licenciement abusif. L’entreprise y défend sa décision, estimant que leurs remarques pouvaient être interprétées comme "un appel à la rébellion". Dans un premier temps, en mai dernier, la juridiction n’avait pas réussi à trancher et avait repoussé sa décision finale à ce vendredi. Cette fois-ci, les prud’hommes ont estimé qu'"avec l'accessibilité donnée [sur Facebook] aux amis des amis, la sphère privée [était] devenue publique".

"C’est une décision déplorable", regrette pour sa part un délégué syndical d’Alten, qui précise que, à aucun moment sur Facebook, le nom d’Alten ou du supérieur des salariés n’a été évoqué. "Toute cette histoire est, en fait, indissociable de la situation d'un service dans lequel régnait, à l’époque, une mauvaise ambiance et une remise en question du management", juge-t-il.

Ailleurs dans le monde

La France n’est pas le seul pays où des propos sur Facebook ont eu des conséquences fâcheuses pour la carrière de salariés. En fait, les cas commencent à se multiplier à travers le monde. Certains sont même devenus emblématiques :

Crédit : Flickr/laverrue

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(15) Réactions

écoeurant

Il faut être très prudent, nous sommes fliqués de partout et la délation devrait être punie.

les licenciements dans les entreprises

Les travailleurs doivent comprendre que:Facebook n'est pas un logiciel pour crittiquer les autres,ni pour devoiler les secrets des entreprises.Un responsable c'est celui qui anlyse ses propos avant de réagir. Donc, chacun doit prendre des mésures sur facebook ce genre des situations.

licenciment

si les salariés d'une société, d'une entreprise, ont quelque chose à dire, ils doivent avoir le courage de formuler leur mécontentememt à leur chef ou directement au patron

critiquer son patron sur fecebook

Là est toute la question de savoir si la critique est faite en "privé" et non en "public". Et je pense qu'il serait difficile de nier que facebook est privé !
Je suis pensionnée actuellement et ai commencé à trvailler très jeune. La moindre critique qui serait venue aux oreilles de mes patrons, m'aurait valu un licenciement illico pour faute grave, donc sans même de C4. Facebook n'existait pas encore bien sûr mais il va de soi que sachant cela, je me serais abstenue de tout propos litigieux vis-à-vis de mes patrons. Simple question de bon sens !

ineptie ,absurde

où allons nous s'il n'est plus possible de dire ce qui ne va pas ,se plaindre de son supérieur ,au fait c'est un de leurs collégue qui a signalé à la direction .Délation .La porte est ouverte à tout .La chasse aux sorciéres est ouverte via facebook

Prud'hommes moins prudent

Meme si toute verite n'est pas bonne a dire, tout chef est susceptible d'etre critique n'importe ou, sauf a haute voix sur le ieu du travail.
Ce doit donc etre des "big" verites qui ont ete dites sur Facebook.
Le facebook dans le cas echeant est comme un lieu public, comme dans un snack bar,ect...

Opinions

C est pourquoi la démocratie est un leurre. Il ne faut pas critiquer ni dénoncer publiquement sinon vous mettez votre vie en danger. Une personne qui critique la police tout le temps ne pourra plus demander l aide de la police en cas de besoin.
Philippe

licenciement

Il est normal qu'ils aient été licenciés , après qu' ils aient diffusé publiquement sur le site leurs critiques ,voire dénigrements de leur employeurs .C' est une faute grave ,fort justement retenue à leur encontre par le tribunal des prud'hommes.( De toute façon il vaut toujours mieux parler entre quatres yeux avec l' employeur si l' on à des reproches ou des critiques à lui faire )

Des mômes

Que des mômes dans cette entreprise et ce conseil de Prud'hommes ...

Des mômes

Que des mômes dans cette entreprise ...

 
 
 
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