Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

Economie

Une internaute chinoise condamnée à un an de rééducation pour un simple "retweet"

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 19/11/2010

Une Chinoise de 46 ans a été envoyée pour un an en centre de rééducation pour avoir repris sur Twitter le message de son fiancé qui dénonçait la querelle commerciale entre Pékin et Tokyo. Une condamnation qui scandalise la blogosphère.

En Chine, un "retweet" peut vous mener à la case prison. Le 17 octobre, Cheng Jianping a repris sur son compte Twitter un gazouillis de son fiancé tournant en dérision le conflit commercial entre Pékin et Tokyo. Les autorités chinoises n’ont pas du tout apprécié : cette Chinoise de 46 ans a été condamnée, jeudi, à une peine d'un an de rééducation par le travail qu'elle effectuera soit dans une mine, soit dans une ferme surveillée. Une décision administrative qui ne nécessite aucun procès.

Selon l’ONG de défense des droits de l’Homme Amnesty International, c’est à ce jour la plus lourde peine prononcée pour un simple "retweet". L’erreur de Cheng Jianping aurait été de rajouter, au passage, un petit commentaire ironique. Son fiancé n’a, quant à lui, pas été inquiété pour le message original.

L’affaire a créé un certain trouble au sein de la communauté des utilisateurs du réseau de microblogging. Jeudi, le patron de Twitter, l'Américain David Costello, a tenu à réagir... via un "tweet". "Cher gouvernement chinois, une condamnation à un an d’emprisonnement pour une remarque sarcastique ne constitue pas un 'bond en avant' pour votre grand peuple", a-t-il écrit. À la suite de cette prise de position, le sort de Cheng Jianping est devenu le sujet numéro une des discussions sur Twitter.

Disproportionné

Reste que certains se demandent si ce simple "retweet" est la vraie raison de l’arrestation de Cheng Jianping. Cette dernière, qui officie sur le Net sous le pseudo de wangyi09, a en effet participé à des "cyberactions" en faveur des droits de l’Homme. Elle a notamment défendu le lauréat du dernier prix Nobel de la paix, Liu Xiaobo. "Ces dernières années, elle a souvent apporté son soutien à des dissidents", remarque Sam Zarifi, directeur de la division Asie-Pacifique d’Amnesty International. Selon l’organisation, ses participations ponctuelles sont toutefois loin d’en avoir fait une figure de la cyberdissidence chinoise.

Si la peine apparaît cette fois-ci aux yeux de la presse internationale comme particulièrement disproportionnée, ce n’est pas la première fois qu’un utilisateur de Twitter a maille à partir avec la justice de son pays. Au Venezuela, deux hommes risquent ainsi une condamnation à 11 ans de prison pour avoir critiqué le système bancaire du pays. Au Guatemala, une autre personne a été arrêtée en mai 2009 pour avoir dénoncé la supposée corruption du système financier.

Première publication : 19/11/2010

  • INTERNET

    24 heures chrono sur Twitter avec la police de Manchester

    En savoir plus

  • MÉDIAS

    Une star de CNN perd son poste pour un tweet sur le Hezbollah

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)