Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

10 ans de prison requis contre Simone Gbagbo en Côte d'Ivoire

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Fessée: une tradition française?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le président tchadien promet d'anéantir le chef de Boko Haram et savoir où il se trouve

En savoir plus

DÉBAT

Interdiction de la fessée ? La France se prend une claque par le conseil de l'Europe

En savoir plus

DÉBAT

Nucléaire iranien : accord en vue ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"L'abri" : plongée dans un centre d'hébergement pour SDF

En savoir plus

FOCUS

À Toulon, la communauté musulmane tente de lutter contre "l'islamalgame"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Irak : les enfants soldats de l'EI

En savoir plus

DÉBAT

Virus Ebola : un an après le début de l'épidémie, quel bilan tirer ?

En savoir plus

Economie

La crise irlandaise menace-t-elle l'euro ?

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 19/11/2010

De hauts responsables européens, tels que le patron de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet, estiment que la zone euro traverse de graves troubles à cause de la crise irlandaise. L'euro peut-il en mourrir ?

Jean-Claude Trichet, le directeur de la Banque centrale européenne, a fait savoir jeudi que la crise actuelle, sans incriminer directement l’Irlande, faisait peser un grave danger sur la zone euro et sa monnaie.

Message bien reçu par les Irlandais qui se sont montrés vendredi plus enclins à accepter une éventuelle aide financière internationale. Une certaine solidarité européenne l’exigerait.

La situation de l’euro est-elle si grave ? Christophe Blot, économiste spécialiste de l’Europe au Centre de recherche de Sciences-Po, relativise les risques encourus.

FRANCE 24 : L’euro peut-il mourir ?

Christophe Blot : Parler de danger de mort pour l’euro est prématuré. La zone euro rencontre actuellement un certain nombre de problèmes, mais pas encore de nature à la faire exploser. Nous sommes dans la continuité de la crise grecque et, comme à l’époque, il y a un effet sur la monnaie mais son cours est plutôt en dent de scie qu’en chute libre. Pour que l’euro meurt, il faudrait non seulement une très forte dépréciation mais aussi une volonté politique de laisser tomber le projet "euro".

Pourquoi toutes ces gesticulations alarmistes alors ?

En pointant du doigt les dangers qui pèsent sur l’euro, les autorités appellent surtout à une réaction politique. Car le vrai problème réside dans la gouvernance européenne. Il faut une réaction rapide et concertée. Et surtout faire attention au plan de rigueur, qui devrait être demandé à l’Irlande en contrapartie de l’aide, afin qu'il ne plombe pas trop fortement sa reprise économique. Sinon, il va y avoir une croissance globale européenne très faible. En outre, certains pays ayant une situation économique plus stable, comme l’Allemagne, finiront par se demander si l’euro n’est pas un frein pour eux.

Que faudrait-il pour que l’euro soit vraiment en danger alors ?

Le pire scénario serait que l’Irlande finalement refuse l’aide européenne et décide de sortir de la zone euro. Les marchés pourraient alors l'interpréter comme un signal de faiblesse et estimer que d’autres pays sont également en danger comme le Portugal et l’Espagne. Et si par la suite il y a un effet domino et que ces États décident aussi de sortir de la zone, là on pourra vraiment se poser la question de la survie de la monnaie européenne.

Qu’est-ce qui protège la monnaie européenne ?

Les pays refuges comme l’Allemagne ou même la France. Lorsqu’un État comme l’Irlande fait face à des problèmes, les marchés se replient sur les valeurs sûres, ce qui permet de maintenir le cours de l’euro ou du moins d’éviter qu’il ne chute trop.

Première publication : 19/11/2010

  • ZONE EURO

    L'Irlande négocie son avenir financier avec Bruxelles et le FMI

    En savoir plus

  • ROYAUME-UNI

    La presse s'insurge contre la possibilité d'un soutien britannique à l'Irlande

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    L'Irlande refuse d'être assimilée à la Grèce

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)