Dernière modification : 22/11/2010 

- Affaire Karachi - France - Médias - Pakistan - Politique française


Nicolas Sarkozy cité dans des documents compromettants, selon Mediapart

Le nom de l'actuel président français apparaît dans des documents d'enquête publiés par le site Mediapart. Interrogé par "Libération", un témoin-clé nie toutefois tout lien entre les rétrocommissions et l'attentat de Karachi en 2002.

Par Cyrielle ABEHSERA (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Pas de répit pour l’Élysée et les protagonistes du "Karachigate". Alors que l’enquête a connu un coup d’accélérateur la semaine dernière, deux médias ont publié, dimanche soir et lundi matin, de nouveaux éléments précisant les ressorts d’une affaire qui embarrasse le pouvoir. 

La première charge vient de Mediapart. Le site Internet d'informations publie des

François Fillon refuse une perquisition à la DGSE

Le Premier ministre François Fillon a refusé au juge Renaud van Ruymbeke l'autorisation de perquisitionner les locaux de la DGSE à Paris.

"La déclassification temporaire de tout ou partie des locaux de la DGSE (...) ne peut recueillir mon accord", écrit M. Fillon, dans sa réponse datée de vendredi, "compte-tenu en particulier de l'avis défavorable émis ce jour par le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale" (CCSDN), selon une source proche du dossier.

La perquisition avait pour objectif de saisir "tout document relatif à l'enquête" sur l’affaire Karachi, comme le contenu des écoutes téléphoniques réalisées en 1995 sur des membres du cabinet de François Léotard lorsqu il était ministre de la Défense de 1993 à 1995, selon la même source.

Cette perquisition était prévue pour mercredi.


 

documents "impliquant directement le chef de l'État français dans ce dossier de corruption et de vente d'armes". Si l'existence des documents était connue depuis l'été, c’est la première fois que ces derniers sont publiés et font apparaître le nom de Nicolas Sarkozy, qui était, au moment des faits, ministre du Budget et porte-parole de la campagne d'Édouard Balladur, alors candidat à la présidentielle de 1995. 

Une société-écran adoubée par Nicolas Sarkozy 

Mediapart a mis la main sur une chronologie qui retrace l’histoire de Heine. Cette société financière opaque a été créée au Luxembourg en 1994 par la Direction des constructions navales (DCN) - l’antenne du ministère de la Défense chargée de négocier des contrats d’armement naval, aujourd’hui rebaptisée DCNS - pour permettre le versement de commissions dans le cadre de divers dossiers de ventes d’armes par la France à des pays étrangers. 

D’après Mediapart, 33 millions d’euros ont transité par la société Heine, notamment au cours de la vente de trois sous-marins au Pakistan, dans le cadre du contrat Agosta. Une partie de la somme aurait servi à financer la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995, par un système illégal de rétrocommissions. Dans cette chronologie découverte par la police française au siège de la DCN, Nicolas Sarkozy apparaît avoir personnellement validé la création de cette société-écran (voir le premier document Mediapart reproduit dans notre diaporama). 

Plus compromettant pour le président français, un rapport établi par la police luxembourgeoise, qui enquête sur les activités de la société Heine, évoque explicitement le nom de Nicolas Sarkozy. C’est la première fois qu’un document citant directement l'actuel locataire de l'Élysée est publié : "En 1995, des références font croire à une forme de rétrocommission pour payer des campagnes politiques en France. Nous soulignons qu’Édouard Balladur était candidat à l’élection présidentielle en 1995 […] et était soutenu […] par Nicolas Sarkozy" (voir le second document Mediapart reproduit dans notre diaporama).

Extrait d'une chronologie concernant la société-écran Heine, découverte par la police dans les locaux de la Direction des Constructions Navales et publiée par Mediapart.
Extrait d'un rapport de la police luxembourgoise consacré à la société Heine et publié par Mediapart.

    "Il n’y a pas de lien" entre les commissions et l’attentat 

    Commissions et rétrocommissions sont au cœur de l’affaire Karachi et touchent directement l’Élysée. Ces dernières pourraient, si leur existence est établie, montrer qu’Édouard Balladur a illégalement financé sa course à la présidence 1995, alors orchestrée par Nicolas Sarkozy. 

    Plus grave encore, les commissions versées pourraient aussi être à l’origine de l’attentat de Karachi le 8 mai 2002, au cours duquel 11 Français, des salariés de la DCN, avaient été tués. La thèse est simple : élu à la tête de l'État français en 1995, Jacques Chirac aurait demandé de cesser les versements à des intermédiaires pour le contrat Agosta, entraînant la vengeance, plusieurs années plus tard, de ces intermédiaires aidés par les services secrets pakistanais (ISI). 

    L’existence de rétrocommissions, qui reste un point sombre de l’affaire Karachi, fait encore moins de doute depuis les déclarations, la semaine dernière, de l'ancien ministre de la Défense Charles Millon, et de l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin : l’un parle "d’intime conviction", l’autre de "très forts soupçons" quant à l’existence de ces versements illégaux. 

    Pourtant, d’après un article publié lundi matin dans "Libération", l’arrêt du versement de ces rétrocommissions ne serait pas à l’origine de l’attentat de Karachi. C’est un ancien cadre supérieur de l’armement, Michel Mazens, qui l’affirme au quotidien. "L'attentat s'est déroulé longtemps après cet épisode. À mon sens, il n'y a pas de lien entre les deux. Je n'ai jamais reçu la moindre information qui m'aurais permis de le penser", déclare ce témoin-clé au journaliste Guillaume Dasquié

    L’audition d’Alain Juppé - l’actuel ministre de la Défense était à l’époque Premier ministre, de 1995 à 1997 - demandée par les familles des victimes de l’attentat de Karachi, pourrait permettre d’y voir plus clair.

    Commentaires (8)

    Karachi et tous sujets contre Mr Sarkozy

    vous publiez que ce qui va dans votre sens
    je vous répète : vous êtes un provocateur qui fait mal à la France

    si sarkozy a les mains sales, faudra pas les lui couper

    le monde est habitue a voir l'un ou l'autre politicien francais empetre dans une sale histoire de gros sous acquis le plus illegalement du monde; cela vient et cela passe; charles pasqua est le dernier a se faire parader devant le public: on connait la chronique, point n'est besoin de la repeter ici; rappelons seulement que sarkozy et pasqua ont eu longtemps a se coudoyer au sein du gouvernement francais, au titre de ministres francais sans reproche; cela n'etonne pas aujourd'hui d'ouir que sarkozy a eu a se salir les mains, lui aussi; c'est une tradition bien assise au sommet de l'etat francais, non? francois mitterrand a percu des retrocommissions sur le gros sou de la cooperation destine au GABON, au RWANDA....; chirac a illegalement accumule des millions du contribuable francais au titre de paiement d'employes fantomes..., pasqua; s'il s'avere que sarkozy a les mains sales a son tour, faut pas les lui couper: il est encore president de la republique; faut sauver encore ce qu'il y a a sauver de l'honneur de cette triste et chancellante republique.

    ntarugera deo koya

    Commissions et rétrocommissions, même infamie.

    Pour moi, si il n'y avait pas de commissions légalisés, il n'y aurait pas de rétrocommissions, point barre.

    C'est fou quand meme avec

    C'est fou quand meme avec tous ces millions, milliards qui vont et qui viennent, detournement en tous genre . . . des coyotes affame ces politiciens et banquier nous braquent jour et nuit. vous ferait quoi avec tout vos milliards en banque quand le systemes financier mondial sera ecroule? et dans peu de temps . . .

    document

    montrer un document qui mentionne un deuxième document que vous ne montrez pas mais qui mentionnerais le nom de Nicolas Sarkozi
    c'est pas sérieux
    soyez plus efficace, le peuple a besoin de votre compétence

    KARACHI

    De toutes manières les hommes politiques ont de gros trous de mémoires enfin pour ce qu'ils veulent bien oubliés où se rappelez lorsque cela les arrangent.Mais dans tout cela être gouverné par de tels(elle) clowns, merci beaucoup.

    sarkokarachi

    les intimes convictions des uns et des autres evoluent regulierement, comme des rouleaux compresseurs,,,,,,,,,,et surtout la memoire des uns et des autres sera la cle des mois qui viennent.
    confiance........la confiance.........
    mensonges, les mensonges................
    tout ça est un boom rang de juste retour.

    j'adore avoir ma memoire toujours juste,prete,efficace........

    Le bal des faux culs

    Le bal des faux culs! c'est encore le citoyen lambda, le peuple d'en bas qui se verra roulé dans la farine! Trop c'est trop

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