Dernière modification : 22/11/2010 

- Affaire Karachi - France - Pakistan - Politique française


Un témoin-clé nie tout lien entre les rétrocommissions et l'attentat

Dans un entretien accordé au quotidien "Libération", l'ex-cadre de l'armement Michel Mazens confirme l'existence de rétrocommissions dans la vente de sous-marins au Pakistan en 1994. Sans pour autant faire le lien avec l'attentat de 2002.

Par France 2 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - L'ex-cadre supérieur de l'armement, Michel Mazens, témoin clé dans l'affaire de Karachi, admet l'arrêt des rétrocommissions mais sans "lien" avec l'attentat de 2002 dans une interview publiée par Libération lundi.

L'ancien président de la Société française d'exportation de systèmes avancés (Sofresa) estime qu'il y a eu une "exagération" et une "surinterprétation" de ses propos, selon Libération. "Sa mise au point diminue le bien-fondé d'une plainte visant Jacques Chirac, un peu vite accusé d'avoir, en stoppant les rétrocommissions, entraîné l'attentat sept ans plus tard", écrit aussi le quotidien.

"L'attentat s'est déroulé longtemps après cet épisode. A mon sens, il n'y a pas de lien entre les deux. Je n'ai jamais reçu la moindre information qui m'aurait permis de le penser" a déclaré M. Mazens au cours de l'interview.

Le site internet d'information Mediapart a affirmé vendredi que l'ancien PDG de la Sofresa, Michel Mazens, a expliqué jeudi au juge Van Ruymbeke qu'il avait été chargé en 1995 d'interrompre le versement de commissions sur le contrat Sawari II de vente de frégates à l'Arabie saoudite.

C'est quand M. Mazens a averti Dominique Castellan, ex-président de DCNI - la branche internationale et export de la DCN - que les commissions promises en marge d'un contrat de vente de sous-marins au Pakistan en 1994 ne seraient pas versées, que ce dernier lui aurait fait part des risques encourus par le personnel de DCN.

"Un soir je suis ainsi allé voir M. Castellan dans son bureau pour lui faire part de la directive de M. de Villepin. Il a réagi en disant que pour lui c'était compliqué car c'était faire courir des risques au personnel", a ajouté le responsable sans que le magistrat lui demande de préciser ces "risques".

"J'ai senti Dominique Castellan soucieux, mais pas au point de craindre un acte criminel, ça ne se situait pas sur ce plan-là", a dit Michel Mazans à Libération.

Le 8 mai 2002, 11 salariés de la DCN figuraient parmi les 15 victimes de l'attentat.

 

Commentaires (4)

Re: Commissions et rétrocommissions

Amalgame courant entre commissions et rétrocommissions? Ajoutons que selon libération, ces mêmes commissions ne se seraient arrêtées, pour le flux de la SOFMA du moins, qu'en 2001.... Car sinon (si le lien est avéré, pour le moment, la présomption d'innocence est la règle) pourquoi avoir attentu jusqu'en 2002 pour perpétrer cet attentat???
http://www.citylop.com/attentats-de-karachi-une-affaire-d-etat/

Un témoin-clé nie tout lien entre les rétrocommissions et l'atte

''Un soir je suis ainsi allé voir M. Castellan dans son bureau pour lui faire part de la directive de M. de Villepin''
phrase citée de votre article et dont,si j'ai bien compris, l'auteur serait Monsieur Mazens, le truculent de Villepin devrait, sinon être mis en examen, du moins, être entendu comme témoin.
Il est trop facile, à ce dernier, de se jeter sur n'importe quel os pour régler des comptes personnels avec l'actuel président. Il devrait,ce donneur de leçon, apprendre à de battre au fleuret même moucheté au lieu de se retrancher, en sauveur qu'il se prétend, derrière une France que lui seul prétend connaître sans d'ailleurs jamais avoir sollicité un suffrage.
A ce compte là il peut revendiquer le monde entier.Il manque tout de même de modestie pour ne pas dire d'humilité, ce type !

Il faut rechercher les commanditaires des meurtres

Dans l’affaire de Karatchi, le juge en charge de l’enquête doit impérativement se concentrer sur les commanditaires et les auteurs des assassinats et non pas se contenter de se focaliser et donc encourager des campagnes anti Sarkozy. Cette méthode est à rapprocher de l’envers du décor lorsqu’il s’agissait de rechercher la responsabilité des commanditaires du dynamitage du bateau de Greenpeace (organisation écologiste et pacifiste dont la mission est de mener des campagnes internationales en faveur de l’environnement). En effet, le 10 juillet 1985, dans le port d’Auckland (Nouvelle-Zélande) le bateau de l’association a été coulé sur ordre du gouvernement français de l’époque, alors qu’il s’apprêtait à faire route pour Mururoa pour manifester contre les essais nucléaires de la France dans le pacifique. Cette affaire, impliquant des agents français, avait terni l’image de la France dans cette région du monde. François Mitterrand lui-même avait fait appel à la DGSE pour parer cette menace. Probablement à la demande explicite du ministre de la Défense, Charles Hernu, l’amiral Pierre Lacoste, chef des services secrets français, lance l’opération Satanic dans l’urgence (Sources : Affaire du Rainbow Warrior). Mais curieusement aucune suite n’a été engagée contre les commanditaires de cet acte constituant un homicide involontaire. Il y a donc deux poids et deux mesures pur la justice française. Il faut donc (1) aller jusqu’au bout du dossier de karatchi, aussi bien en France qu’au Pakistan (2) Il faut rouvrir le dossier du Rainbow Warrior et permettre l’accès aux archives de l’armée. Il n’y a aucune raison de ne considérer comme coupables que les exécutants.

Commissions et rétrocommissions

Il s'agit de l'arrêt de commissions, pas de rétrocommissions! Comment voulez-vous arrêter des rétrocommissions dont on ignore encore aujourd'hui si elles ont existé! Je ne sais pas si ce "sophisme" est volontaire ou non mais il me parait juste d'émettre une réserve quant au titre de Libération.

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