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FRANCE

Face à la crise, François Fillon vante les mérites de la réforme

Vidéo par Pauline GODART

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/11/2010

Dans son discours de politique générale prononcé devant les députés, ce mercredi, le Premier ministre François Fillon a "assumé" le bilan de son gouvernement depuis sa prise de fonction en 2007 et assuré que "l'élan de la réforme était intact".

François Fillon prône la continuité des réformes. Devant les députés réunis à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a détaillé la feuille de route de son gouvernement jusqu’en 2012, à l'occasion de son discours de politique générale. Celui-ci a notamment déclaré "assumer" son bilan, avant d’assurer que son nouveau gouvernement avait l'obligation de continuer à réformer la France, parce que "la crise n'est pas finie".

"Il n'y aura pas de hausse d'impôts"

"Elle continue de muter. L'Europe est menacée de stagnation. La crise du surendettement n'est pas encore jugulée", a-t-il lancé.

Malgré cet avertissement, François Fillon s’est voulu rassurant quant à l’avenir économique du pays. "La bataille de la croissance est commencée. Je dis aux Français que la reprise est amorcée. Notre taux de croissance en 2010 sera supérieur à 1,5 % et la cible de 2 % en 2011 est clairement à notre portée", a-t-il ajouté, confirmant les hypothèses gouvernementales déjà connues.

Pour atteindre cet objectif, le Premier ministre a précisé qu’il n’y aurait "plus de dépenses publiques supplémentaires pour relancer la croissance", ni "de hausses d'impôts". Il a, en revanche, confirmé que sur sa feuille de route figurait la création d’un nouvel impôt sur le patrimoine qui doit se substituer à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), comme l’avait annoncé le président Nicolas Sarkozy dans son intervention télévisée du 16 novembre dernier.

"Notre première priorité, c'est la croissance au service de l'emploi"
Toujours en matière de fiscalité, le Premier ministre a laissé entendre que le gouvernement était prêt à revoir le bouclier fiscal, véritable symbole du quinquennat Sarkzoy. "Avec le bouclier fiscal, nous avons cherché à limiter les effets d'une fiscalité inadaptée mais, il faut le dire, sans traiter le mal à la racine", a-t-il expliqué. Ces pistes pour réformer la fiscalité seront dévoilées "avant l'été 2011".

La maîtrise de la dépense publique inscrite "dans la Constitution" ?


Alors que la France pourrait figurer sur la liste des prochains pays de la zone euro connaissant une crise liée à l’endettement publique, François Fillon s’est montré fidèle à son image de "père la rigueur". Il a ainsi souhaité "inscrire dans notre Constitution des principes garantissant la maîtrise des finances publiques".

Dans sa quête d’assainissement, François Fillon souhaite notamment réguler les dépenses de santé publique. Le Premier ministre a ainsi précisé que la concertation nationale sur la dépendance, le chantier le plus important de la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, serait élargie à toute la protection sociale.


Après la réforme des retraites, cette concertation devra "examiner les voies et les moyens de réguler les dépenses de santé, de fixer la part des régimes obligatoires et complémentaires et de diversifier les modes de financement", a-t-il ajouté avant de vanter, une nouvelle fois, en guise de conclusion, la nécessité de poursuivre les réformes, sous les applaudissements des députés de droite.

Première publication : 24/11/2010

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