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Le TGV branche sa "box" multimédia sur les rails
La TGVBox, un portail de services multimédia disponible à bord d’un train à grande vitesse, a été testé pour la première fois lors d’un trajet avec passagers. Il sera dans un premier temps réservé aux trajets du TGV-Est.
À chacun sa box. Sauf que celle du TGV n’est pas du tout une boîte multimédia comme celles des opérateurs tels que Free, SFR ou Numericable. Le train à grande vitesse français inaugure, le 1er décembre, un portail multimédia baptisé TGVBox, qui apporte plusieurs services multimédia aux passagers, dont une connexion Internet par wi-fi disponible sur tout le trajet du train à plus de 300 km/h. Un premier test grandeur nature a été effectué ce vendredi entre Paris et Nancy.
"Une offre multimedia aussi complète est unique en Europe", assure Béatrice Chavanel, responsable du projet Internet au TGV. Tellement unique que, pour l’instant, elle ne sera déployée que sur le tronçon est du réseau, c’est-à-dire sur la ligne qui relie Paris à Munich. "Nous nous donnons un an pour voir si les passagers sont intéressés et si c’est rentable, avant de voir si on poursuit le projet et dans quelles conditions", poursuit-elle.
Jusqu’à présent, d’autres compagnies en Europe, dont Thalys en France, proposent déjà un accès wi-fi dans leurs trains. Mais le TGV pousse le bouchon numérique beaucoup plus loin. Outre l’accès à Internet, la TGVBox offre également une dizaine de films, des documentaires, des cours de cuisine, de langue et des jeux pour les enfants.
C’est trop beau pour être gratuit ? Effectivement. L’accès au web coûte 4,99 euros de l’heure, ou 9,99 euros pour tout le trajet. Les jeux, films ou documentaires sont également payants. Seules les actualités (dont France 24 et RFI) peuvent être consultées gratuitement.
Autre limite : tout le monde ne pourra pas avoir accès simultanément aux services. Seuls 10% des voyageurs d’une rame peuvent se connecter en même temps. La TGV ne veut pas surcharger les serveurs. "Mais selon le succès, nous pourrons monter en charge", conclut Béatrice Chavanel.





























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