Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Israël-Gaza : l'application mobile Yo a peut-être enfin trouvé son utilité

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 1)

En savoir plus

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

#ActuElles

Suède : un modèle de parité ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - USA : la guerre économique est-elle déclarée ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

UMP et PS sous tension

En savoir plus

TECH 24

Giroptic : la start-up lilloise star de Kickstarter déjà GoPro killer ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence sociale : le gouvernement mise sur l'apprentissage

En savoir plus

  • Netanyahou déterminé à "frapper les terroristes" à Gaza

    En savoir plus

  • Les Brésiliens, supporters malgré eux, de leurs bourreaux allemands

    En savoir plus

  • Défilé du 14-Juillet : la présence de soldats algériens fait polémique à Alger

    En savoir plus

  • "Fais tes prières, je vais te tuer" : Amnesty dénonce la torture dans l'est ukrainien

    En savoir plus

  • Gaza : seule une solution politique peut garantir la sécurité d’Israël

    En savoir plus

  • Cynk, l’entreprise fantôme qui valait quatre milliards

    En savoir plus

  • Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

    En savoir plus

  • Vidéo : le sélectionneur du Niger Gernot Rohr livre sa vision du Mondial

    En savoir plus

  • Tuerie de Bruxelles : Nemmouche accepte d'être extradé vers la Belgique

    En savoir plus

  • Les forces kurdes revendiquent la prise de deux champs pétroliers

    En savoir plus

  • Le FC Barcelone casse sa tirelire pour s’offrir le controversé Luis Suarez

    En savoir plus

  • À Kaboul, Kerry plaide pour un audit des résultats de la présidentielle

    En savoir plus

  • Vidéo : à Gaza, entre pénuries et guerre psychologique

    En savoir plus

  • La fillette américaine, "guérie" du sida, est toujours séropositive

    En savoir plus

  • En images : une station service israélienne touchée par une roquette

    En savoir plus

EUROPE

Le gouvernement Zapatero sanctionné aux élections catalanes

©

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/11/2010

Les Catalans ont sanctionné la politique d'austérité de José Luis Zapatero en donnant victoire aux nationalistes lors des élections régionales.

AFP - Les Catalans ont chassé du pouvoir les socialistes dimanche lors des élections régionales, une vote qui sanctionne lourdement le gouvernement Zapatero pour sa politique d'austérité très impopulaire menée contre la crise.

La Catalogne (nord-est de l'Espagne), traditionnelle locomotive économique du pays dirigée depuis 2003 par une coalition de gauche, a donné une large victoire aux nationalistes, selon un sondage effectué à la sortie des bureaux de vote par la chaîne catalane TV3.

"Débâcle" pour les socialistes catalans, titrait le quotidien El Mundo sur son site internet. "Le pire résultat de leur histoire", soulignait le journal La Vanguardia.

La puissante coalition nationaliste Convergencia i Unio (CiU) obtient entre 63 et 66 sièges sur les 135 du Parlement régional, contre 24 à 27 sièges au Parti socialiste catalan, émanation du PSOE du chef du gouvernement espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero.

Cette victoire signe la fin de sept années de gestion de la gauche et le retour en force de la CiU, battue en 2003 après 23 ans de pouvoir, au moment où la Catalogne et son économie en recul accusent les conséquences de la crise.

La participation atteint 61,4%, selon TV3.

Alors que le gouvernement Zapatero tente sans succès de convaincre qu'il peut redresser l'économie et écarter le risque de contagion de la crise irlandaise, les électeurs lui ont infligé une sanction de mauvais augure avant les échéances régionales et municipales de 2011, et les législatives de 2012.

Le gouvernement socialiste avait annoncé au printemps des mesures de lutte contre la crise qui s'est abattue depuis 2008 sur l'Espagne, dont une réforme des retraites et du marché du travail.

Mais ces mesures ont eu pour effet de faire plonger sa popularité alors que la reprise se fait attendre, avec une croissance nulle et le taux de chômage le plus élevé de la zone euro, à presque 20%.

Longtemps première région économique d'Espagne avec ses sept millions d'habitants sur 47 millions, la Catalogne, avec un tissu industriel surtout composé de petites et moyennes entreprises, a payé particulièrement cher les retombées de la crise.

La gestion menée par l'alliance de trois partis de gauche a été mise en cause pour expliquer le recul de la Catalogne, passée en 2009, avec 18,68% du PIB national, derrière la région de Madrid (18,71%). La dette catalane a elle flambé pour atteindre 29,5 milliards d'euros fin juin 2010.

Les cinq millions d'électeurs catalans ont sanctionné les socialistes pour ces mauvais résultats.

"J'ai voté CiU pour la première fois de ma vie. Je vote pour le pays, à cause de la crise", confiait Carmen Darnaud, une retraitée de 80 ans.

Une récente enquête du Centre d'études d'opinion (CEO) montrait que le chômage est la première préoccupation pour 40% des Catalans. A 17,3%, le chômage en Catalogne reste en-dessous de la moyenne nationale, mais progresse dangereusement.

En situation de crise, "c'est en Catalogne que les effets se font le plus sentir", reconnaissait avant le vote le député socialiste Joan Ferran. "Mais quand l'économie reprendra, la Catalogne sera la première à récupérer", assurait-il.

Ce contexte a profité aux nationalistes, qui surfent sur une poussée indépendantiste depuis une décision rendue en juin par la justice espagnole écornant le statut d'autonomie élargie de la région.

Le Tribunal constitutionnel de Madrid avait alors invalidé ou limité la portée de certains aspects sensibles de ce statut, relatifs par exemple au terme de "nation" ou à la langue catalane.

Ce jugement, "pris comme une agression contre la souveraineté populaire", selon Joan Ferran, avait fait descendre dans les rues de Barcelone des centaines de milliers de manifestants.

Première publication : 28/11/2010

  • ESPAGNE

    Zapatero confronté à sa première grève générale contre la rigueur

    En savoir plus

  • CRISE ÉCONOMIQUE

    Après l'euphorie du Mondial, Zapatero se résigne à la rigueur

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    9 000 personnes manifestent pour l'indépendance de la Catalogne

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)