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Amériques Planète

La Nasa découvre une nouvelle forme de vie en Californie

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 03/12/2010

Des chercheurs ont déniché, cachée au fond d'un lac de Californie, une bactérie capable de se développer à partir de l'arsenic. Cette découverte redéfinit ce que la science considère comme les éléments de base nécessaires au développement de la vie.

La Nasa est donc bel et bien entrée en contact avec une nouvelle forme de vie… mais sur Terre. Une équipe de scientifiques menée par l'astrobiologiste de la Nasa Felisa Wolfe-Simon ont rencontré la bactérie GFAJ-1 dans le lac Mono en Californie.

Seul problème : celle-ci ne devrait pas exister. Pourtant, pendant une demi-heure, lors d'une conférence de presse jeudi, la Nasa a montré des photos de la bête et expliqué comment GFAJ-1 évoluait dans un environnement où, si l'on s'en tient aux acquis scientifiques actuels, aucun être vivant n'aurait pu exister. Cette bactérie utilise, pour se développer, de l'arsenic, un poison qui est portant considéré comme mortel. "Nous venons d'ajouter une nouvelle feuille à l'arbre de la vie", a résumé Felisa Wolfe-Simon.

Cette annonce était très attendue depuis le début de la semaine. La Nasa avait largement mis l'eau à la bouche des amateurs d'extra-terrestres et autres formes inconnues de vie. Elle avait, en effet, déclaré que sa découverte allait "influencer la recherche d'une forme de vie extra-terrestre". La rumeur d'un contact avec un petit homme vert n'avait pas tardé à envahir la Toile.

Sans phosphore tout n'est pas mort

En quoi exactement la bactérie GFAJ-1 est-elle unique ? Son ADN. Cette bactérie a remplacé le phosphore par un poison, l'arsenic, comme lien entre les différentes molécules qui constituent son patrimoine génétique. Jusqu'à présent, les scientifiques affirmaient que sans phosphore tout était mort. Pour l'homme, c'est un véritable "carburant" énergétique. Le professeur de l'Université d'Arizona James Elser a expliqué pendant la conférence de presse que cette découverte remettait en cause tous ses cours sur la vie.

Si la rencontre du troisième type n'est donc pas à l'ordre du jour, "peut-être que nous allons trouver E.T. maintenant car nous savons mieux où chercher et que chercher", a estimé Pamela Conrad, une autre astrobiologiste de la Nasa.

Cette découverte n'étend pas seulement le champ de recherche de planètes qui peuvent abriter la vie. Elle ouvre également de nouvelles perspectives dans d'autres domaines de la recherche scientifique. Ainsi, James Elser a souligné que dans certains cas de problème de croissance ou de malnutrition, on faisait appel à des régimes à base d'aliments riches en phosphore. Si la vie est possible sans cet élément, d'autres solutions sont peut-être possibles ?

L'intégralité des travaux de Felicia Wolfe-Simon sont publié dans la prochaine édition du magazine américain Nature.

Première publication : 02/12/2010

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