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L’ONU menace de plier bagage si "la volonté populaire" n'est pas respectée

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/12/2010

Face aux rumeurs croissantes de manipulation qui se répandent à quelques jours de la publication des résultats de la présidentielle, le chef de la Minustah prévient que l’organisation quittera le pays si "la volonté populaire n’[est] pas respectée".

L’ONU hausse le ton à l’approche de la publication des résultats des élections présidentielle et législatives, prévue le 7 décembre. Edmond Mulet, chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), a prévenu jeudi que "la communauté internationale se retirera [du pays] si la volonté populaire n’est pas respectée". Le cas échéant, Haïti "ne bénéficiera pas de soutien politique et de ressources étrangères pour sa reconstruction", a-t-il ajouté.

Moins d’une semaine après l’élection présidentielle, les rumeurs d’une éventuelle manipulation des résultats par le Conseil électoral provisoire (CEP) vont bon train, accentuant encore la tension dans le pays ravagé en janvier dernier par un violent tremblement de terre et en proie à une virulente épidémie de choléra depuis plusieurs semaines. Accusées de propager la bactérie, une douzaine de personnes sont mortes lynchées par la population, dans le sud-ouest du pays.

Les résultats des scrutins de dimanche seront publiés au plus tard le 7 décembre

"La Minustah n’est pas là pour soutenir un gouvernement illégitime, explique Michel Forst, rapporteur spécial des Nations unies sur Haïti, joint par France24.com. Son mandat est très clair : assister le gouvernement haïtien pour rétablir l’État de droit. Sans interlocuteur légitime, elle ne pourrait plus assurer sa mission."

"C’est une façon de faire pression sur le gouvernement et les institutions qui ont besoin de la Minustah", confirme Namie Di Razza, politologue et auteur de "L'ONU en Haïti depuis 2004. Ambitions et déconvenues des opérations de paix multidimensionnelles" (L’Harmattan, mai 2010). "Les propos d’Edmond Mulet sont un peu virulents car la situation pourrait s’avérer critique. En cas de déni du vote populaire, on court à la catastrophe", poursuit-elle.

Un retrait improbable

Un retrait de l’ONU reste toutefois très hypothétique. Selon Michel Forst, il ne s’agit, pour le moment, que d’un avertissement lancé au gouvernement et au CEP, mais aussi à la rue. Jeudi, 2000 à 3000 manifestants ont défilé dans les rues de Port-au-Prince, la capitale, à l’appel d’une dizaine de candidats à la présidence pour demander l’annulation du scrutin qu’ils estiment entaché de fraudes.

Le Conseil électoral, le gouvernement, l’ONU et les centaines d’observateurs internationaux présents le jour du vote ont assuré que le scrutin s’était déroulé de façon satisfaisante et que les quelques irrégularités constatées n’étaient pas de nature à perturber l’équité des élections.

"Si jamais l’ONU se retire, ce serait, à mon sens, un large échec, analyse encore Namie Di Razza. Ça veut dire que tout ce qui fonctionnait grâce à l’ONU - justice, police, maintien de l'ordre, sécurité, aide humanitaire, etc. - ne serait plus en mesure de fonctionner correctement". Des propos que relativisent cependant plusieurs associations humanitaires présentes en Haïti contactées par France24.com. Celles-ci estiment en effet qu’un tel scénario - improbable, selon elles - compliquerait leur travail sans pour autant le rendre impossible.

La Minustah avait été créée en 2004 pour assurer la sécurité dans le pays et accompagner sa transition démocratique. Après le séisme du 12 janvier 2010, sa mission a été élargie pour permettre aux casques bleus de mener des opérations de recherche et de sauvetage et d’assurer la sécurité et la coordination des opérations humanitaires.

 

Première publication : 03/12/2010

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